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Mises en garde exceptionnelles de la part de la BRI

La rédaction

Dans son rapport trimestriel de mars 2004, publié le 8 mars, la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle met en lumière la situation dramatique qui règne dans tous les secteurs du système : bulles boursières et obligataires, tumultes sur les marchés des changes, endettement hypothécaire et à la consommation, explosion des produits dérivés, etc.

Dopés par l’« appétit vorace pour les risques » dont font preuve les banques, les fonds et autres investisseurs, les marchés boursiers et obligataires ont connu une embellie ces derniers mois. « Ni les nouvelles révélations sur les malversations », comme dans le cas de Parmalat, ni les mornes perspectives affichées par de nombreuses grandes sociétés américaines « n’ont semblé perturber les investisseurs ».

  • Sur les marchés boursiers internationaux, les ratios gains/prix grimpent à nouveau en flèche. « Quoique bien en dessous de leur récent record, les valorisations sur certains grands marchés sont élevées par rapport à la moyenne antérieure », lit-on. Les investisseurs américains préfèrent détenir des actions et des actifs à haut risque plutôt que des espèces ou l’équivalent. Cependant, cette embellie boursière est mondiale ; à titre d’exemple, « les marchés boursiers thaïlandais et indonésiens ont grimpé respectivement de 117% et 63% en 2003 ».
  • En même temps, les investisseurs se sont rués sur les marchés obligataires, en particulier les obligations à haut risque et à forte rémunération, comme celles des pays émergents et les junk bonds. Par conséquent, le prix des titres a grimpé de manière spectaculaire tandis qu’inversement, leur rémunération diminuait. « L’écart entre les obligations d’entreprise libellées en dollars, classées BBB, et les bons du Trésor américains est tombé à environ 130 points de base le 27 février 2004, soit 260 points en dessous de son record d’octobre 2002 et son plus faible niveau depuis août 1998. Les écarts sur la dette des marchés émergents ont décliné pour frôler le niveau plancher, soit 490 points de base en dessous de leur niveau d’octobre 2002. » En mentionnant août 1998, la BRI fait référence à la période sombre entre la crise financière russe et la faillite de LTCM, à l’automne 1998.
  • Récemment, les marchés des changes ont connu une « volatilité exceptionnelle ». En raison des pressions pour réévaluer leurs monnaies par rapport au dollar, les banques centrales asiatiques ont accumulé d’énormes quantités de devises étrangères, fournissant par la même aux Etats-Unis les mouvements de capitaux nécessaires. La possibilité de soutenir ces mouvements, ainsi que leurs effets, constate la BRI, a été longuement discutée par les intervenants sur le marché. De nombreux investisseurs « s’inquiètent d’une éventuelle turbulence des marchés obligataires si les flux asiatiques officiels s’arrêtent ou s’inversent ».
  • Le chiffre d’affaire des contrats sur les Bourses de dérivés officielles a augmenté de non moins de 26% l’année dernière, atteignant un montant annuel de 874 000 milliards de dollars. L’« appétit pour le risque » et le tumulte sur les marchés des changes ont contribué au surcroît d’activité dans les produits dérivés. « L’un des développements les plus remarquables dans le domaine des titres a été l’expansion particulièrement forte de l’activité sur les bourses européennes. Le commerce européen de ces instruments (...) a augmenté de 64% pour atteindre 278 000 milliards de dollars. » Et encore, tous ces chiffres ne comprennent pas les contrats de gré à gré, passés hors Bourse directement entre banques.
  • A ce rapport de la BRI s’ajoutent quatre « articles spéciaux », portant tous sur d’autres dossiers alarmants du système financier international. Les titres parlent d’eux-mêmes : « Dette des ménages et macro-économie », « Ce qui conduit la dynamique des prix immobiliers », « Sommets jumelés dans les prix des actions et de l’immobilier ? » et « Le marché hypothécaire danois ». Ce dernier vante la stabilité du marché hypothécaire danois régulé, contrairement à l’accumulation des risques systémiques chez les géants hypothécaires américains, Fannie Mae et Freddie Mac (voir plus haut).

Dans la semaine s’ouvrant le 8 mars, jour de parution du rapport de la BRI, le chaos sur les marchés financiers a atteint un nouvel apogée. Outre les turbulences entre les valeurs des grandes devises internationales, les marchés boursiers ont connu leur plus importante chute en six mois, aggravée par les attentats de Madrid.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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