X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Les analyses de Jacques Cheminade

PME-PMI : des sparadraps ne peuvent remplacer un projet

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Renaud Dutreil lance en ce début mars une politique visant à accélérer la croissance des PME dont il est supposé être le ministre. Quelles que soient sa bonne volonté et l’utilité ponctuelle de certaines mesures prises, l’initiative sera cependant vouée à l’échec tant que l’Europe et la France n’auront pas de réelle stratégie industrielle et que les grands programmes européens seront mis à sec par les « économies » qu’impose la dictature financière du court terme. C’est un cadre économique général complètement différent de l’actuel qui est indispensable si l’on veut réellement promouvoir des entreprises qui représentent plus de deux tiers de l’emploi et plus de 60 % de la contribution au Produit intérieur brut de notre pays. De notre point de vue, il est extrêmement urgent de le faire, car contrairement aux grands groupes dont le capital est largement contrôlé par les fonds anglo-saxons et dont le chiffre d’affaires français est désormais marginal, les PME-PMI sont le socle vivant de notre économie nationale.

Les sparadraps de M. Dutreil

Que propose M. Dutreil à des PME-PMI qui souffrent de la « concurrence libre et non faussée » et qui sont en nombre trop faible ? Non pas une protection et une aide à leur décollage dignes de ce nom, mais diverses mesures au cas par cas.

Il annonce d’abord la mise en route de cinq programmes « pour lever les obstacles à la croissance » consacrant aux PME-PMI 20 millions d’euros chaque année pendant cinq ans. L’objectif est de doubler le nombre d’entreprises de plus de 250 salariés pour atteindre 10 000. Pour surmonter l’obstacle du financement, auquel se heurteraient actuellement quelque 16 000 entreprises, il entend lever 2 milliards d’euros sur les marchés financiers, comme l’a annoncé le chef de l’Etat, en faveur de projets innovants. Dans le cadre d’un autre programme, 2000 PME-PMI vont recevoir le label « Gazelles » : elles auront accès à des « spécialistes de haut niveau » qui les aideront à « accélérer leur croissance ». En fait, ce seront 50 grandes entreprises (restant à identifier) qui pourraient faire émerger des PME grâce à des idées qu’elles ne peuvent ou ne veulent pas exploiter elles-mêmes... Quelque 1000 labels « Génération innovation », ouvrant droit à une formation et à une assistance à la propriété industrielle, seront attribués. Les premiers brevets seront gratuits pour 500 entreprises et une assurance protection de la propriété industrielle sera mise en place. L’on créera 1000 groupements de PME à l’exportation car aujourd’hui seules 100 000 PME exportent, dont la moitié de façon occasionnelle.

Enfin, le ministre entend favoriser « la croissance externe et la transmission ». Il s’exclame : « Ce qui se fait aujourd’hui entre Suez et GDF, il faudrait que ça se passe tous les jours entre les PME. » L’obsession de la taille et de la puissance situe bien les conceptions du ministre dans une logique de cartellisation, dopée avec des moyens financiers sous contrôle des pouvoirs existants. C’est ce qui est condamné à l’échec.

Comment surmonter les vrais blocages

La réalité est que le ministre ne comprend pas l’économie, et s’évertue, comme ses prédécesseurs, à manoeuvrer les manettes monétaires du dispositif dont il a hérité. Or, seule une croissance retrouvée permettra de faire décoller les PME-PMI, auxquelles il faut assurer deux choses : une main d’oeuvre qualifiée pour produire et des marchés pour vendre.

Voyons les choses de ce point de vue. Pour qu’il y ait des marchés, il faut un développement des infrastructures. Or l’Europe des grands projets se trouve au régime sec. Selon la Commission de Bruxelles, seuls 5 projets ferroviaires transeuropéens, sur les 30 qui avaient été sélectionnés, pourront être financés comme prévu. Les autres chantiers « ne seront pas achevés avant la date butoir de 2020 ». Evoquant la liaison Lyon-Turin et la construction du tunnel austro-italien du Brenner, un industriel du BTP commente : « Au lieu des 20 milliards d’euros prévus, nous n’en aurons plus que 6. On ne peut pas dire qu’on a besoin de ces grands investissements et ensuite ne pas les financer. » Il faut aussi que les PME-PMI puissent avoir un accès privilégié aux grands marchés publics. C’est ce qui a permis à leurs consoeurs américaines de décoller, malgré une conjoncture industrielle difficile. En effet, depuis sa création en 1953, la Small Business Administration veille à ce que, conformément aux dispositions légales du Small Business Act, 23 % de tout contrat confié à une instance gouvernementale bénéficie aux PME-PMI américaines. Environ 50 milliards de dollars viennent ainsi chaque année garnir leur compte d’exploitation.

Pourquoi ne peut-on pas faire aujourd’hui la même chose en France et en Europe ? Pour deux raisons. La première est que la Commission européenne a mal négocié l’accord sur les marchés publics (AMP) de l’OMC, ratifié en 1996 : cet accord interdit, au nom de la libre concurrence, aux pays européens de prendre une telle disposition, alors que les Etats-Unis, également signataires de l’AMP, ont, eux, obtenu de pouvoir exclure leurs propres PME-PMI du champ de l’accord ! De plus, à l’intérieur même de l’Union européenne, des directives s’opposent à la mise en place de clauses donnant un « avantage concurrentiel » à une catégorie d’entreprises, comme les PME-PMI. Certes, en France le Comité Richelieu, association française de PME-PMI de haute technologie, a mis en place un « pacte PME », signé par des entreprises publiques et privées qui s’engagent à accorder une plus large part de leurs contrats à des PME. Douze grands groupes français l’ont déjà ratifié, mais il ne peut en aucun cas s’agir d’une mesure de même portée que celle prise aux Etats-Unis sur une impulsion encore rooseveltienne.

Notre politique est donc la suivante :

  1. Il faut refonder l’Europe sur la base de grands travaux financés par du crédit productif public, et pour cela se donner l’horizon d’un nouveau Bretton Woods et d’un Pont terrestre eurasiatique. C’est la seule source « productrice de productivité » qui puisse tracer la piste de décollage de PME-PMI, au sein de véritables politiques européennes industrielles et de recherche.
  2. Les PME-PMI doivent être associées à ces grands travaux publics. C’est pourquoi, afin de leur réserver leur part dans les contrats publics, il faut renégocier l’AMP dans des conditions équitables et revenir sur des directives économiquement stupides qui, au sein de l’Union européenne, contribuent à étrangler les PME-PMI.

Il faut assurer aux PME-PMI s’inscrivant dans cette approche une main d’oeuvre de qualité. A l’échelle européenne, cela signifie faire redécoller les programmes Erasmus et Leonardo, eux aussi actuellement mis au pain sec du diktat financier ; à l’échelle française, offrir une formation professionnelle de qualité non plus seulement à ceux qui ont un bagage initial fort et selon les besoins spécifiques des entreprises, mais aussi à tous ceux pour qui elle est une « seconde chance ».
La politique ponctuelle peut être un sparadrap utile, mais c’est le défi, ici aussi, d’une crise d’ensemble du système que nous devons relever.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard