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Nucléaire iranien : loin d’Obama, Iraniens et Américains défendent l’approche russe pour éviter la guerre

La rédaction

20 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’un forum organisé le 13 décembre à New York par l’Asia Society, de nouvelles propositions ont été formulées pour écarter le danger d’un conflit avec l’Iran, qui ne manquerait pas de dégénérer en conflit régional ou plus. Elles sont venues de l’ancien chef de l’équipe des négociateurs iraniens Hossein Mousavian, aujourd’hui professeur invité à la Woodrow Wilson School of Public and International Affairs de l’Université de Princeton, et de l’ancien ambassadeur américain Thomas Pickering, co-auteur en 2008 d’une proposition permettant à l’Iran de construire sur son territoire une usine d’enrichissement d’uranium sous gestion d’un consortium international. Mousavian a notamment révélé le contenu jusqu’ici secret des discussions qui se sont tenues cet été entre l’AIEA et l’Iran.

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Hossein Mousavian (au centre) et Thomas Pickering (à droite), lors du forum de l’Asia Society, New York, le 13 décembre 2011.
Crédit : capture asiasociety.org

Mousavian et Pickering conviennent que la proposition récente de la Russie en faveur d’une approche « pas à pas » visant à trouver un accord sur le programme nucléaire iranien est le meilleur outil disponible pour réduire les tensions entre l’Iran, les Etats-Unis et l’Europe. La proposition russe a été formulée à la mi-juillet par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à la suite de discussions avec son homologue américaine Hillary Clinton et le Président Barack Obama. Ce plan prévoit que l’Iran réponde à un certain nombre de questions posées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En échange, l’Occident lèverait graduellement les sanctions imposées à Téhéran.

Décrivant l’évolution de la pensée iranienne sur l’avenir des négociations sur le nucléaire, Mousavian a révélé que lorsque le secrétaire général de l’AIEA Yukiya Amano s’était rendu à Téhéran en août, l’Iran n’était pas seulement préparé à répondre aux questions, mais avait donné carte blanche à l’Agence pour inspecter l’ensemble de ses installations nucléaires.

Lorsque Amano exigeait un accès à la partie Recherche & Développement des centrifugeuses de dernière génération développées par l’Iran, Téhéran y a consenti, bien qu’en principe, c’est seulement en application des protocoles supplémentaires du traité de non-prolifération qu’elle doit s’y soumettre. Les autorités iraniennes ont également signifié à Amano leur volonté de certifier l’AIEA comme superviseur des installations nucléaires iraniennes pour une période de cinq ans, comme le réclament la plupart des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Feu vert également pour la mise en application du protocole additionnel et un certain nombre d’arrangements subsidiaires. En échange, l’Iran obtiendrait la levée des sanctions.

Mousavian a souligné qu’aucun autre pays, ni le Japon, ni l’Argentine, ni le Brésil, n’a montré la R&D de ses centrifugeuses, alors que l’Iran l’a fait.

Pickering a immédiatement déclaré que Mousavian venait de donner une dimension nouvelle au dialogue entre leur deux pays en révélant ce qui jusqu’ici n’était pas public. Il a également dit que les Etats-Unis avaient accepté le principe d’une procédure graduelle pour résoudre le problème mais que selon eux, il transparaissait trop que le seul but recherché était la levée des sanctions. « Je garde bon espoir », dit-il néanmoins, que l’Iran accepte ce type d’approche et que les Etats-Unis ne le rejettent pas complètement.

Aussi bien Mousavian que Pickering ont insisté sur le fait qu’il y a des domaines d’intérêt mutuel sur lesquels les deux pays pourraient coopérer, notamment l’Irak, l’Afghanistan (où les deux pays ont coopéré lors de la première année de la guerre dans ce pays) et le trafic de drogue sur lequel pour la première fois une coopération régionale pourrait s’engager. En corrélant la présence américaine en Afghanistan avec les déploiements des flottes américaines et iraniennes dans le Golfe persique, Pickering a constaté qu’une « guerre accidentelle ou par erreur de calcul doublerait la tragédie ». Il faut l’éviter à tout prix en améliorant la communication entre experts militaires des deux pays. Chacun constatait un contexte défavorable du fait des élections dans chaque pays, contexte de surenchère électorale qui complique le dialogue. Evoquant les candidats en lice dans son propre pays, Pickering a dit que battre les tambours de guerre à fond la caisse « n’aide pas ».

Alors que la presse américaine regorge de propagande belliqueuse contre l’Iran, les grands médias n’ont pas consacré une seule ligne au dialogue entre Pickering et Mousavian. Pour les diplomates sérieux, un enregistrement vidéo complet de l’échange est disponible sur le site de l’Asia Society.

>>> Noël : notre mobilisation internationale contre la guerre qui rôde

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  • Cluzel Michel • 24/12/2011 - 22:13

    Juppé et Sarkozy sont-ils conscients d’engager la France dans un conflit mondial ?
    C’est de Sarkozy qui s’AGITE qui à frapper en traître un grand coup en Libye.
    Et, d’avoir ramené le gouverneur de Tripoli, pour diriger les commandos armés, par la France pour tuer les citoyens Syriens.
    Du côté Américains des voix pour la paix s’élèvent pour faire taire la guerre.
    Après tout Sarkozy n’est qu’un pion pour Israël.
    Pour décider à la place du Pentagone, Sarkozy prend des risques qui empoisonneront l’existence de la France qui tombera encore, dans le ridicule, pour une guerre qui n’aura peut-être pas lieu !!!

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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