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Main d’œuvre agricole trop chère : faut-il délocaliser Sarkozy ?

La rédaction

7 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – L’information devait rester confidentielle. Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA, rapporte que, lors d’une rencontre avec le conseiller agricole de l’Elysée Christophe Malvezin, ce dernier aurait fait comprendre que le gouvernement souhaite « créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local ».

Interrogé, Christophe Malvezin affirme qu’il ne s’agissait nullement d’une proposition, mais d’une tentative « d’analyser ce qui se passe dans d’autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny le 27 octobre dernier.

En effet, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il s’intéressait à cette possibilité : « Je demande à Bruno Le Maire d’analyser l’organisation de la main-d’œuvre étrangère chez nos partenaires européens pour me proposer avant la fin de l’année des mesures visant à accroître la compétitivité de nos exploitations agricoles. Je ne laisserai pas partir la production agricole française. On va vous mettre à armes égales avec vos concurrents. »

Or, que font nos concurrents européens ? Soumis à l’idéologie d’un système ultralibéral moribond et dépourvu d’une volonté réelle de rompre avec une Europe qui fait triompher un libre-échange monétariste, les pays membres sont condamnés à se faire la guerre les uns les autres à coups de prix de plus en plus bas.

Faute de délocaliser certaines productions agricoles avec la même facilité que les activités industrielles et de service, l’Europe délocalise son agriculture « à l’envers » : au lieu de délocaliser la production, on importe de la main d’œuvre à bas prix pour réduire la part des salaires dans la valeur ajoutée.

Si pendant longtemps, ce type de pratiques impliquait essentiellement des pays du pourtour méditerranéen, aujourd’hui, elle se pratique au sein de l’UE.

Par exemple, depuis dix ans, le chiffre d’affaire des producteurs allemands de fraises, d’asperges et de salades a augmenté dans la même proportion qu’il a baissé en France. Pour ce secteur, où le coût de la main d’œuvre intervient pour 60% dans le coût de revient, ce sont les bas salaires qui sont déterminants. En Allemagne, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France. Mais cette pratique ne se limite pas au secteur des fruits et légumes. Une étude de l’Institut du Porc du 17 février 2009 démontre que dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine étaient des travailleurs des pays de l’Europe centrale fournis par des prestataires de service. Le prix de cette main-d’œuvre n’est que de 7 euros l’heure contre 15 euros pour des nationaux et elle est de 20 euros en France.

Ce n’est donc pas l’arrivée du plombier polonais de M. Bolkestein que Sarkozy nous prépare, mais celui d’intérimaires polonais payés aux conditions de leur pays d’origine pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’hexagone.

Suggestion : s’il s’avère trop compliqué de délocaliser Nicolas Sarkozy dans un pays lointain, on pourrait envisager d’importer par exemple le président des Iles Féroé. Le prix de la douche installé pour ce dernier s’avèrerait sans doute largement en dessous des 250 000 euros payés par le contribuable français pour installer la douche de Sarkozy lors du sommet de la Méditerranée en juillet 2008 et dont il ne se serait même pas servi ! Bien sur, il ne s’agit de notre part nullement d’une proposition, mais d’un sujet à analyser afin de disposer des mêmes armes que nos concurrents !

Voir les 5 commentaires

  • bellut • 23/11/2009 - 18:09

    oui, on accuse les français de ne pas être flexibles, d’avoir peur du changement.... Mais notre cher Nicolas SARKOZI qui prone l’ascenseur social, on voit ce qu’il a essayé de faire avec son fils....et la Défense. Qu’il montre donc l’exemple Un seul homme aujourd’hui est défenseur du secteur primaire, secondaire et tertiaire, Nicolas DUPONT AIGNAN

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  • raoul • 09/11/2009 - 21:45

    bonsoir,
    il me semble que c’est Nicolas Dupont-Aignan qui avait egalement suggéré que l’on délocalise la commission européenne ou le parlement... Cela me semble une idée a creuser également !

    Répondre à ce message

  • petite souris • 08/11/2009 - 20:29

    Le problème de Sarkozy est très bien défini par son ami Patick Devedjian :

    " En politique, cela ne sert à rien d’avoir raison si l’on n’est pas compris"

    Surtout ne pas confondre politique et bien commun !!!!!

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  • ? • 07/11/2009 - 20:30

    Si le président reste encore relativement haut dans les sondanges (40%) ce n’est sûrement dû qu’à son omniprésence dans les médias ce qui laisse à penser aux personnes qui ne s’intéressent pas à l’économie que le président est motivé pour agir.
    Le président mise sur le paraître. Il est indéfendable sur le fond.

    Répondre à ce message

  • ? • 07/11/2009 - 13:05

    belle ironie à partager :)

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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