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Menace fasciste aux Etats-Unis

La rédaction

La tentative du gouvernement américain de provoquer un choc des civilisations, ou « guerre des religions », avec ses remarques sur le nouveau fascisme a déjà fait boomerang (voir les commentaires de Rumslfed plus bas), grâce notamment aux efforts du mouvement politique de Lyndon LaRouche pour montrer qui sont les véritables fascistes : les propagateurs de la guerre et la dictature à Washington.

Depuis le 4 septembre, le LaRouche PAC (Political Action Committee) diffuse un tract fustigeant Rumsfeld pour avoir qualifié les détracteurs du gouvernement d’« apaiseurs ». LaRouche rappelle que c’est la politique du président Franklin Roosevelt qui permit de vaincre Hitler et les nazis, alors que de nombreux Américains de droite soutenaient Mussolini, Hjalmar Schacht et Hermann Goering. « Roosevelt dut se battre contre la droite aux Etats-Unis pour pouvoir vaincre Hitler », déclara LaRouche, qui note que la « tradition anti-Roosevelt en Amérique est en fait l’expression américaine du fascisme ». Le dirigeant de l’opposition propose d’ailleurs que le Congrès tienne des auditions sur la question du fascisme et sur les Américains qui collaborèrent avec les nazis et les fascistes avant la Deuxième Guerre mondiale. A ce propos, il a rappelé le rôle de financiers américains, notamment le grand-père de l’actuel Président, Prescott S. Bush, dans le financement de l’Allemagne nazie et des cartels.

Enfin, LaRouche a dénoncé les mesures totalitaires prises par le gouvernement Bush-Cheney, en vue de créer une force militaire secrète privée, d’encourager le recours à la torture et d’imposer une dictature.

Cette idée a été reprise par certains médias. C’est ainsi que le 30 août, sur la chaîne MSNBS, l’animateur de l’émission Countdown, Keith Olbermann, a accusé Rumsfeld de vouloir introduire « un nouveau type de fascisme » aux Etats-Unis. Il a notamment attaqué l’arrogance d’un gouvernement Bush affirmant qu’il sait tout et que les autres sont « superflus ». Quant à Rumsfeld et à Bush, Olberman affirma que s’ils avaient fait preuve de l’omniscience dont ils se vantent - « à propos des plans d’Oussama ben Laden il y a cinq ans, ou des armes de Saddam Hussein il y a quatre ans, ou encore de l’ouragan Katrina il y a un an - nous aurions peut-être pu (...) accepter leur "omniscience" comme un fait supportable, même utile, en plus d’une bonne dose d’ego. Mais à ce jour, ce gouvernement n’a pas prouvé grand-chose, hormis sa propre arrogance et son propre hubris. »

Ce qui sème aujourd’hui la confusion, c’est de savoir si « ce ministre de la Défense et ce gouvernement sont en passe de réaliser ce qu’ils prétendent être le but des terroristes : la destruction de nos libertés, celles-là mêmes pour lesquelles les anciens combattants à qui M. Rumsfeld s’adressait se sont battus avec autant de courage. (...) De même pour l’autre grande affirmation de M. Rumsfeld, selon laquelle ce pays fait face à "un nouveau type de fascisme". Tout comme il avait raison de nous rappeler qu’un gouvernement qui sait tout peut se tromper sur toute la ligne, de même il avait raison d’affirmer cela - mais sans doute pas dans le sens où il l’entendait. Notre pays fait effectivement face à un nouveau type de fascisme. »

Pour Rumsfeld, Cheney et Bush, « le nouveau fascisme s’appelle terrorisme »

Devant le discrédit total de la « guerre à la terreur » lancée par le gouvernement américain à la suite du 11 septembre 2001, les néo-conservateurs ont ouvert un nouveau front de propagande. C’est ainsi que Donald Rumsfeld, en particulier, a prétendu que « le terrorisme représente le nouveau fascisme ». Lors de la 88ème Convention annuelle des anciens combattants à Salt Lake City, le 29 août dernier, le ministre américain de la Défense a évoqué la politique d’apaisement vis-à-vis du fascisme et d’Hitler dans les années 1930, tout en laissant entendre que ceux qui s’opposent aujourd’hui à la « guerre au terrorisme » du gouvernement Bush-Cheney sont comparables à ceux ayant capitulé devant Hitler dans les années 1930. A commencer, sous-entendu, par les démocrates. Il existe à nouveau, dit-il, un ennemi « sérieux, mortel et implacable ». Mais ce danger n’est pas reconnu ni pleinement compris. « Je raconte cette histoire, dit-il, parce que nous faisons face à nouveau au même type de défis dans nos efforts pour affronter la menace grandissante d’un nouveau type de fascisme. » Etant donné la disponibilité d’armes sophistiquées, « pouvons-nous nous permettre de croire que l’on puisse apaiser, d’une manière ou d’une autre, des extrémistes vicieux ? »

Le vice-Président Dick Cheney a tenu des propos semblables le même jour devant des soldats de la base aérienne d’Offut : « Ce n’est pas un ennemi qu’on peut ignorer, ou apaiser, avec qui on peut négocier. Toute retraite que battent les nations civilisées est une invitation à exercer encore plus de violence contre nous. (...) Ceci n’est pas une guerre que nous pouvons gagner en restant sur la défensive. La seule option dont nous disposions contre ces ennemis consiste à les surveiller, les trouver, les combattre et les détruire. » Quant au président Bush, il a récemment employé le terme « islamo-fascisme » dans ses habituelles tirades sur la « guerre au terrorisme ».

Mobilisation démocrate contre Rumsfeld

Certains dirigeants démocrates ont également critiqué les remarques de Donald Rumsfeld sur le « nouveau fascisme ». Apparemment, ils s’apprêtent à déposer des résolutions exigeant sa démission à la Chambre comme au Sénat. Le sénateur Harry Reid, chef du groupe au Sénat, a qualifié ses commentaires de « dangereux », tandis que la dirigeante démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, a attaqué sa politique en Irak : « Les politiques ayant mené aux horreurs d’Abou Ghraib ont été développées pendant le mandat de Rumsfeld. Qu’il nous fasse des leçons de morale embarrasse encore plus notre nation. Ses commentaires donnent de nouvelles raisons de dire que la fin de son mandat ne peut venir trop tôt. » Quant au sénateur Jack Reed, il estima que Rumsfeld devait quitter au plus vite le Pentagone.

Le sénateur démocrate Joe Biden a également fustigé le ministre de la Défense pour avoir traité ses détracteurs d’« apaiseurs ». Ses commentaires montrent, une fois de plus, « pourquoi Rumsfeld n’a aucune crédibilité et pourquoi il est temps qu’il démissionne ». Le général John Batiste (cr) s’est dit insulté par les remarques de Rumsfeld. Batiste, qui dirigeait la Première division de l’infanterie au début de la guerre d’Irak, est l’un des six généraux à avoir appelé à la démission de Rumsfeld il y a quelques mois. « Je pense que la plupart des Américains diraient, avec moi, que nous ne souffrons pas de confusion morale ou intellectuelle, et que nous ne manquons pas de courage lorsque nous critiquons l’absence de leadership de Rumsfeld. » En réalité, selon le général Batiste, « le mauvais jugement et les échecs stratégiques de Rumsfeld ont créé les conditions du bourbier dans lequel nos forces militaires et notre pays se trouve maintenant ».

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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