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Manipulation du LIBOR : Geithner s’accroche à son poste comme un morpion

La rédaction

17 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) — Alors que le nouveau PDG de la Barclays Marcus Agius expliquait dans un mémo interne aux employés de la banque le 13 juillet que les agissements de leur employeur seront mis « en perspective » lorsque les autres banques reconnaîtront qu’elles ont aussi manipulé le LIBOR et l’EURIBOR, et que la stratégie de la banque était la « bonne à l’époque et l’est encore aujourd’hui », Tim Geithner, le secrétaire au Trésor, continue de s’accrocher à son poste avec l’énergie du désespoir.

Le département des enquêtes criminelles du Ministère de la Justice travaille sur plusieurs banques, selon un article du New York Times du 15 juillet citant des sources judiciaires. L’entente convenue avec la Barclays (annoncée le 27 juin dans un communiqué) suspend les poursuites en échange d’une coopération avec la justice et montre clairement que le secrétaire à la Justice de Barack Obama Eric Holder (par ailleurs aux prises avec le scandale Fast & Furious) est déterminé, comme Geithner, à protéger à tout prix Wall Street et la City.

Mais combien de temps pourront-ils tenir encore ?

L’économiste américain Lyndon LaRouche a pour sa part estimé que cette attitude était stupide, car elle ne fait qu’augmenter les enchères et accroître la colère du peuple américain, victime d’une troisième arnaque à grande échelle en moins d’une décennie (après celles des subprimes et la perte de leurs habitations, ainsi que du renflouement des banques aux frais du contribuable).

L’ancien procureur général et gouverneur de l’Etat de New York Eliot Spitzer a défié Geithner sur la chaîne télé américaine CNBC vendredi 13 juillet, le sommant de dire immédiatement tout ce qu’il savait et ce qu’il a fait lorsqu’il dirigeait la Réserve fédérale de New York par rapport aux agissements de la Barclays.

Même si on admettait que Geithner avait, selon un mémo de juin 2008 récemment divulgué au Congrès américain, alerté la Banque d’Angleterre à ce propos, Spitzer a expliqué que puisque le LIBOR « est l’âme et le cœur de tout le système financier (…) quiconque occupant comme Tim Geithner le poste le plus important du monde pour ce qui concerne la régulation bancaire [la Fed de New York], comment serait-il possible de ne pas poursuivre l’affaire et de dire ’attendez, qu’est-ce que vous avez fait là les gars ?’ »

Si ce mémo est cité par les défenseurs de Geithner comme preuve qu’il a fait quelque chose, le minimum que l’on puisse dire est qu’il était au courant et que ni la Banque d’Angleterre ni la Fed de New York n’ont fait quoi que ce soit pour mettre fin à ces pratiques.

C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué Neil Barofsky, ancien Inspecteur général du programme TARP pour le renflouement des banques et ardent critique des pratiques bancaires, sur Bloomberg TV vendredi 13 juillet. Ce dernier a ajouté que des poursuites au pénal doivent être immédiatement entamées à la fois contre les banquiers qui ont manipulé le LIBOR et les responsables gouvernementaux qui ont couvert leurs crimes. Le mémo de juin 2008 démontre que Geithner était au courant. Cependant, alors qu’il s’agit de l’arnaque du siècle, il s’était contenté d’envoyer un simple e-mail. « Je veux des mises en accusation », a ajouté Barofsky, rappelant qu’il s’agit là d’actes criminels. Il a expliqué que la seule manière pour l’Etat de s’attaquer à des institutions aussi importantes est de les scinder en plusieurs morceaux (comme avec Glass-Steagall) puis de mettre les responsables sous les verrous.


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Des enquêtes parlementaires se mettent également en place aux Etats-Unis et en Angleterre où les auditions se multiplient dès cette semaine et plusieurs groupes d’intérêts (fonds de retraites, hôpitaux, administrations territoriales) s’apprêtent à poursuivre les banques au civil pour obtenir des compensations pour les préjudices subis.

Le quotidien allemand Der Spiegel révélait que la Deutsche Bank a elle aussi récemment réussi à obtenir une entente avec les autorités européennes et suisses, en échange d’informations leur permettant de poursuivre leur enquête.

Morgan Stanley a estimé dans un rapport que les poursuites au civil contre les banques impliquées pourraient s’élever à un total de 22 milliards de dollars.

Voir les 4 commentaires

  • Naullay • 17/07/2012 - 22:24

    Le Congrès des E-U est "vendu" aux corporations et aux lobbies comme l’AIPAC et Wall Street.
    Le "financement" des politiciens est assuré par ces groupes d’intérêt, et d’ailleurs la FED qui est en réalité une "banque privée" au service des "banques privées" en est un particulièrement puissant...
    Ceci dit, il me semble que hélas, une véritable remise en cause de la corruption profonde du système bancaire et financier ne puisse valablement venir des politiciens en poste actuellement, qui sont généralement des soutiens du système qui les nourrit...
    Il ne s’agit pas, probablement, d’une véritable menace sur Geithner et ses amis, ce en sont pas Ron Paul ou Lyndon LaRouche qui ont le poids politique pour changer le système actuel.
    J’espère me tromper...
    Il reste la possibilité toutefois, qu’à l’image des tours du WTC le 11 Septembre, il ne s’agisse d’un "inside job" pour faire s’effondrer le système financier et ainsi imposer une "gouvernance mondiale" qui ne sera qu’un tout de passe passe.

    • Benoit • 18/07/2012 - 17:40

      Faut pas être aussi triste, y’a le Glass-Steagall ! Gagner est une bonne raison de se battre, non ?

    Répondre à ce message

  • enz0 • 18/07/2012 - 13:53

    22 Milliards de dollars... cela parait dérisoire face aux milliers de milliards que nous donnons pour renflouer ces mêmes banques...

    Répondre à ce message

  • petite souris • 18/07/2012 - 10:38

    ... ça bouge !
    Certains hommes ont le courage de parler
    Certains s’accrochent désespérément
    ....ça bouge !

    Le bateau coule !
    Ils le savent !
    Tous !
    .... et on a un "présidentnormal" qui continue son bonhomme de chemin comme si de rien n’était.... en créant à tour de bras des comités Théodule comme les appelait de Gaulle !!!

    France réveille-toi !
    Comme la Grèce, comme l’Italie, comme l’Espagne, comme le Portugal où l’évêque aux armées traite tout le gouvernement de corrompus !!! comme le Chili, comme le Pérou ....pour ne pas finir en guerre civile comme en Thaïlande !!!!

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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