Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

15 novembre - 17 novembre : A la juste colère des gilets jaunes Lire 15 novembre - Le Plan en Chine, une idée neuve pour la France ? Lire 15 novembre - Jean-Christophe Vautrin : L’histoire chinoise des Routes de la soie Lire
AccueilActualité
Brèves

Nucléaire iranien : les anciens experts de l’AIEA mettent en garde contre la propagande des va-t-en-guerre

La rédaction

23 février 2012 (Nouvelle Solidarité) – Environ 200 personnes étaient rassemblées à Washington D.C. le 21 février dernier, pour une conférence organisée par le Conseil national irano-américain (NIAC), à propos du régime d’inspection des armes de destruction de masse en Iran.

Parmi les orateurs se trouvaient Hans Blix, (ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’AIEA), Trita Parsi, (présidente du NIAC), Robert Kelley (ancien inspecteur en chef de l’AIEA en Irak), et Colin Kahl (ancien assistant du secrétaire adjoint à la Défense pour le Moyen-Orient). Michèle Steinberg de la revue Executive Intelligence Review (EIR) était présente dans la salle et nous a fait parvenir le rapport suivant.

Trita Parsi, la modératrice de la conférence, a tout d’abord soulevé le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de novembre dernier, se demandant si les allégations contenues dans ce rapport, fournies par les services de renseignement nationaux avaient été vérifiées.

Revenant sur un article qu’il avait écrit concernant ce rapport, Robert Kelley a dit qu’il ne pouvait toujours pas se prononcer, au 21 février, sur les renseignements fournis par ces agences nationales car ils sont secrets. Une chose qu’il peut dire toutefois, est que l’ancien directeur de l’AIEA Mohamed El Baradei avait en son temps refusé de les utiliser, car il estimait qu’ils étaient sans fondement et peut-être même fabriqués de toute pièce. Il a ajouté que les récentes informations utilisées contre l’Iran ressemblaient fort aux accusations lancées contre l’Irak en 1995, et qui avaient été utilisées pour faire dérailler tout le processus d’inspection.

Hans Blix a pour sa part expliqué qu’une partie de l’information obtenue par les inspecteurs vient de leurs tournées sur le terrain, mais que celle qui leur est transmise à travers l’AIEA, en provenance des services de renseignement nationaux, n’est basée sur aucune preuve. Ceci est très dangereux, a-t-il dit, rapportant que lorsqu’il était inspecteur en chef en Irak pour les armes de destruction de masse (à l’exclusion des armes nucléaires), il avait presque alerté le Conseil de sécurité de l’ONU concernant la présence de grandes quantités d’Anthrax, mais il avait finalement décidé de ne pas le faire car les rapports des services de renseignement nationaux qu’on lui avait remis n’étaient accompagnés d’aucun fait probant. Par conséquent, El Baradei était très prudent avec ce genre de chose, et si l’AIEA n’obtient aujourd’hui aucune évidence réelle, elle devrait faire attention.

Blix, Kahl et Kelley ont tous dit que la récente résolution du Sénat américain pour empêcher l’Iran de devenir un pays capable de construire des armes nucléaires est un réel problème. Blix a montré qu’il n’existe pas de pays capable de construire la bombe : le savoir-faire en terme d’enrichissement de l’uranium devient essentiellement une capacité de devenir une puissance nucléaire uniquement lorsque la décision a été prise. Par exemple, le Japon a des tonnes de plutonium et n’a jamais construit la bombe. La Corée du Nord a conduit des tests avec des explosifs nucléaires, mais n’a pas été classée comme puissance nucléaire par la communauté internationale. Par conséquent, cette expression (pays capable de construire des armes nucléaires) n’est d’aucune utilité, et la seule condition qu’Israël est prêt à accepter est l’absence totale de toute activité d’enrichissement, et c’est une chose avec laquelle l’Iran ne sera jamais d’accord.

Parsi a déclaré que la meilleure manière de convaincre l’Iran à construire la bombe serait de l’attaquer. Kahl a rajouté que la pire chose serait en effet des frappes inefficaces, menées par les Israéliens, car cela amènerait les Iraniens à reconstruire leurs capacités, dans des endroits hors de portée, et entraînerait l’expulsion des tous les inspecteurs de l’AIEA. Ainsi, le monde ne serait plus du tout en mesure de savoir ce que fait l’Iran.

Parsi a demandé si les sanctions pouvaient amener les Iraniens à décider de construire la bombe, comme le feraient très certainement des frappes, et Blix a répondu qu’il est clair que si des frappes avaient lieu, elles auraient pour effet d’unifier tous les Iraniens derrière la décision de construire des armes nucléaires, et de consolider un régime qui n’est pas très enclin à négocier. Surtout, toute attaque israélienne, ou autre, serait incompatible avec une provision de la charte de l’ONU, requérant au préalable une résolution, et avec une autre condition de la Charte qui stipule qu’un pays peut en attaquer un autre uniquement comme acte de défense à une attaque armée. Or, l’Iran n’a pas attaqué Israël, ou tout autre pays. Les déclarations de l’Iran à l’égard d’Israël ne peuvent être considérées comme une menace d’attaque imminente, sinon les déclarations israéliennes contre l’Iran pourraient l’être tout aussi bien, sinon plus.

Blix a écorché au passage Barack Obama, rappelant qu’au moment de son discours de réception du prix Nobel, il avait dit qu’il préférerait agir sur la base du droit international, mais qu’il ne pouvait garantir qu’il se limiterait au droit international pour prendre ses décisions. Kahl a terminé en disant que la plus grande menace à l’heure actuelle en terme de guerre est une attaque israélienne sur l’Iran.

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • petite souris • 04/03/2012 - 20:42

    Le sage médite encore, le fou a terminé l’affaire. Proverbe russe

    La raison est ce qui effraie le plus chez un fou. Anatole France

    Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou. Friedrich Nietzsche

    La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. Charles de Gaulle

    Répondre à ce message

  • cohen • 26/02/2012 - 09:42

    y a t il un accord de défense commune des pays riverains de la mer caspienne dont l ’ iran et la russie ?

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

J. Cheminade : "La guerre n’est cependant pas une fatalité"

9 novembre 2011
Actualité
J. Cheminade :

Hans Blix : il n’y a aucune raison d’attaquer l’Iran

18 novembre 2011
Brèves
Hans Blix : il n’y a aucune raison d’attaquer l’Iran

La stratégie britannique en Iran : Guerre et dépopulation

14 novembre 2011
Vidéos
La stratégie britannique en Iran : Guerre et dépopulation

Les Moudjahiddines du peuple iranien, troupes de choc de l’Empire britannique ?

20 février 2012
Brèves
Les Moudjahiddines du peuple iranien, troupes de choc de l’Empire britannique ?

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard