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Madoff, HSBC et UBS seront-ils jugés devant une nouvelle Commission Pecora ?

La rédaction

13 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le besoin urgent de mettre sur pied, en Europe et ailleurs, une « nouvelle Commission Pecora » est amplement démontré par les derniers rebondissements de « l’affaire Madoff » sur le continent européen. Car il ne s’agit pas de quelques erreurs comptables mais d’une délinquance en col blanc sans précédent, que les élus de la République devraient examiner au grand jour devant une commission parlementaire.

Bernard Madoff, 70 ans, a été arrêté le 11 décembre après avoir reconnu qu’il avait mis en place un fonds d’investissement frauduleux dans lequel les intérêts versés aux clients étaient payés par les apports de nouveaux investisseurs (« pyramide financière » ou « schéma de Ponzi »).

La fraude est estimée à environ 50 milliards de dollars. Bien que le parquet exigeât son incarcération, après versement d’une caution de 10 millions de dollars, « Bernie » vit tranquillement en liberté surveillée, assigné à résidence dans son luxueux appartement de Manhattan.

Tout indique que Madoff n’est que l’arbre qui cache la forêt, et pour le remercier, la forêt le protège. En effet, sans la complicité de grandes banques, de certains gouvernements et d’agences de régulation à leur service, la manœuvre de Madoff n’aurait jamais pu prospérer dans de telles proportions.

Pour leur part, les investisseurs français estiment à 500 millions d’euros l’argent qu’ils ont perdu à cause de trois fonds siphonné par Madoff : Thema International Fund, géré par HSBC en Irlande, ainsi que LuxAlpha et LuxInvest, géré par UBS au Luxembourg.

Comme le note Libération, de nombreux Français se sont fait piéger « en prenant des parts dans la Sicav LuxAlpha, gérée par la banque UBS au Luxembourg, sans savoir forcément que leurs fonds étaient en fait réinvestis dans du Madoff. »

Furieux, les investisseurs se retournent vers les banques qui, elles, plaident coupables mais non responsables. Ainsi, UBS ne s’estime pas responsable des fonds engagés par ses clients (1,4 milliards d’euros au total), au grand dam des investisseurs.

Pourtant, plusieurs éléments permettent de croire qu’UBS a vu les choses venir et s’est défaussée juste à temps pour éviter de couler avec le Titanic de Madoff. La Tribune révèle que le 10 décembre 2008, soit la veille de la révélation de l’affaire Madoff, UBS a directement négocié avec la CSSF (autorité de régulation luxembourgeoise) pour revoir sa responsabilité en tant que gérant de LuxAlpha afin de se défausser de toute responsabilité. La gestion de Luxalpha fut transmise à Access International Advisors, une société dont l’un des responsables était le français Thierry de la Villehuchet, qui s’est suicidé à New York peu avant Noël, complètement ruiné.

Se pose donc la question de la responsabilité. Pour Fabrice Rémon, responsable de Déminor, un cabinet de conseil aux actionnaires, « c’était à UBS Luxembourg de vérifier, quand il recevait des relevés Madoff, qu’il y avait bien les titres adéquats dans ce portefeuille ». Argument supplémentaire : UBS était dépositaire de la Sicav, c’est-à-dire qu’elle conserva les titres, liquida des positions et effectua les livraisons de titres pour son compte. Or, selon les directives européennes, qui dit garde, dit contrôle.

Fortes de ces avis, les plaintes vont pleuvoir contre UBS. Hier, la banque d’investissement privée Oddo and Cie a lancé des poursuites à son encontre pour tenter de récupérer 30 millions d’euros. Le 4 novembre 2008, plus d’un mois avant que Bernard Madoff ne soit arrêté, Oddo avait vendu les actions de ses clients détenues dans LuxAlpha, dont UBS, comme nous l’avons dit, était le dépositaire. Oddo n’a jamais reçu l’argent.

« La banque suisse a des raisons pour s’inquiéter quant à sa responsabilité en tant que gérant, affirme La Tribune. UBS a enfreint la loi, aux yeux du régulateur du grand-duché, en déléguant la gestion à Madoff. On se retrouve avec une double fraude : celle du Ponzi et l’illégalité de la Sicav. UBS pourrait se retrouver au pénal et se voir retirer ses agréments de gestion et de dépositaire. Cela a peu de risques de se produire, UBS étant l’un des principaux employeurs de la place luxembourgeoise. »

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Hier, devant les rumeurs d’une perte supplémentaire de 20 milliards de francs suisses sur les subprimes et sa responsabilité dans l’affaire Madoff, les actions d’UBS ont abandonné plus de 5,3% à 15 francs, sur la place de Zurich.

A lire : LaRouche lance un appel pour une nouvelle commission Pecora

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  • Senec • 17/01/2009 - 06:46

    Ils disaient : tout repose sur la confiance !
    La malhonnêteté fut perceptible, ces dernières années dans tous les secteurs ! On voyait bien que ce n’était pas les plus qualifiés ou les plus honnêtes qui accédaient aux postes importants.
    Tous n’ont pas réussi et ceux-là ne manquaient pas de laisser sous-entendre comment le système fonctionnait.
    Quel monde fourbe qui met en place des hommes de paille et des exécutants bornés !
    Mais, il n’y aura pas de justice. Seule, la ruine financière des coupables serait une punition valable ! Disons : le revenu minimum d’insertion !
    Le pire de tout : les personnes honnêtes devaient se taire pour ne pas perdre leur emploi !

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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