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Pas un Français de plus ne doit tomber en Afghanistan !

La rédaction

Par Christine Bierre

Mais qu’attendent donc la France et les autres « alliés » des Etats-Unis pour exiger la remise à plat de la guerre d’Afghanistan et les conditions du départ ? En effet, la révolte de plus en plus grande qui éclate au grand jour aux Etats-Unis contre la politique de Barack Obama et celle de ses prédécesseurs, ouvre les marges de manœuvre politique nécessaires à la remise en question de cette guerre meurtrière.

On peut imaginer, en effet, les pressions que l’administration américaine, embarquée dans une guerre conçue et promue par l’Empire britannique, a pu exercer sur ses « alliés » pour qu’ils consentent à envoyer des dizaines de milliers d’hommes, ainsi que leur propre légitimité politique, à une mort quasi certaine en Afghanistan. Mais que valent ces pressions alors qu’en Afghanistan l’ennemi pénètre partout, rendant toute victoire impossible, et qu’aux Etats-Unis même, la population se révolte contre cette guerre ?

L’administration Obama, qui avait l’intention d’annoncer une nouvelle montée en puissance militaire en Afghanistan en cette rentrée, fait preuve désormais d’une grande prudence, par crainte d’une opinion publique qui a basculé à 57% dans le rejet de la guerre, après les 184 morts du mois d’août, et qui est en pleine mobilisation contre sa réforme de la santé.

On n’est plus au 17 août dernier, lorsque, dans un discours prononcé devant la convention des Veterans for War (anciens combattants) dans l’Arizona, Obama prenait les mêmes accents que Cheney pour lancer : « Cette guerre n’est pas un choix, mais une nécessité. Ceux qui ont attaqué l’Amérique, le 11 septembre, complotent encore contre elle ». « Elle ne sera pas rapide ni facile, mais elle est fondamentale pour la défense de notre peuple » !

Volte-face d’Obama, le 16 septembre dernier, où il déclara que l’envoi de nouvelles troupes n’avait fait l’objet « d’aucune décision immédiate » et que « l’Afghanistan, ce n’est pas le Vietnam ». Le vice-président Biden serait lui aussi de plus en plus réticent, tout comme le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale, qui aurait conseillé au général McChrystal, commandant en chef des forces en Afghanistan, de ne pas demander de renforts de troupes. Par ailleurs, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a insisté ces derniers jours qu’il fallait laisser au Président le temps de réfléchir aux décisions qu’il devait prendre pour la suite de la guerre. Ces questions politiques doivent être évaluées par l’administration et sont « en dehors du domaine d’autorité du général McChrystal », a-t-il déclaré au Washington Post, le 18 septembre dernier.

Bras de fer entre politiques et militaires

Mais les proches de l’administration rapportent qu’un véritable bras de fer a lieu en coulisses entre les militaires en charge du dossier et les civils, les premiers exigeant une augmentation massive des forces et les seconds freinant des quatre fers.

Dans une tentative de forcer la main au Président, le Washington Post a divulgué, le 21 septembre, l’essentiel du rapport remis à Robert Gates le 30 août dernier par le général McChrystal, où il dresse un état des lieux de la situation. Sans chiffrer de nouvelle demande en troupes, le chef des forces de la coalition insiste sur le fait que faute de nouveaux moyens, l’effort tournera à l’échec.Selon des sources du Pentagone citées par la presse, cependant, en plus des effectifs américains de 68000 hommes, McChrystal souhaiterait une augmentation de 10000 à 45000 hommes ainsi qu’un quasi doublement des forces armées et de police afghane, qui passerait en un an et demi de 134000 à 240000 hommes pour l’armée, et de 84000 à 160000 pour la police. Ainsi, les forces déployées atteindraient 600000 en tout, c’est-à-dire un soldat pour 20 habitants !

McChrystal livre une évaluation du terrain d’une grande lucidité : une résistance qui s’accroît, une crise de confiance profonde chez les Afghans par rapport à leur gouvernement et la communauté internationale, une corruption terrifiante, des difficultés particulières où l’avantage est aux rebelles qui combattent sur leur propre sol et bénéficient en outre du soutien de certaines forces et services au Pakistan.

Mais plutôt que de déclarer forfait, le commandant des forces internationales en Afghanistan se prononce en faveur d’une « campagne globale de contre-insurrection ».« Notre stratégie ne peut pas être centrée sur la capture du terrain ou la destruction des forces rebelles. Notre objectif, c’est la population. Notre combat consiste à gager son soutien ».

Retour à la Coloniale

Et voici qu’on découvre avec consternation que cette nouvelle guerre que les Etats-Unis veulent livrer en Afghanistan remet à l’honneur les doctrines de contre-insurrection du lieutenant-colonel David Galula, un Saint-Cyrien français né en Tunisie en 1919, inspiré par certaines méthodes de la Coloniale, allant des Bureaux arabes et des Officiers d’affaires indigènes, créés pour mieux cerner les locaux, aux théories de pacification des populations de longue haleine, telle la tache d’huile de Gallieni.

Galula est beaucoup plus connu aux Etats-Unis qu’en France, car après une carrière militaire qui l’amène, entre-autres, à diriger le 45ème bataillon d’infanterie coloniale en Algérie en 1956, il refait sa vie aux Etats-Unis.En 1962, il intègre Harvard puis la Rand Corporation et publie, en 1964, La Guerre de contre-insurrection : théorie et pratique. Il est aujourd’hui le maître à penser du général Petraeus, à la tête de l’US Central Command en charge de l’Irak et de l’Afghanistan. Dans la préface à la version française du livre de Galula, publiée en 2008 aux éditions Economica, co-présidées par le général Vincent Desportes, Petraeus va jusqu’à comparer l’ouvrage de Galula à celui de Clausewitz, De la guerre !

Or, si cette doctrine cherche à épargner les populations civiles, contrairement à la Révolution des affaires militaires que les Américains ont mise en œuvre ces dernières années —bombardements aériens massifs visant à provoquer le choc et la terreur, sur le modèle des assauts lancés par l’armée israélienne contre le Liban (2006) et Gaza (2008) — il s’agit d’une forme de guerre coloniale beaucoup plus intelligente mais tout aussi impitoyable.

Au cœur de cette doctrine, l’idée que le combat vise à gagner l’adhésion des populations civiles à la cause de l’occupant, d’où la nécessité d’éviter les violences massives envers ces populations, qui ne font que les pousser dans les bras de l’adversaire. Pour cela il faut connaître intimement la culture de ces peuples, leur langue, et installer des responsables locaux pour faire la médiation entre l’occupant et la population.

Distinguer les éléments subversifs des populations — sortir le poisson de l’eau, comme disait Mao Tse Tung — se fait aussi grâce à un maillage serré des populations, qui exige de forces militaires et de police en surnombre et une intense activité de renseignement. Il s’agit d’une guerre très longue, où les populations doivent être convaincues que l’occupant est là de façon définitive.

C’est trop tard !

Outre le grave danger de remettre en selle la guerre de contre-insurrection coloniale, pourquoi ressortir cette stratégie qui s’avéra un cuisant échec à Alger comme au Vietnam, où Johnson l’a tentée ? Elle ne peut pas réussir, répètent des militaires français compétents. Car lorsque l’ennemi s’est infiltré partout, lorsqu’il est uni dans sa volonté de chasser l’occupation étrangère, c’est trop tard, la guerre est perdue !

Qui promeut donc cette follestratégie ? Alors que l’administration Obama hésite, McChrystal a trouvé un soutien de poids dans le Financial Times de Londres. Dans son éditorial du 2 septembre, le quotidien approuvait l’évaluation du général pour qui « le succès est atteignable », ajoutant qu’« Obama aurait raison d’accéder à sa demande » de renforts.

LaRouche, qui exige l’arrêt de cette guerre, accuse : « Depuis la guerre de Sept ans (1757-1763), la politique britannique a consisté à induire les nations visées à s’autodétruire, en les piégeant dans des guerres qu’elles n’ont aucune raison de mener. (…) Fondamentalement, notre ennemi n’est ni les Taliban, ni al-Qaeda (…) Le véritable ennemi, la réelle menace, c’est l’Empire britannique. »

Pour creuser le sujet :

Qui veut mourir pour les Anglais en Afghanistan ?

Rabelais et l’art de la guerre

Voir le commentaire

  • petite souris • 22/09/2009 - 21:26

    Bravo pour cette analyse simple et logique.

    Mais que fait donc la France dans cette galère !!!

    Joseph Kessel doit se retourner dans sa tombe !!!

    Répondre à ce message

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