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Nouvelles révélations sur les mensonges de Cheney

La rédaction

La semaine dernière, de nouvelles révélations sont parues dans la presse sur les mensonges systématiquement répandus par le vice-président Dick Cheney pour justifier la guerre contre l’Irak. C’est le Los Angeles Times qui a ouvert le feu le 20 novembre avec un scoop exclusif, basé sur des interviews de responsables du renseignement allemand (BND). On se rappellera l’histoire des laboratoires mobiles secrets de Saddam Hussein, destinés, selon Cheney, à produire des armes nucléaires. Or, la principale source de cette allégation est un individu connu sous le nom de code « Curveball », réputé pour ses affabulations et son penchant pour l’alcool. Bien que les responsables américains aient été prévenus à maintes reprises du fait que les informations de Curveball étaient suspectes et non fiables, l’équipe de renseignement de Cheney a utilisé à fond la désinformation qu’il lui fournissait. A lui seul, le sous-secrétaire à la Défense, Doug Feith, a produit 75 rapports basés sur les mystifications provenant de cette source. Et le secrétaire d’Etat Colin Powell, dans son plaidoyer en faveur de la guerre devant le Conseil de sécurité, le 5 février 2003, utilisa des éléments fournis par Curveball. Le Times de Los Angeles cite Powell qui affirme que certains responsables de la CIA et de la DIA, présents dans la même pièce, ne l’avaient pas mis en garde contre la non fiabilité du matériel de Curveball. « Powell disait que jamais, au cours des trois journées de briefings intenses au QG de la CIA avant son discours aux Nations unies, il n’avait été mis au courant du fait qu’il allait utiliser du matériel que la CIA et la DIA avaient déjà rejeté comme faux. "Comme vous pouvez l’imaginer, je n’étais pas content", dit Powell. "Ce qui m’a vraiment déplu, c’est qu’ils avaient produit une burn notice sur ce type, et des personnes présentes à mes briefings le savaient". » (Une burn notice sert à notifier que telle ou telle source de renseignement est un affabulateur et non digne de confiance).

L’agent du BND qui suivait Curveball déclara aux journalistes du LA Times que lorsqu’il entendit Powell invoquer les affirmations de cette source « pour justifier la guerre, sa réaction fut la suivante : "Nous étions choqués ! (...) Mein Gott ! (sic) Nous leur avions toujours dit que ce n’était pas fondé, que ce n’était pas du renseignement fiable". »

Comme les sources de la CIA ayant « corroboré » ses informations, selon l’article, Curveball faisait partie du réseau de fabulateurs d’Ahmed Chalabi et les officiers de la CIA qui dénonçaient ses mensonges se voyaient écartés, voire renvoyés.

L’affaire Curveball a également été couverte dans la presse allemande. Dans le reportage de la radio publique DFL du 22 novembre, on précisait que Cheney triait délibérément les informations pour ne retenir que celles qui l’intéressaient, n’hésitant pas à en utiliser certaines, considérées comme dénuées de fondement, pour pousser à la guerre. Le 1er avril 2004, dans un article consacré à Curveball, l’hebdomadaire Die Zeit avertissait que certains cercles américains tentaient de faire porter à la BND la responsabilité des renseignements erronés.

Le 29 août 2004, une lettre d’information allemande online, Telepolis, publia l’histoire de Curveball, la liant directement à la machine de désinformation de Chalabi et de l’INC (Congrès national irakien), machine mise en place par certains éléments du Pentagone proches de Cheney, notamment au Bureau des plans spéciaux (OSP). Telepolis montrait comment l’INC transmettait de faux renseignements à des services étrangers qui, à leur tour, les faisaient passer aux Etats-Unis pour en dissimuler l’origine. L’article décrivait Chalabi comme un homme de paille de l’OSP, dirigée par Bill Luti. Ce dernier s’est fréquemment vanté de travailler pour le chef de cabinet de Cheney, Lewis Libby, actuellement inculpé pour avoir menti au grand jury dans l’affaire Valerie Plame.

Le 22 novembre, Murray Waas écrivait dans le National Journal que la Maison Blanche avait refusé de fournir à la commission du Renseignement du Sénat (SSCI) deux documents cruciaux de la CIA, prouvant tous deux que la Maison Blanche savait pertinemment, dès le 21 septembre 2001, qu’il n’y avait aucun lien entre Al-Qaida et le régime de Saddam Hussein, et donc aucune relation entre ce dernier et les attentats du 11 septembre.

Le premier document en question est le briefing quotidien de la CIA destiné au Président, daté de ce jour-là, informant sans ambiguïté Bush et Cheney de l’absence de liens entre le dictateur irakien et le réseau terroriste. Plus encore, la CIA précisait que Saddam Hussein était un ennemi d’Al-Qaida, qu’il considérait comme un groupe d’islamistes radicaux opposés au régime baassiste. Le second document est un mémorandum plus élaboré de la CIA, donnant des détails sur les enquêtes menées par la communauté du renseignement sur ce sujet.

Face à cette évaluation de la CIA, l’appareil de Cheney décida de créer une « cellule du renseignement sur l’Irak » officieuse, rattachée au bureau de Doug Feith. Au départ, elle était composée de deux hommes, un « journaliste » mercenaire du nom de Michael Maloof, et le néo-conservateur David Wurmser, un extrémiste pro-Likoud dont la femme, Meyrav, est collaboratrice du Hudson Institute et d’un groupe travaillant pour le renseignement israélien. Ils étaient chargés par Feith de « faire le tri » des données de la communauté du renseignement et d’autres agences extérieures, afin de fabriquer des renseignements « alternatifs » montrant que Saddam était une cible légitime de représailles suite au 11 septembre.

Parmi les contre-informations fournies, citons la prétendue réunion entre Mohammed Atta et un responsable du renseignement irakien à Prague un an avant les attaques du 11 septembre. Cheney continua à dénoncer les liens entre Atta et l’Irak, bien après que les agences officielles de renseignement, y compris le FBI, les aient discrédités.

En janvier 2002, Maloof et Wurmser furent remplacés par deux officiers de réserve du renseignement naval. Le second trouva alors un poste au bureau de John Bolton, à l’époque responsable du contrôle des armements au département d’Etat. Par la suite, Bolton « prêta » Wurmser à Cheney, et en septembre 2003, il devint adjoint du vice-Président chargé du Moyen-Orient.

Feith, de son côté, continua à produire de faux rapports de renseignement qui atterrissaient directement sur le bureau de Cheney. Un de ces rapports sur les soi-disant liens entre Saddam et Al-Qaida contenait une annotation écrite de la main de Cheney : « C’est vraiment très bien fait. (...) Encourageant. (...) pas comme la m... que nous avons l’habitude d’obtenir de la CIA. »

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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