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Les révélations explosives de Richard Clarke

La rédaction

Les auditions de la Commission nationale sur les attaques du 11 septembre 2001, ouvertes au Sénat dans la quatrième semaine de mars, se sont transformées en choc frontal entre l’ancien conseiller en contre-terrorisme, Richard Clarke, et les responsables de l’administration Bush, notamment Condoleezza Rice. Clarke, qui a servi sous Reagan, Bush Sr., Clinton et George W. Bush, est l’auteur d’un livre paru en mars, Against All Enemies, Inside America’s War, dans lequel il donne son point de vue sur ce qui s’est passé avant, pendant et après le 11 septembre. La thèse principale du livre et de la déposition de Clarke devant la commission est fracassante : bien avant les attaques, on savait qu’Al-Qaida constituait la principale menace contre les Etats-Unis, mais l’administration Bush n’a rien fait pour la contrer parce qu’elle était obsédée par l’Irak. Clarke estime que, sur le plan militaire, il aurait fallu se concentrer sur l’Afghanistan, et non sur l’Irak. Selon lui, lorsqu’il informait Donald Rumsfeld, Condi Rice, Paul Wolfowitz et le Président Bush, du danger imminent que faisait peser Al-Qaida, ces derniers ne parlaient que d’attaquer Saddam Hussein. Dans son livre, Clarke mentionne la réunion de Camp David, peu après le 11 septembre, où Rumsfeld et Wolfowitz ont proposé de faire la guerre à l’Irak.

En témoignant devant la Commission du Sénat le 24 mars, Clarke commença par présenter des excuses aux familles des victimes : « Ceux chargés de vous protéger ont failli à leur tâche. J’ai moi-même failli. Nous avons fait beaucoup d’efforts, mais peu importe, nous avons failli à notre tâche. » Sa déclaration suscita des larmes et des applaudissements dans les familles des victimes. A la fin de son témoignage, il fut ovationné.

Par contre, les familles ont durement critiqué l’administration Bush pour avoir refusé de laisser déposer Condi Rice, la supérieure de Clarke à l’époque. Pour répondre aux accusations, Mme Rice a préféré rédiger des tribunes libres dans la presse ou participer à des débats télévisés. Dès la fin du témoignage de Clarke, Rice convoqua deux équipes de journalistes dans son bureau pour dénoncer ses affirmations. Quant au vice-président Dick Cheney, il s’est invité à l’émission du populiste notoire Rush Limbaugh pour s’en prendre à Clarke. Selon lui, Clarke n’était pas au fait des dossiers importants du Conseil national de sécurité, et en a gardé rancune. Mais en réalité, Condi Rice l’avait nommé responsable de la « gestion de crise » dès le 11 septembre, au moment des premières mobilisations. Il allait être remplacé, mais bien plus tard, après avoir déclaré que l’Irak n’avait rien à voir avec les attentats du 11 septembre.

Le 23 mars, la commission interrogea des responsables des administrations Clinton et Bush, leur demandant pourquoi ils n’étaient pas partis en guerre plus tôt contre Al-Qaida et pourquoi ils n’avaient pas bombardé l’Afghanistan bien avant le 11 septembre. Le lendemain, cependant, l’interrogation a pris un ton nettement partisan, pendant l’audition de Richard Clarke ; deux commissaires républicains - Jim Thompson et John Lehman - mirent directement en cause la crédibilité de son livre, de ses remarques dans les médias et aussi d’un briefing donné en 2002, au cours duquel il avait fait l’éloge des efforts de l’administration contre Al-Qaida.

Lehman entreprit de comparer le contenu de son livre à ses dépositions antérieures devant cette même commission. Clarke répondit qu’au cours de ses 15 heures de déposition, personne ne lui avait demandé son avis sur l’invasion de l’Irak. « Et la raison pour laquelle je suis véhément dans ma critique du Président des Etats-Unis, c’est parce qu’en envahissant l’Irak - un point sur lequel la commission ne m’a pas interrogé, mais que j’ai choisi de traiter abondamment dans le livre - le Président des Etats-Unis a considérablement sapé la guerre au terrorisme . »

Concernant le briefing d’août 2002, Clarke répondit : « On m’a demandé de défendre le dossier devant la presse. J’étais un assistant spécial du Président. Et j’ai défendu le dossier comme on me l’a demandé. » Ses propos n’étaient pas, dit-il, contraires à la vérité, mais il a insisté sur les points positifs, en minimisant les aspects négatifs.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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