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Octobre, une nouvelle phase dans l’effondrement économique

La rédaction

24 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Tous les indicateurs montrent qu’octobre 2009 signale le basculement dans une nouvelle phase de l’effondrement de l’économie mondiale.

Après la bulle de l’immobilier résidentiel, les banques américaines sont désormais menacées par la chute de l’immobilier commercial. Le magazine Fortune expliquait jeudi que la situation « est étrangement similaire à la crise des subprime », et qu’une « vague de saisies et de défauts de paiement sur les prêts pourrait déclencher un effondrement du marché des obligations structurées portant sur l’immobilier commercial ». L’immobilier commercial américain pèse 480 milliards de dollars sur les petites banques et les banques régionales américaines dont 106 ont déjà fait faillite depuis le début de l’année. La principale banque américaine pour les PME et les commerces, qui n’est pas une « petite » banque est sur le point de déclarer faillite et pourrait être le nouveau Lehman Brothers. Gardons aussi en tête qu’il y a encore 5 à 6000 milliards de dollars d’actifs toxiques detenus par les grandes banques américaines, sans compter les sommes bien supérieures en produits dérivés. Ce coup-ci, un nouveau renflouement par les autorités américaines (déjà 23700 milliards engagés) signerai la fin du dollar sur les marchés internationaux. Le dollar a déjà perdu 20% en 6 mois et est tombé cette semaine sous les 1,50 pour un euro. Dans son édition du 26 octobre, Business Week demande « Que va-t-il se passer si le dollar se crash ? », et répond « des guerres commerciales éclateraient, les banques surexposées s’effondreraient, et ce ne serait qu’un début ». D’autre part, Christian Noyer, le gouverneur de la banque de France a mis en garde cette semaine contre le risque systémique d’un effondrement du marché des CDS (Credit Default Swaps), une bulle spéculative de plus de 40000 milliards de dollars. Dans le Financial Times d’hier, Gillian Tett cite un banquier jeune retraité demandant si « octobre 2008 n’était pas qu’une répétition générale pour le crash de la prochaine bulle ? ». Oui, ce n’était qu’un avant-goût, car la bulle est en réalité le système financier lui-même.

On dit toujours que lorsque un bateau s’apprête à couler, les rats quittent le navire. Eh bien l’on voit depuis quelques mois que les matières premières sont repartis à la hausse sans pour autant que l’activité économique soit repartie. Les spéculateurs se jettent à nouveau sur les matières premières jugées plus fiables que les produits financiers. L’or a pris 30% depuis le début de l’année, le pétrole est à nouveau au dessus des 80 dollars le baril, le cacao bat des records, le café aussi, etc.

Mais le plus révélateur est l’humain : le chômage repart à la hausse depuis la fin de l’été dans tous les pays « industrialisés » et les déficits budgétaires des Etats s’accroissent lourdement à mesure que les revenus fiscaux se réduisent, entraînant une austérité rampante.


Notre politique :

Faire face aux Ides d’octobre : Contre le monétarisme, un système de crédit public


Voir les 5 commentaires

  • JACK • 24/10/2009 - 13:08

    Le dollar ne va certainement pas s’écrouler et restera la monnaie d’échange international du système en place.
    Le système « tout dollar » serait effectivement un château de cartes prêt à s’écrouler si l’ensemble des gouvernements mondiaux et les plus puissants en tête n’avaient pas tous leurs intérêts liés au dollar. Ce ne sont pas les gesticulations d’un Chavez qui y changeront quoi que ce soit.
    Et ce n’est certes pas la « base », le « peuple » qui pourra changer la donne, par une certaine forme de révolution. Et heureusement d’ailleurs car c’est bien cette « révolution » qui aurait des conséquences dramatiques pour les peuples eux mêmes.
    La monnaie dollar n’est qu’un artifice, mais un artifice accepté et acceptable, donc c’est – malgré tout – un socle solide.
    Les Etats – en concertation – disposent d’un réservoir infini d’argent pour faire face à une crise bien plus forte que celle en cours, qui se résorbe déjà. C’est la planche à billet. Argent factice certes, mais qui permet le sauvetage de l’économie. Et tout argent n’est il pas qu’un simple « intermédiaire » sans réelle valeur, depuis tout temps. Même l’or n’est fondamentalement qu’une représentation. A la base, seules comptent les produits alimentaires et les matières premières. Il est naturel qu’ils augmentent aujourd’hui car le dollar est en cours de dévaluation – très intelligente – de la part de l’ensemble des puissances financières, états et banques centrales.
    Le dollar va donc fortement chuter, c’est l’intérêt des vrais maîtres du monde. Les financiers internationaux.
    Mais à 1 euro pour 2 dollars, voire 1 euro pour 3 dollars, le dollar restera la monnaie centrale.
    D’ailleurs en quoi serait-ce utile ou intéressant que le dollar tombe ? A qui cela profiterait il ? A strictement personne.
    Les peuples du monde sombreraient dans une misère noire, dramatique. Ceux qui appellent au « grand soir » du dollar sont des inconscients qui croient n’avoir rien alors qu’ils ont un bien précieux : une relative liberté, et de penser et de voyager et de s’élever dans la hiérarchie sociale. D’ailleurs, le but de Lyndon Larouche est bien de sauver la cohérence du monde, pas de le voir s’effondrer.
    Que ceux qui pensent qu’ils « n’ont plus rien à perdre passent » 3 mois ou 3 semaines ou 3 jours au Burundi, à Gaza ou en Somalie et ils comprendront ce que veut réellement dire « n’avoir plus rien à perdre »…
    Alors c’est vrai que l’argent « artificiel » a déformé les réalités matérielles de l’économie. Cependant le capitalisme n’est pas un système construit artificiellement, mais « naturellement ». Les solutions sont déjà fortement en œuvre pour régler cette crise passagère. Passagère. Même si les moyens sont mauvais : planche à billet, dévaluation « larvée » du dollar, les solutions actionnées sont concertées entre les grandes puissances, le système redémarre déjà. Qui va payer la note, principalement ? Les Européens des classes moyennes de la zone Euro, par leurs impôts. Le dollar baisse et va encore baisser fortement.
    C’est voulu et accepté : il descendra vers 1,8 contre un Euro, sans doute, même peut être jusqu’à 2, voire 3 dollars contre un Euro, pour le + grand bénéfice, des USA... C’est ce qui s’appelle simplement une dévaluation, dévaluation que fera (non, que fait aussi actuellement la Livre Sterling). Seuls ces "idiots" utiles (à payer pour le monde entier) que sont les Européens de la zone Euro paieront la note, par leurs impôts et taxes démentielles... Comme toujours... (Seuls de cette « zone », les allemands et les anglais – anglais qui eux ne sont même pas dans la zone Euro - s’en sortiront par le haut. Les uns par leur pragmatisme et leur travail, les autres par leur ruse...). La crise se terminera en douceur aux USA. Dans un an maximum le moteur mondial, (toujours les USA), repartira progressivement et le monde suivra, à sa remorque, comme toujours... …Obama, prix Nobel de la paix 2009 sera réélu triomphalement.

    • canto • 24/10/2009 - 17:53

      Même si le dollar se dévalue fortement , par quelle coup de baguette magique les entreprises étatsuniennes disparues pourront-elles se re-créer en moins d’un an et les chômeurs découragés et désocialisés depuis plusieurs années seront-ils prêts à reprendre immédiatement un nouvel emploi ? Comme le yuan et le dollar de Hong-Kong sont indexés sur un certain pourcentage du dollar américain, ils suivent toujours le dollar à la baisse en gardant sur lui l’avantage pour les exportations .

      Cette dévaluation va être une catastrophe pour la zone Euro, une catastrophe pour les USA qui ne pourront plus rien importer et une catastrophe pour l’Asie qui ne trouvera plus de riches clients pour exporter ses produits . A moins que la Chine et l’Inde ne se concentrent , avec leurs immenses réserves de change, sur le développement de leur demande intérieure et de leurs infrastructures . Elles en ont les moyens .

    • millesime • 26/10/2009 - 11:57

      l’Europe va se trouver à la croisée des chemins...
      - elle devra faire face à la rupture du sytème monétaire fondé sur le dollar et éviter de se retrouver sans recours devant la perspective d’ 1 eur = 2 USD
      - Si les européens se contentent de regardger le dollar couler, leurs exportations vers les US et de nombreux pays aux monnaies liées au Dollar vont d’ici un an être totalement sinistrées aggravant la crise économique et sociale dans l4UE ;
      - si les dirigeants européens laissent filer les déficits publics, à l’image de ce que fait la France, la zone euro va être soumise à des conflits internes entre européens du Nord et européens du Sud.
      - -si les européens refusent de discuter de manière "indépendante" de leurs intérêts communs éventuels avec les Chinois,les Indiens, les Brésiliens et les Russes, ils se privent tout simplement de tout moyen de faire valoir leur vision, puisque ces pays représentent aujoud’hui les puissances sans lesquelles rien de décisif ne peut plus être mis en oeuvre.
      Ainsi les "alliés" des US que sont les européens sont désormais au pied du mur :
      sombrer maintenant avec Washington ou s’en sortit sans Washington...!
      http://millesime.over-blog.com

    • dootjeblauw • 27/10/2009 - 10:42

      "D’ailleurs en quoi serait-ce utile ou intéressant que le dollar tombe ? A qui cela profiterait il ? A strictement personne."
      Mais si, si le dollar perd la moitié de sa valeur, la giga dette amèricaine en sera diminuée de tout autant. pas fous les yankees !

    Répondre à ce message

  • petite souris • 24/10/2009 - 21:31

    "un réservoir infini d’argent"

    Cela signifie donc pour Jack que l’on peut à l’envie et à infini fabriquer du papier monnaie.

    Si l’argent ne correspond plus à rien de réel, alors pourquoi les choses ont un prix ?

    ......et donc en conséquence, je ne comprends pas pourquoi certains pays, régions ou personnes sont très riches d’autres moyennement, d’autres encore pauvres et certaines miséreuses......

    Ah ! les matières premières elles ne sont pas infinies !!! pourtant dans l’empire romain on ne connaissaient pas le pétrole... alors peut-être faut-il agiter ses méninges pour trouver une autre énergie pour tous

    Je cause, je cause j’oublie seulement que j’essaye de penser simplement !

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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