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Pacte de compétitivité : Rejetons le nouveau pétainisme européen

La rédaction

Par Christine Bierre

Plusieurs voix se sont élevées en France ces derniers jours, comme celle d’Eric Verhaeghe, ancien du MEDEF qui vient de publier un livre, Jusqu’ici tout va bien , ou celle de l’économiste Christian Saint-Etienne, pour dénoncer chez les élites françaises une mentalité défaitiste et décadente semblable à celle qui conduisit la France à la défaite en juin 1940.

Et en effet, le dernier Pacte de compétitivité, proposé par l’Allemagne et la France, n’a d’autre objet que de poursuivre, en plein milieu de ce crash financier potentiellement terminal pour la planète, et tel un train infernal que rien ne peut arrêter, les politiques de concentration de pouvoir politique supranational et de rigueur contre les populations qui furent le sceau de celles de Laval et de Brüning en 1935/36, et surtout de Vichy en 1940.

Depuis quelques semaines, on nous annonçait un vaste projet franco-allemand, pas supplémentaire vers la construction d’un gouvernement économique européen. Ce fut chose faite lors du Conseil européen, le 4 février dernier, lorsque les deux pays ont fait part de leur proposition de Pacte de compétitivité européenne, titre ronflant qui cache des politiques de rigueur sociale devant permettre à l’Europe de continuer à renflouer les banques.

Mais n’est-ce pas grotesque que se soit au lendemain des révolutions ayant provoqué la chute de plusieurs gouvernements au Maghreb et en Egypte, visant à mettre en cause les politiques de compétitivité, c’est-à-dire de bas salaires, d’austérité dans le secteur public et d’incitations au capital financier, que le FMI et la Banque mondiale leur imposaient depuis plusieurs décennies, que de telles politiques soient imposées en Europe ? La conférence de Davos 2009 avait même décerné le prix de la compétitivité cette année-là à la Tunisie !

De quoi s’agit-il ? L’Allemagne, principale inspiratrice de ce Pacte, accepterait que le Fonds européen de stabilité financière, censé pouvoir mobiliser 440 milliards d’euros en garanties contre les défauts souverains mais ne disposant actuellement, si on ne tient compte que des titres AAA, que de 250 milliards d’euros, puisse compléter ces contributions, à condition qu’en contrepartie soit adoptées des mesures d’austérité sociale harmonisées à l’échelle de l’Europe. Parmi ces mesures : l’abolition de l’indexation des salaires sur le coût de la vie, qui avait déjà été imposée en France par Pierre Bérégovoy et Edouard Balladur, mais à laquelle des pays comme la Belgique, le Luxembourg et le Portugal restent particulièrement attachés ; le relèvement général de l’âge de la retraite et une harmonisation fiscale destinée à gommer l’actuel privilège de l’Irlande, dont le taux d’imposition des entreprises est de 12%, alors qu’il est bien plus élevé dans le reste de l’Europe.

Berlin milite aussi pour que tous les pays ajoutent à leur Constitution un plafond de non dépassement du déficit public. Il s’agit là d’une mesure très dangereuse, car, outre le fait que des politiques budgétaires n’ont pas du tout leur place dans un document consacré à des questions de principe, elles aboutiraient à l’interdiction du crédit productif public, c’est-à-dire à l’impossibilité pour les banques centrales redevenues publiques de faire des avances aux gouvernements pour les dépenses dans la recherche fondamentale et le développement des technologies de pointe appliquées aux infrastructures de base, permettant de tirer l’ensemble de l’économie de l’avant.

L’Allemagne propose en effet d’invoquer l’article 136 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), qui fournit la base juridique aux coopérations renforcées entre gouvernements de l’UE, à l’extérieur du cadre de l’Union européenne. Dans une interview accordée à La tribune du 14 février, le ministre des Finances Wolfgang Schauble explique pourquoi il faut utiliser cette voie, répondant ainsi à l’accusation de vouloir « contourner » les institutions supranationales. « Il faut voir la réalité en face : peu sont favorables à un amendement des Traités. L’accord en décembre dernier pour une modification limitée des Traités par la procédure simplifiée a été un succès. Dans un avenir proche, la marge de manœuvre pour des modifications importantes des Traités européens est faible. C’est pourquoi nous devons agir dans le domaine du possible. L’article 136 du Traité de l’UE nous le permet. »

Face à ces politiques folles de soutien aux banques et d’austérité sociale, les voix réellement dissidentes en Europe sont rares ou sont le fait de mouvements minoritaires très combatifs dont le soutien grandira exponentiellement du fait de la crise. Parmi eux, notre propre mouvement Solidarité et Progrès et nos organisations sœurs en Europe, ainsi que le Sinn Fein en Irlande ou le mouvement contestataire islandais qui a bloqué les politiques de renflouement.


A lire : Réforme constitutionnelle : Nicolas Sarkozy se soumet au FMI et à la City


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  • sousou • 15/02/2011 - 15:13

    Y en marre ! Quand est ce que la cour de Karlsrhue met un terme à ces conneries !
    A chaque fois qu’ils ont un soucis, ils votent une loi pour contourner celle qu’ils ont votés l’année passé.
    Heureusement que nous en Belgique, on a pas de gouvernement depuis des mois, et...tout va bien ! HMD !
    Tant que l’on a pas de gouvernement, ils ne peuvent faire des lois pour céder notre épargne à leurs amis et sponsors banksters.
    Un gouvernement en affaire courante, voilà la solution pour la Grèce, et autres, sinon adieu plages, aéroport, olivier et autres iles Santorin.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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