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Les hedge funds en difficulté

La rédaction

Entre la chute du prix des actions, les fluctuations extrêmes des prix de matières premières et la plus forte liquidation sur les marchés émergents depuis 1998, de nombreux hedge funds ont accusé des pertes énormes en mai et juin. Pendant deux mois consécutifs, les avoirs totaux des fonds de spéculation à l’échelle mondiale ont reculé en raison de pertes sur investissements, et ce, pour la première fois depuis des années. Pour certains fonds individuels, en particulier ceux actifs sur les Bourses japonaises, les pertes auraient été massives. Le carnage dans ce secteur a été reflété la semaine dernière dans les médias internationaux.

C’est ainsi que le Guardian du 26 juin consacrait son principal éditorial au danger d’effondrement financier systémique que posent les hedge funds. Après avoir rappelé que ceux-ci détiennent quelque 1500 milliards de dollars d’avoirs, pratiquement sans la moindre régulation, le quotidien de Londres écrit : « La taille de l’industrie pourrait déstabiliser les marchés financiers, soit parce qu’un choc déclencherait des faillites dans tout le système financier - les fonds de pension y investissent maintenant aussi et les banques partagent une bonne partie de leurs risques - soit parce que les stratégies similaires des hedge funds pourraient faire chavirer les marchés mondiaux au moment où tout le monde se rue sur la sortie. (...) La taille et la complexité de ce secteur font qu’il est pratiquement impossible d’y faire le gendarme. (...) Le danger pour les marchés financiers réside dans l’interaction entre les hedge funds et les banques de placement, qui font office de contrepartie ou de courtier principal. Les grandes banques trouvent que le trading rapporte plus que l’activité traditionnelle de conseil.

« Ceci a amené les banques à imiter les fonds aventureux. L’histoire se répète rarement de manière nette, que ce soit dans le monde financier ou ailleurs ; alors qu’en 1998, le monde a ressenti le danger lors de l’effondrement de Long Term Credit Management, un effondrement similaire pourrait pénétrer beaucoup plus le système financier. Les dégâts risquent d’être plus grands d’un ordre de grandeur. »

Le même jour, le Neue Zuercher Zeitung estimait que l’extension explosive des fusions et acquisitions pourrait mener à un effondrement des hedge funds. Selon un rapport publié par l’UBS, la croissance a été de 41 % pour le premier trimestre de cette année, par rapport à 2005. En Europe, les fusions et acquisitions ont même augmenté de 74 %. Un tel développement, écrit le quotidien de Zurich, est comparable au bon vieux temps des « obligations poubelles » (junk bonds) des années 1980 ou à la bulle de la « nouvelle économie » des années 1990. A la différence, cependant, que la nouvelle bulle est centrée en Europe et implique des hedge funds et des fonds d’action. 10 à 20 % des fusions et acquisitions représentent des OPA hostiles. Dans de nombreux cas, les hedge funds interviennent très vite pour acheter des parts d’actions (parfois 60 %) dans des sociétés qui sont en passe de négocier une fusion ou une acquisition. Si le marché est conclu, ils gagnent gros, mais dans le cas contraire, ils peuvent perdre énormément.

Même le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 28 juin a publié un important article, estimant que les dérivés de crédit menacent de faire éclater une nouvelle crise systémique de type LTCM. Sous le titre « Le transfert risqué de risques », l’article note que depuis la fin de 2005, le volume de contrats dérivés sur défaut (CDD) est passé de 1000 à 17 000 milliards de dollars. Tout ira bien tant qu’il n’y aura pas de défaut sur la dette sous-jacente. Mais « que se passera-t-il si la conjoncture se refroidit et que les défauts de paiement sur crédit commencent à s’accumuler ? Nul ne le sait. » En outre, « les CDD constituent le noyau de toute une famille d’instruments financiers, dont la complexité est inconnue à ce jour et qui cachent des risques possibles de dimensions inimaginables à ce jour ». La plupart des « investisseurs institutionnels », comme les fonds de pensions et fonds de spéculation, sont massivement impliqués dans les CDD. En cas d’insolvabilité de quelques acteurs dans les dérivés de crédit, « vu les interconnexions des marchés financiers, une crise pourrait se développer rapidement, similaire à celle de 1998, lorsque la quasi-faillite de LTCM mit le système au bord de l’effondrement ».

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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