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Paul Volcker part en campagne contre tout retour à Glass-Steagall !

La rédaction

20 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le comité d’action politique associé à l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC) a appris que l’ancien directeur de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker s’est mis à appeler frénétiquement les membres du Congrès pour les dissuader de soutenir la proposition de loi de Nancy Kaptur (H.R. 1489) visant à restaurer la loi Glass-Steagall. Cette loi avait été adoptée en 1933 par le président Franklin Roosevelt pour imposer une séparation stricte entre banques de dépôts utiles à l’économie réelle et banques d’affaires spéculatives. Aux Etats-Unis, elle fut abrogée en 1999.

Volcker affirme aujourd’hui qu’il est inutile d’aller au delà de la « règle » portant son nom et adoptée à la demande de Barack Obama par le Congrès l’an dernier car il ne serait pas bien de « punir les banques ».
Scinder les banques en deux, comme l’exigerait un retour intégral au principe Glass-Steagall, permettrait la mise en faillite ordonnée de certaines banques d’affaires sans porter atteinte au bon fonctionnement de l’économie. Aujourd’hui, c’est uniquement grâce aux injections d’argent publique que la finance folle continue à prospérer.

Concrètement, rétablir Glass-Steagall libérerait le contribuable américain de toute tentative de renflouement supplémentaire. C’est pourquoi Lyndon LaRouche, à l’origine de la bataille pour rétablir ce principe dès que se sont manifestés les premiers signes de la crise financière au cours de l’été 2007, a sèchement dénoncé hier « la tentative de Volcker de faire avaler au peuple américain 2000 milliards de dollars de pertes en plus », se référant aux dettes de jeux plombant encore les bilans des banques de Wall Street.

LaRouche a rappelé que Volcker avait, en tant que dirigeant de la Fed à la fin des années 70 et au début des années 80, été responsable de la destruction de l’économie réelle américaine en braquant les taux d’intérêts au-dessus des 20%, causant la faillite de nombreuses exploitations agricoles et entreprises en tout genre.

Il a ajouté que « Volcker a fait une très grave erreur en m’accusant de vouloir réinstituer Glass-Steagall pour ’punir Wall Street’. En réalité, Volcker est en train de dire au peuple américain qu’il va devoir couvrir à nouveau les pertes de jeu des banques avec l’argent de ses impôts durement gagné. Ceci est une escroquerie qu’aucun Américain sain d’esprit ne saura tolérer. De plus, tout le système est dans un état de faillite sans retour et ne peut être sauvé de quelque manière que ce soit. Les efforts de Volcker pour tuer la seule alternative viable va conduire à une hyperinflation globale pire que celle qui a frappé l’Allemagne de Weimar à la fin de 1923. Cette fois-ci ce sera à une échelle globale, à commencer par les Etats-Unis et l’Europe. »

Les efforts de Volcker pour couler la proposition de loi H.R. 1489 de Marcy Kaptur, soutenue par plus de 65 co-signataires, ont été éventés par le député républicain Michael Burgess lors d’une réunion publique récente. Burgess a affirmé qu’il ne soutiendrait pas Glass-Steagall et H.R. 1489 car il avait parlé avec Paul Volcker, qui lui avait expliqué que ce n’était pas nécessaire puisque la règle Volcker était suffisante !

Des sources au sein du Parti démocrate ont de plus confirmé que cette campagne d’appels auprès d’économistes et responsables politiques favorables à Glass-Steagall fait partie d’une tentative plus large de la Maison Blanche pour contrer la pression montante par rapport à cette question. Suite aux aveux récents du patron de J.P. Morgan Chase Jamie Dimon concernant les nouvelles pertes de jeu de sa firme sur les marchés financiers, un grand nombre de membres du Congrès ainsi que des assemblées législatives des divers états, sans parler des dirigeants syndicaux, se sont prononcés en faveur de Glass-Steagall. D’où le désespoir grandissant de la Maison Obama et de son secrétaire au Trésor Geitner, qui se sont interdits d’aborder le sujet publiquement depuis des mois en raison du large soutien dont bénéficie cette mesure à travers tout le pays.

LaRouche avait d’ailleurs prévenu dès le départ que la soi-disant « règle Volcker » n’était qu’un leurre lancé par la Maison Blanche et la City de Londres pour contrer les efforts en faveur de Glass-Steagall.

Rappelons pour terminer que grâce aux efforts de la City et de la BCE en Europe, les principales banques européennes ont accru l’année dernière leurs paris sur les produits dérivés, selon un rapport que vient de publier Mediobanca, pour atteindre 53% du PIB total de leurs pays d’origine, comparativement à 41,3% en 2010. Leurs « investissements » dans les actions a chuté de 11,6% et les « autres activités » se sont accrues de 28,6%, pour atteindre la modique somme de 1579 milliards d’euros.

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  • petite souris • 21/06/2012 - 14:15

    Volker et son leurre !
    Volker a peur de Kaptur !
    .... mais de quoi parle-t-on ?

    .... de la possibilité pour les peuples de pouvoir gagner leur vie dignement c’est tout ! et le retour à un Glass-Steagall act d’aujourd’hui est THE possibilité.

    ... alors les spéculateurs qui jouent et l’honneur de Volker qui ne peut pas se tromper !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Le simple bon sens qui consiste à agir pour le bien commun a déjà convaincu les peuples qui ne veulent plus subir ou payer et qui résistent partout dans le monde et qui tôt ou tard s’uniront contre lezélites-marrionnettes corrompues moralement pour le moins

    Répondre à ce message

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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