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Lettre ouverte de LaRouche à la direction du Parti démocrate

La rédaction

Le 9 février 2003, Lyndon LaRouche, candidat à l’investiture présidentielle démocrate de 2004, a publié une lettre ouverte au Comité National Démocrate (DNC) sur « L’état des partis politiques », dans laquelle il leur demande de changer radicalement de direction. En voici quelques extraits.

« Il y a certains faits que le DNC doit enfin regarder en face, si le parti veut non seulement survivre aux crises en cours, mais jouer un rôle plus efficace face au péril grandissant qui menace la civilisation (...) depuis la prise de fonctions du président George W. Bush. (...)

« La question essentielle que doit se poser tout individu sensé et responsable n’est pas de savoir quel candidat pourrait conduire tel ou tel parti à la victoire aux élections de novembre 2004, mais si, moralement, le Parti démocrate est prêt (ou pourrait le devenir) à désigner et à soutenir un candidat capable de prendre les mesures nécessaires pour surmonter l’effondrement actuel du système monétaire et financier international. Le défi consiste à choisir un candidat qui puisse jouer un rôle semblable à celui joué par Franklin Roosevelt durant sa Présidence et pendant la campagne qui précéda son élection. C’est dans cette optique que je présente ma pré-candidature à l’investiture présidentielle démocrate pour 2004. (...)

« Au cours des soixante dernières années, le système des partis politiques aux Etats-Unis a subi successivement deux grands changements d’orientation culturelle. (...) Dans le cas des deux grands partis nationaux, ces deux périodes successives - 1944-1964 et 1964-2003 - ont eu pour effet cumulé d’opérer certains changements néfastes dans les axiomes de l’opinion populaire et les réflexions qui façonnent habituellement la politique des partis nationaux et du gouvernement. Ainsi, notre gouvernement et nos partis répondent en général aux défis à la manière du poisson rouge qui, lorsqu’il passe de son petit bocal à un bassin plus large, continue de tourner en rond, alors que plus rien ne l’y contraint. (...)

« Au début des années 80, les valeurs culturelles et les axiomes politiques de la population avaient déjà subi un changement radical. Le Parti démocrate s’est alors laissé dominer par les valeurs de la société de consommation des banlieues aisées, pendant que le gouvernement adoptait des politiques que l’on pourrait qualifier de rage maniaque à détruire jusqu’au souvenir des lois, coutumes et institutions qui avaient sorti notre nation et son peuple de la dépression. En effet, depuis l’époque coïncidant avec la création du DNC, les différents courants à la tête du Parti démocrate ont eu tendance à effacer tous les vestiges des politiques menées par le président Franklin Roosevelt. (...)

« Ainsi, les Etats-Unis d’aujourd’hui se trouvent plongés dans une tragédie classique, comme celles des Grecs anciens, de William Shakespeare et Friedrich Schiller. Dans toutes les tragédies de la vie réelle, tout comme dans le Hamlet de Shakespeare, l’autodestruction de la nation n’est pas due à de mauvais dirigeants, mais à une accumulation de coutumes populaires et d’idées reçues dans la population et les institutions.

« Depuis 1964, alors que le service militaire au Vietnam devenait un moyen de « trier » nos jeunes les moins privilégiés, les Etats-Unis ont adopté la politique économique (...) du « canot de sauvetage » au détriment d’un nombre croissant de catégories de personnes - sans-abri, chômeurs, « minorités ethniques » en général, malades et vieillards. (...) Dans de telles conditions, (...) bien qu’une partie de cette classe défavorisée, qui représente 80% de la population, se rende dans les bureaux de vote les jours de scrutin, la relation qu’entretient la majorité de la population avec le processus politique dans les partis est celle de spectateurs face aux médias. (...)

« Ainsi, nous vivons aujourd’hui sous un gouvernement basé plutôt sur un assentiment soumis, orchestré par les médias, que sur un consentement du citoyen informé. Les évènements ont atteint un stade où cette tendance va cesser, d’une manière ou d’une autre. Actuellement, en Amérique du Nord et en Europe, de jeunes adultes de 18 à 25 ans se révoltent contre la génération de leurs parents et contre leurs enseignants et professeurs d’université : « Vous nous avez donné une société sans futur ! » C’est la même société sans futur que l’on impose aux personnes âgées, à la masse croissante des sans-abri, etc.

« Dans cette situation, la survie de notre nation exige qu’une voix s’élève pour défendre « l’homme oublié », comme le fit le candidat présidentiel Franklin Roosevelt.

« L’avenir du Parti démocrate et de la république demande maintenant que nous permettions à la majorité de nos citoyens de jouer un rôle actif (...) Ce qui signifie un retour à la manière de pensée reflétée dans les méthodes de reprise économique de Franklin Roosevelt. (...)

« Le premier défi, c’est la nécessité d’abolir les politiques intérieures et extérieures en vigueur dans la période 1964-2002, qui ont conduit notre nation et le monde à l’effondrement actuel du système économique et financier.

« Le deuxième, c’est [de répondre à] la menace de sombrer dans un état de guerre permanent au niveau mondial, menace actuellement représentée aux Etats-Unis par l’influence d’utopistes comme le vice-président Cheney ou les sénateurs McCain et Lieberman.

« Le troisième et principal défi consiste à reconnaître enfin qu’il existe ce que j’ai défini comme des opportunités pour instaurer une alliance globale et durable, basée sur la coopération économique entre Etats-Nations souverains comprenant l’Eurasie, les Amériques et rendant justice à l’Afrique sub-saharienne. (...) Le dernier défi, c’est (...) de reprendre la vision du président Franklin Roosevelt d’un monde libéré du legs impérialiste et colonialiste. L’effondrement du système monétaire international de la période 1971-2002, le système de « taux de change flottants », a créé les pré-conditions politiques d’un retour à un système similaire à celui de Bretton Woods de la période 1945-1958. (...) Nous devons considérer les autres économies nationales non pas comme des concurrents, mais comme des marchés indispensables dans la perspective de buts communs à long terme tels que la création d’infrastructures à grande échelle et des accords de transferts de technologie. (...) »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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