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Obama et les Britanniques rejettent l’idée d’interdire les CDS

La rédaction

12 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) – Athènes, avec l’appui de l’Allemagne, de la France, du Luxembourg et de la Commission européenne, exige de Washington des engagements fermes contre « ces spéculateurs qui n’accordent de valeur qu’aux profits immédiats, avec un mépris absolu pour les conséquences sur le système économique plus large ». Voilà le message fort envoyé par le Premier ministre grec, Georges Papandreaou, à l’occasion de sa première rencontre avec Barack Obama, sommé d’adopter des règles sévères pour enrayer « le fléau » de certains produits financiers dérivés, en particulier les « Credit Default Swaps » (CDS), souvent présentés comme de simples assurances contre le risque de défaut, devenu un énorme marché ! Rappelons que les CDS étaient au centre du scandale AIG et forment le cœur de l’énorme bulle financière en cours d’explosion de plusieurs millions de milliards de dollars.

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Les CDS, ça marche comment ? Pour décrire ce qui arrive à la dette souveraine de la Grèce, Papandréou explique que « c’est comme si quelqu’un prenait une assurance-incendie sur la maison de son voisin. Il aurait alors tout intérêt à y mettre le feu pour toucher l’assurance… ».

En effet, des spéculateurs (Goldman Sachs, JP Morgan, etc.) peuvent miser sur le défaut de paiement de l’un des pays de l’UE sans pour autant détenir les obligations d’Etat sous-jacentes ! Autrement dit, les opérateurs pratiquent les « ventes à nu » (naked selling) permettant de tirer profit de la baisse du cours d’un titre. Or, d’après les experts, 90% des 40000 milliards de dollars de CDS sont des « ventes à nu » !

Pour ce faire, le spéculateur procède en quatre étapes : emprunt du titre, cession, rachat et restitution. Les deux premières étapes se font de manière quasi concomitante. Le spéculateur emprunte auprès d’une institution financière un certain nombre de titres dont il est sûr de voir la valeur baisser, surtout grâce à des complices dans les agences de notation ou la presse financière (Financial Times, Wall Street Journal, etc.). Après avoir emprunté les titres, le spéculateur les cède immédiatement sur le marché. Il attend ensuite de voir les prévisions se réaliser. Si cela se produit, il rachète alors les titres à un prix moins élevé. Il ne lui reste plus qu’à les restituer à leur propriétaire d’origine. Entre-temps, le spéculateur empoche la différence entre le prix auquel il a vendu les titres et celui auquel il les a rachetés. Autrement dit, plus la valeur du titre visé baisse, plus les gains sont élevés…

Si Papandréou affirme poliment avoir obtenu d’Obama une « réponse positive » à sa demande de régulation, ce dernier n’a fait aucune déclaration et a même snobé le Premier ministre grec lors de la réception officielle. D’après le Financial Times Deutschland, les Britanniques s’opposent eux aussi à toute régulation et selon le Wall Street Journal, l’administration Obama s’y oppose tout autant. Le journal, qui a interrogé le principal régulateur des marchés américains, la Securities and Exchange Commission (SEC), n’a eu aucune réponse. D’ailleurs, une source proche de la Maison Blanche a confié au quotidien que la « réforme bancaire » d’Obama suffisait largement pour traiter le sujet évoqué par Papandréou. Le 26 février, au cours d’une audition parlementaire, le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner avait déclaré qu’il « ne jugeait pas nécessaire d’interdire les ventes à terme à découvert, car cela ne serait pas fondamentalement utile ».

Pourtant, lors d’une conférence téléphonique, Gary Gensler, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), n’a pas épargné ses critiques à l’encontre des marchés des dérivés échangés de gré à gré. « Le recours aux CDS, rendu possible par les accords de Bâle II, a permis à de nombreuses banques de réduire le capital réglementaire à des niveaux dangereusement bas. Ils ont également contribué à affaiblir les règles de souscription, en particulier pour les titrisations d’actifs. » La CFTC plaide pour un corps réglementaire unique embrassant à la fois les CDS et les dérivés de gré à gré, applicable à la totalité des négociateurs.

En Europe, c’est surtout la cacophonie qui règne. Alors que Merkel et Sarkozy se retrouvent le dos au mur avec la crise grecque, l’autorité de régulation allemande (BaFin) n’a-t-elle pas réautorisé il y a un mois les « ventes à nu » ! Maintenant que l’euro est menacé, José Manuel Barroso s’empare du sujet. Maniant la carotte et le bâton, Bruxelles brandit la menace de l’interdiction de certains produits financiers pour essayer de faire accepter un minimum de régulation. « Bruxelles étudie l’interdiction des ventes spéculatives », titrait Les Echos. « On ne doit pas être autorisé à s’assurer contre un risque auquel on n’est pas exposé », résume-t-on dans l’entourage du commissaire européen au Marché intérieur et aux Services financiers, Michel Barnier, qui annonce qu’il prendra « avant l’été » une initiative pour encadrer ce marché purement spéculatif. Interdire ou réguler ? Pour sa part, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, affirme dans une interview à Agefi Hebdo, que « l’opacité des marchés de CDS (…) n’est plus acceptable ». Cependant, il s’oppose « à l’interdiction de tel ou tel instrument de marché car la spéculation se reporterait alors sur un autre instrument ou sur la dette elle-même ». En Angleterre, la Financial Services Authority (FSA), dans son rapport annuel sur les risques qui se posent en 2010, insiste également sur les dangers d’une régulation excessive…

Autre pomme de discorde entre Bruxelles et Washington : le projet européen d’une directive visant à encadrer les activités des fonds alternatifs (hedge funds et private equity funds). Répondant à cette offensive, Tim Geithner a envoyé le 1er mars à Michel Barnier, une lettre soulignant la nécessité pour les Etats-Unis et l’Europe de travailler ensemble sur la régulation du secteur. D’après Geithner, les fonds spéculatifs, les groupes d’investissement et les banques américaines pourraient subir une discrimination si l’Europe adoptait des propositions visant notamment à réduire l’accès des investisseurs européens à des fonds basés hors des 27 pays de l’Union. Idem si les fonds non européens voulant opérer dans l’UE étaient obligés de se plier aux nouvelles règles et de ne conserver leur argent que dans des banques européennes. « Taxer l’Europe de protectionnisme alors que les Etats-Unis viennent de modifier l’appel d’offres sur leurs avions ravitailleurs pour en évincer EADS, cela ne manque pas de sel », tempêtait hier un diplomate.

Rappelons ici qu’en 1993, dans une étude « Les produits dérivés, une bombe H financière », Jacques Cheminade montrait que les « nouveaux produits financiers » lancés depuis 1987 par Alan Greenspan, alors directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), faisaient courir un risque mortel à l’ensemble de l’économie mondiale.

En tout cas, le sujet de la régulation des dérivés est inscrit à l’ordre du jour du sommet européen du 25 et 26 mars, et à celui des prochains G20 prévus en Corée et au Canada en 2010, puis en France, à Cannes en 2011. D’après les rumeurs, Sarkozy y refera son cinéma pour un « nouveau Bretton Woods », pas celui préconisé par Lyndon LaRouche ou Jacques Cheminade, mais pour instaurer une nouvelle gouvernance globale du XXIe siècle. Tout un programme.



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  • Naullay • 13/03/2010 - 10:45

    Tout est dit dans la conclusion :
    "En tout cas, le sujet de la régulation des dérivés est inscrit à l’ordre du jour du sommet européen du 25 et 26 mars, et à celui des prochains G20 prévus en Corée et au Canada en 2010, puis en France, à Cannes en 2011. D’après les rumeurs, Sarkozy y refera son cinéma pour un « nouveau Bretton Woods », pas celui préconisé par Lyndon LaRouche ou Jacques Cheminade, mais pour instaurer une nouvelle gouvernance globale du XXIe siècle."

    Le sabotage en règle du Système Financier, que les Elitistes Néo-Mondialistes comme "Sarközy" font SEMBLANT de dénoncer, a pour finalité l’effondrement final des monnaies fiduciaires, Euro et Dollar, et d’imposer une gouvernance mondiale financière, autrement dit une "Réserve Fédérale Mondiale", qui pourrait être le FMI (comme le déclarait lui-même DSK, son directeur) et une monnaie mondiale.

    Tout cela contrôlé en réalité - comme l’actuelle FED - par les grandes familles des banquiers internationaux. Les Maîtres du Monde !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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