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Les grandes avancées démocratique de l’UE : Une baronne comme ministre des Affaires étrangères !

La rédaction

24 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « Si vous ne vous occupez pas de l’UE, vous l’aurez dans l’EU ! », pourrait très bien résumer l’issue du conclave démocratique à huis clos tenu le 19 novembre à Bruxelles pour désigner le premier Président de l’Europe et le Haut représentant pour les affaires étrangères et la sécurité européenne.
Le traité de Lisbonne (copie conforme de la Constitution européenne rejetée en 2005 par les français et les hollandais), qui donne aux peuples européens ce gouvernement commun, entre en vigueur le 1er décembre, après deux années de marchandages opaques entre dirigeants des 27.

Première nouvelle : la Grande-Bretagne occupe désormais la première place en matière de diplomatie et de sécurité de l’Union européenne. Si l’on ne peut que se réjouir de la défaite de Tony Blair au poste de président de l’UE, c’est l’un de ses lieutenants dans le Parti travailliste, Catherine Ashton, baronne Ashton d’Upholland, qui a été désignée « Haut représentant pour les Affaires étrangères ». La présidence sera assurée par le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, que l’on surnomme volontiers « l’horloger des compromis impossible », « l’anesthésiant local » ou « le président pour la déco », indiquant que l’Europe continuera à se faire sur des marchandages politiciens plutôt que sur des projets pour une vision d’avenir qui transformerait radicalement les conditions de vie des européens.

Si l’on n’a pas dit grand-chose sur Van Rompuy en Europe, les médias ont noté qu’il avait assisté le 14 novembre près de Bruxelles, à un dîner du Bilderberg, club select de l’aristocratie anglo-européenne présidé par le vicomte Etienne Davignon, l’un des parrains de tout le projet d’Union européenne. A cette occasion, selon le Financial Times, il a remis sur le tapis le vieux projet synarchiste d’accorder à l’UE le pouvoir de lever des impôts directs. Ce principe était au centre du Plan Hallstein présenté en 1965, que Charles de Gaulle a déjoué avec sa célèbre « politique de la chaise vide ». C’était une victoire pour l’Europe des patries et des projets portée par de Gaulle et Adenauer, contre le projet d’exécutif supranational promu par l’oligarchie européenne au sortie de la Deuxième Guerre mondiale.

Quant à la baronne Ashton, qui n’a aucune expérience diplomatique, Tony Blair l’a fait anoblir par la Reine en 1999. Nommée secrétaire d’Etat en 2001, elle devint membre du Conseil privé de Sa Majesté en 2006. A la tête de la Chambre des Lords, c’est elle qui a réussi à faire adopter le Traité de Lisbonne à cette instance pourtant très conservatrice. En octobre 2008, elle a succédé au tristement célèbre Peter Mandelson, Commissaire européen au Libre-échange (commerce).

Contrairement au Président de l’UE, dont les pouvoirs sont limités au Conseil européen, puisque José Manuel Barroso garde toutes ses prérogatives de président de la Commission, le poste de « haut représentant pour les Affaires étrangères » couvre le Conseil et la Commission. Ainsi la baronne Ashton succédera au chef actuel de la diplomatie, Javier Solana, et récupérera le portefeuille du commissaire aux Affaires étrangères, tout en occupant les fonctions de vice-présidente de la Commission européenne.

Il y a un an, le Professeur de droit constitutionnel et ancien ministre italien Giuseppe Guarino, détracteur connu du Traité de Lisbonne, a insisté sur l’importance de ce poste, justement parce qu’il contrôle aussi bien la politique sécuritaire que les affaires étrangères. La baronne Ashton sera à la tête du nouveau corps diplomatique supranational de l’UE, qui fera fonction de véritable gouvernement européen, selon le professeur italien. Baptisé « Service européen d’action extérieure » (SEAE), il disposera de 7000 collaborateurs et d’un budget de de 7 à 12 milliards d’euros (selon les sources), ce qui est supérieur aux budgets réunis du Quai d’Orsay, du Foreign office britannique et du Auswärtiges allemand.

Selon le Daily Telegraph, la première action de ce Service d’action consistera à demander à l’Assemblée générale des Nations unies que l’UE en soit reconnue comme membre sans droit de vote. Par ailleurs, reflétant les ambitions militaires grandissantes de l’Union européenne, il est question d’établir une nouvelle ambassade à Kaboul. L’UE cherchera aussi à se doter d’une « personnalité juridique » pleine et entière, pour que son nouveau service diplomatique soit reconnu à l’échelle internationale en tant que négociateur légitime.

Reste à savoir si les gouvernements européens rompront avec ce gouvernement supranational lorsque le troisième round de la crise financière plongera les Etats et les banques dans la faillite et l’ensemble de la population dans la misère. C’est en tous les cas ce que les citoyens résistants doivent chercher à provoquer pour qu’à la faveur des bouleversements qui s’annoncent, nous brisions les chaînes monétaristes qui nous enserrent.



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  • petite souris • 24/11/2009 - 22:58

    .........et qu’en dit notre "sémillant" Bernard Kouchner ?

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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