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Motion pour un Nouveau Bretton Woods soutenue par la majorité au Sénat italien

La rédaction

31 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Quelques jours après avoir participé à un débat public sur le Nouveau Bretton Woods de LaRouche, le sénateur italien et président de la commission des Finances, Mario Baldassari, a présenté publiquement lors d’une interview au quotidien économique Il Sole 24 Ore, sa motion pour un Nouveau Bretton Woods. « La grave crise financière internationale n’est en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Derrière cela, il y a les déséquilibres de l’économie mondiale qui sont bien plus profonds et extrêmes, et qui nécessitent une remise à plat complète de la gouvernance », explique t-il. « C’est ainsi que Mario Baldassari a motivé sa décision d’introduire au nom du PdL [le parti de coalition de Silvio Berlusconi, ndlr] une motion contraignant le gouvernement à l’action dans les réunions internationales », précise le quotidien.

La motion Baldassari est une copie de la motion Peterlini, avec le nom de LaRouche en moins. [*]

Dans son interview, Baldassari a appelé à l’élargissement du G8 à la Chine et à l’Inde. « D’un côté, il y a les Etats-Unis qui consomment plus que ce qu’ils ne produisent, et qui ont un déficit commercial équivalent à 7% de leur PNB (…) De l’autre, il y a la Chine, qui consomme moins qu’elle ne produit, qui a un énorme excédent et qui l’utilise pour acheter la dette américaine (…) Comme nous le savons, le G8 doit être réformé (…) Dans cinq ans, la Chine aura le plus gros PIB devant les Etats-Unis, le Japon, la Russie, l’Inde, le Brésil, la Corée (…) Nous ne pouvons pas dire : nous décidons au G8, et ensuite on invite la Chine et l’Inde, deux pays qui représentent le tiers de l’économie mondiale. »

Malheureusement, Baldassari appelle aussi à la « souveraineté politique de l’Europe », avec la création des « Etats-Unis d’Europe ».


[*Motion introduite le 8 octobre 2008, sous le numéro 1-00036

Le Sénat

Attendu que,

L’intensification de la crise financière internationale ces dernières semaines, avec, entre autres, les faillites de Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et AIG, a forcé le gouvernement américain et de nombreuses banques centrales à intervenir en urgence pour éviter une réaction en chaîne qui mettrait l’économie mondiale à genoux ;

La gravité de cette crise, représentant une menace pour les conditions de vie des peuples du monde et une source de déstabilisation stratégique, a déjà été dénoncé par le Parlement italien en 2001 (motion Lettieri à la Chambre, motion Peterlini au Sénat, et d’autres) dans des motions appelant le gouvernement italien et la communauté internationale à agir pour créer un nouveau système financier évitant les crises financières futures et promouvant la reconstruction de l’économie réelle ;

Malgré ces appels, les autorités politiques et monétaires en Europe et aux Etats-Unis ont continué à permettre – et promouvoir de fait - une économie basée sur la croissance de valeurs financières fictives, sans aucuns liens avec l’économie productive, comme on l’a vu dernièrement avec la bulle des hypothèques subprime et la spéculation sur les matières premières, l’énergie et l’alimentaire ;

L’absence de mesures pour changer de direction a mené aux évènements dramatiques de ces derniers mois et de ces derniers jours. A l’heure actuelle, les autorités se retrouvent à courir d’un feu à l’autre, rendant plus évident encore que le trou engendré par la spéculation ne peut être bouché. Malheureusement, plutôt que de suivre l’exemple de la reconstruction d’après guerre en Europe ou du New Deal du président américain Franklin Delano Roosevelt pendant la Grande Dépression, les autorités tentent aujourd’hui d’utiliser les fonds fournis par les Etats pour couvrir les pertes engendrées par les titres hypothécaires (MBS – Mortgage Backed Securities) et les instruments dérivés qui ont multiplié les valeurs spéculatives au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. On peut noter l’exemple du but déclaré dans le sauvetage d’AIG et d’autres institutions, de garantir la couverture des titres dérivés liés à la spéculation dans le secteur des prêts subprime plutôt que de protéger les activités économiques ordinaires. Une telle tentative est non seulement inutile, mais elle promet d’aggraver la crise qu’elle prétend résoudre en provoquant de surcroît une hyperinflation. En effet, une enquête récente du Congrès américain a montré que les liquidités émises par les banques centrales pour sauver les opérateurs financiers sont utilisées pour de nouvelles activités spéculatives qui ont amené à l’explosion des prix du pétrole et des produits alimentaires ces derniers mois.

Par conséquent,

Le gouvernement italien doit agir au niveau international pour promouvoir une réorganisation du système monétaire et financier international, et coopérer avec les principales puissances mondiales pour établir un nouveau système, sur le modèle du Nouveau Bretton Woods proposé par l’économiste américain Lyndon LaRouche :

1. La réorganisation du système financier devra suivre le modèle de redressement judiciaire dans lequel les dettes spéculatives – qui représentent la grande majorité des valeurs inscrites dans les bilans des principales banques commerciales et d’affaires, ainsi que d’autres institutions financières et même des collectivités locales italiennes ( !) – seront annulées afin de sauver, jusqu’à un certain montant, les investissements des petits épargnants, y compris dans les fonds de pension et les autres instruments financiers non-spéculatifs, et de garantir le financement des activités essentielles de l’économie réelle. Le Bien commun (General Welfare) doit précéder les obligations financières créées pour alimenter la bulle spéculative.

2. De nouvelles règles devront garantir la stabilité nécessaire pour la production et le commerce international : a. des taux de changes décidés par voie de traité (« fixed exchange rates »), évitant ainsi les oscillations spéculatives des marchés ; b. un contrôle des transferts de capitaux spéculatifs (« capital controls »), favorisant les investissements à long terme dans l’économie productive ; c. un système de crédit assurant des investissements à bas taux d’intérêts et à long terme dans l’infrastructure, l’industrie et la haute technologie (« productive credit ») afin de rompre avec la tendance de ces dernières décennies encourageant la recherche du profit facile qui pénalise l’activité productive.

3. Un système de crédit plutôt qu’un système purement monétaire. Considérant que les banques centrales émettent arbitrairement de la monnaie pour des raisons d’ajustement monétaire, il convient de créer un système qui fournisse le crédit dans le but d’encourager le développement économique.

Enfin, considérant l’histoire tragique des guerres qui ont éclaté, coïncidant avec les crises économiques passées, il convient d’agir pour que les pays européens et l’Union européenne, travaillent en accord avec les principales puissances mondiales dont les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, l’Amérique latine et l’Afrique, afin de afin de poser les bases d’une coopération internationale pouvant réaliser les objectifs précités.

Les sénateurs BALDASSARRI , GASPARRI , QUAGLIARIELLO , BRICOLO , ALLEGRINI , ALICATA , AUGELLO , AZZOLLINI , BALBONI , BARELLI , BATTAGLIA , BENEDETTI VALENTINI , BEVILACQUA , BONFRISCO , BORNACIN , BOSCETTO , BUTTI , CALIGIURI , CARRARA , CARUSO , CASOLI , CASTRO , CENTARO , CICOLANI , COMPAGNA , COLLI , COLLINO , CONTI , COSTA , CURSI , D’ALI’ , D’AMBROSIO LETTIERI , DE ANGELIS , DE ECCHER , DE GREGORIO , DE SENA , DI GIACOMO , DI STEFANO , DIGILIO , FASANO , FERRARA , FLERES , FLUTTERO , FRANCO Paolo , GAMBA , GARAVAGLIA Massimo , GENTILE , GERMONTANI , GRAMAZIO , GRILLO , IZZO , LATRONICO , LAURO , LICASTRO SCARDINO , MARAVENTANO , MAZZARACCHIO , MENARDI , MESSINA , MUGNAI , NANIA , NESPOLI , NESSA , PALMIZIO , PARAVIA , PICCIONI , PISANU , PISCITELLI , POLI BORTONE , PONTONE , POSSA , RAMPONI , SACCOMANNO , SALTAMARTINI , SANCIU , SANTINI , SARO , SCIASCIA , SCOTTI , SPADONI URBANI , SPEZIALI , TOFANI , TOMASSINI , TOTARO , VACCARI , VALDITARA , VALENTINO , CUFFARO , RIZZOTTI

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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