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Les effets de la contraction économique américaine sur l’Asie de l’Est

La rédaction

Depuis le krach de 1997-99 en Asie, la Corée du Sud, Taiwan, la Chine et même le géant industriel qu’est le Japon ont appliqué une politique d’exportations sans précédent vers le marché américain, ce qui semblait être la seule solution possible pour surmonter la « crise asiatique ». Plus que jamais, l’Asie a exporté vers les Etats-Unis des « technologies de l’information » et des biens de consommation.L’accroissement des exportations coréennes, japonaises et chinoises est maintenant en fort ralentissement. La déconfiture du marché de la « nouvelle économie » américaine affecte non seulement les exportations mais aussi le commerce interne à l’Asie ; en effet, les échanges entre Japon, Chine, Taiwan et Corée du Sud ont porté de plus en plus sur les « technologies de l’information », en vue d’une réexportation définitive vers les Etats-Unis.

Une menace dramatique pèse sur l’industrie sud-coréenne qui, en termes économiques réels, revêt une importance vitale pour la région et pour l’économie mondiale. En Corée du Sud, le fardeau de la dette des entreprises a atteint 164 % du PIB à la fin de l’année, bien que le plus gros des 58 milliards de dollars dus au FMI ait déjà été remboursé. A l’instar de Wall Street, la Bourse coréenne a plongé également : en 2000, le principal indice, le KOSPI, a perdu 50 % de sa valeur et le KOSDAQ, version séoulienne du NASDAQ, a chuté de 75 %. La monnaie se trouve à son plus bas niveau depuis vingt-six mois contre le dollar. Par ailleurs, des sociétés étrangères rachètent d’importantes industries coréennes, notamment dans la chimie, le papier, les pièces détachées automobiles et les produits pharmaceutiques. Ce sont en majeure partie des banques de Wall Street qui achètent les titres de la dette coréenne pour 40 à 60 % de leur valeur nominale.

La « crise asiatique » a contraint la Corée à accepter les « réformes structurelles » du FMI, ce qui s’est traduit ces trois dernières années par une réduction de la capacité de production et des emplois dans l’industrie. On enregistre presque chaque jour des faillites, des licenciements ou des « restructurations » dans l’industrie sud-coréenne, alors que la crise de la dette coréenne s’aggrave. Le secteur du bâtiment, qui emploie 6,6 millions de gens, soit 10 % de la force de travail, est particulièrement frappé par la crise, entraînant une forte augmentation du chômage. De plus, des parties vitales du filet de protection sociale, notamment le système de santé publique, sont au bord de la faillite.

Le gouvernement sud-coréen essaie toutefois de sauver au moins une partie des secteurs industriel et bancaire vitaux. Depuis 1998, on a renfloué le système bancaire et financier à hauteur de quelque 100 milliards de dollars. Le 2 janvier, la Société d’assurance des dépôts de l’Etat a fait savoir qu’elle avait injecté 3,2 milliards de dollars dans six banques en faillite et qu’elle compte verser trois milliards de dollars supplémentaires d’ici mars. Le lendemain, 300 millions de dollars ont été injectés dans Hyundai Electronics Industries, pour sauver du défaut de paiement le deuxième producteur de microprocesseurs du monde.

Au Japon, l’économie réelle demeure stagnante, malgré des exportations record au cours des deux dernières années et de nouveaux « programmes de relance », tandis que la dette atteint des dimensions astronomiques. La seule dette du secteur public japonais représente 150 % du PIB. Les pressions sont particulièrement fortes dans le secteur du bâtiment, qui emploie 10 % de la population active. Même le très discret gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, a lancé une mise en garde dans un discours prononcé le 21 décembre : « Il est nécessaire d’observer si un ralentissement de l’économie des Etats-Unis aura un effet négatif sur l’économie mondiale (...) Les exportations de produits info-tech devraient chuter. Nous devons voir ce que cette [baisse des exportations] signifie. »

La Chine est également affectée : l’investissement étranger a diminué de 2,3 % en 2000 par rapport à 1999. Sa dépendance par rapport à l’exportation d’équipements de télécommunications et électroniques devient dangereuse. En novembre, la croissance des exportations a considérablement ralenti.

Taiwan, premier fournisseur des Etats-Unis en produits de « technologie de l’information », connaît également une crise économique et financière de taille. Les mauvaises dettes ont enflé à cause de la chute de 44 % de la Bourse de Taipei et de l’effondrement des prix immobiliers. Au cours des trois derniers mois, le dollar taiwanais a chuté de 6 % par rapport au dollar américain.

Pour réduire leur dépendance par rapport aux exportations vers un marché américain en contraction, les nations asiatiques devraient urgemment renforcer la coopération et le commerce régionaux.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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