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Non à la privatisation de la Police !

La rédaction

19 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – « Ras-le-bol des salades, les poulets veulent du blé ! » Voilà un des slogans drolatiques lancés par des centaines de policiers qui manifestaient en novembre 2009 à Angers pour protester contre le manque de moyens dont souffre leur profession. Ils étaient plusieurs milliers le 3 décembre. Si la sécurité est un sujet d’enchères politiques permanentes, les coupes budgétaires sont, elles aussi, permanentes. Alors qu’en cinq ans, douze mille postes ont été supprimés dans la police nationale, ceux qui restent se retrouvent pris entre deux feux : en bas ceux qui veulent « casser du flic » dans les quartiers et en haut, ceux qui la privent des moyens pour être efficace.

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Alors que les trafics prospèrent, que les armes de guerre circulent et qu’une culture du virtuel a désinhibé des pans entiers d’une jeunesse précarisée, la violence se banalise. Comment expliquer alors, qu’au moment où Sarkozy annonce sa « guerre contre la délinquance » [non-financière], des quartiers entiers ne sont plus protégés, des territoires sont abandonnés et les commissariats ferment.

« Il y a un gouffre entre le discours et la réalité sur le terrain », déclare Yannick Danio, délégué national d’Unité SGP Police interrogé par Le Point. « A Grenoble, on n’a même plus de budget pour mettre de l’essence dans les véhicules de service ». « C’est le système D, déplore un commissaire. Pour réparer le fourgon de Police-Secours, j’ai dû m’arranger avec le garagiste du coin et, pour les ordinateurs, les meubles de bureau, jusqu’au papier de l’imprimante, je dois quémander auprès des chefs d’entreprise que je connais. »

En réalité, on nous prépare la privatisation de la police ! L’Etat livre sa police aux villes, en la municipalisant, et au secteur privé qui se lèche les babines. Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite « Loppsi 2 », prévoit la constitution d’une « réserve civile », composée de policiers à la retraite mais aussi de vigiles privés contractualisés pour des missions temporaires en tant que « collaborateurs occasionnels » de la police. A terme, craignent les spécialistes, c’est l’amorce d’une milice privée et d’un mercenariat, radicalement aux antipodes de l’esprit républicain.

Alors qu’il faudrait une véritable police de proximité au service de la République, bien formée et disposant de moyens suffisants, on voit prospérer des polices municipales au service des maires, ou pire encore, des vigiles mercenaires au service de sociétés privées.

Aux policiers, on ne demande que de « faire du chiffre », quitte à tricher, par exemple en arrêtant à plusieurs reprises les mêmes individus relâchés douze heures plus tard, car c’est « toujours ça de plus dans les statistiques que réclament les chefs de cabinet des ministres », comme le relate un agent de la PAF.

Depuis 2004, lorsque Sarkozy devint ministre de l’Intérieur, on leur demande de « faire des familles », car ramasser six immigrés d’un coup « c’est bon » pour les stats ! A Metz, un policier de la PAF, qui, écœuré de telles pratiques, avertit d’avance certaines familles, déclare que cela lui rappelle « les rafles ». Quand le préfet lui annonce qu’il va passer en conseil de discipline, le policier lui rétorque : « Faites ce que vous voulez, moi je ne fais que dire la vérité. » Et il ajoute : « Il y a deux sortes de préfets, les Papon et les Moulin, moi je suis du côté des Moulin ».

Dans la police, le malaise vire à l’écœurement. Des milliers de commentaires et de témoignages enflamment le web comme sur « Le blog de la police » qui aligne déjà 6000 inscrits. La jacquerie numérique inquiète le pouvoir à tel point que la direction de la police vient d’émettre une note de service déconseillant aux policiers de s’inscrire sur Facebook.

Dans la gendarmerie, le sentiment est semblable. Le 25 mars 2010, pour avoir critiqué la fusion entre la Police nationale et la Gendarmerie qu’exige le RGPP (voir l’article Résistance des services publics : de l’indignation à la désobéissance éthique), le chef d’escadron de gendarmerie Jean-Hugues Matelly est radié des cadres par « mesure disciplinaire » sur décret du président de la République.

Pour soutenir Matelly, un autre gendarme publie alors sur le forum de l’association « Gendarmes et citoyens » un poème intitulé « Il pleut sur nos képis ». A son tour, il est suspendu par sa hiérarchie qui considère qu’il s’agit d’une offense grave au chef de l’Etat. Sur France Info, Jacques Bessy, le vice-président de l’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil), s’est déclaré inquiet face à cette « répression des délits d’opinion, ce qui rappelle d’autres pays et d’autres régimes ».

Sarkozy ? « La déception est d’autant plus grande que c’est en partie grâce à nous que Sarkozy a été élu », regrette un major de la Sécurité publique du 93. Promis, cela n’arrivera plus jamais.


Lire aussi :
Résistance des services publics : de l’indignation à la désobéissance éthique


Voir les 2 commentaires

  • matière invisible • 20/08/2010 - 14:30

    Notre président actuel de la ripoublique l’a bien dit lors de ses tracts publicitaires ou de ses interviews : sa politique économique c’est de faire fonctionner l’état comme une entreprise privée (on sous traite) et de baser la vitalité de l’économie sur la richesse de certains (qui devrait profiter aux autres). C’est de la propagande pour homme des carvernes.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 19/08/2010 - 22:05

    C’est un retour en arrière de 1000 ans que nous propose not’Sarko ! Du temps où l’état-nation n’existait pas encore et où les "possédants" avaient leur armée leur collecteur d’impôts et se faisaient le guerre entre eux !

    Dans ces temps anciens les villes avaient des murailles et des portes que l’on fermait le soir et ailleurs les châteaux forts avaient douves et pont-levis et les paysans, les serviteurs et les seigneurs vivaient tous ensemble. Il ne faisait pas bon circuler sur les chemins où les tueurs, pilleurs et violeurs essayaient de survivre en semant la mort et la haine sur leur passage etc...

    Dans ces temps là aussi, les édifices religieux poussaient comme des champignons comme si pour de dédouaner de leurs actes malfaisants les "riches" "rachetaient" une conduite envers la religion !!!

    Est-ce cela que nous propose notre enfin plutôt le Sarko ?

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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