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Percée dans la transmutation des déchets nucléaires en Belgique

Une équipe de recherche internationale a franchi un pas important dans ses tentatives de démontrer que la combinaison inhabituelle d’un réacteur nucléaire avec un accélérateur de particules pourrait être utilisée dans la transmutation, de manière à éliminer les déchets nucléaires produits dans les réacteurs nucléaires conventionnels.

Lors d’une conférence de presse à Paris le 11 janvier, des chercheurs du Centre de recherche nucléaire de Mol en Belgique (SCK-CEN) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), ont rapporté qu’ils ont réussi à faire fonctionner un réacteur de recherche refroidi au plomb en stimulant ses réactions nucléaires avec des faisceaux de neutrons provenant d’une source extérieure. Le réacteur en question, situé en Belgique, s’appelle Vénus, Guinevere étant le nom de l’installation de recherche.

Ce réacteur, le premier de ce type existant actuellement dans le monde, fonctionne sur le principe de « système piloté par accélérateur » (ADS, accelerator-driven system), ce qui signifie que son coeur contient trop peu de matière fissile pour soutenir une réaction en chaîne, une condition également connue sous le terme de « sous-critique ». Ceci lui offre une grande sécurité, puisqu’il suffit de couper le faisceau de neutrons pour arrêter immédiatement la réaction.

Ce concept est presque aussi vieux que celui de l’énergie nucléaire elle-même, mais l’idée s’est graduellement imposée au cours des années 80, lorsque le physicien des particules Carlo Rubbia, jusqu’en 1993 directeur du Centre européen de recherche nucléaire (CERN) de Genève a proposé de construire un système piloté par accélérateur pour produire de l’électricité, une sorte d’amplificateur d’énergie. Depuis lors, la recherche s’est toutefois focalisée sur l’utilisation de ce principe pour transmuter les combustibles nucléaires usés en matériaux moins dangereux et plus utiles à l’homme.

« Ce qui est unique avec Guinevere est que nous reproduisons exactement les caractéristiques d’un système piloté par accélérateur à l’échelle industrielle », a expliqué Hamid Aït Abderrahim, directeur-adjoint du SCK-CEN.

Guinevere, un petit réacteur refroidi au plomb (1kw) est une version réduite de Myrrha (Multipurpose Hybrid Research Reactor for High-tech Applications), un système piloté par accélérateur beaucoup plus grand dont la construction doit démarrer en 2015.

Guinevere a été construit par le CNRS français et est opéré par le SCK-CEN belge, près d’Anvers. Le projet dans son ensemble est soutenu par 12 autres laboratoires européens et par la Commission européenne.

Myrrha pourra produire des radio isotopes à usage médical ou pour l’industrie des semi-conducteurs, mais ses caractéristiques seront particulièrement adaptées à la recherche sur la transmutation. Une fois maîtrisée à l’échelle industrielle, la transmutation simplifiera grandement la gestion des combustibles usés. Il pourra également être utilisé pour tester la faisabilité de réacteurs à neutrons rapides refroidis au plomb, et sera un bon complément au Réacteur Jules Horowitz, actuellement en construction près de Cadarache en France.

Le coût total de Myrrha est estimé à 960 millions d’euros, financé à 40% par l’Etat belge. Le SCK-CEN cherche à établir un consortium international pour compléter son financement.

Les Premiers ministres chinois et belge, Wen Jiabao et Yves Leterme, ont par ailleurs signé en octobre dernier un accord de principe pour la coopération dans la recherche nucléaire entre le SCK-CEN et l’Académie chinoise des sciences, focalisé sur Myrrha. « Les chinois voient en Myrrha un équipement de recherche préparant la voie au traitement des combustibles usés », selon la déclaration conjointe annonçant l’accord.

Cet accord définit également le cadre pour la construction d’une usine pilote pour la production de combustibles à oxyde mixte d’uranium et de plutonium (MOX) et pour son utilisation dans des réacteurs nucléaires chinois. Dans ce but, un consortium comprenant Tractebel Engineering, filiale de GDF Suez, le SCK-CEN, et leur filiale commune Belgonucléaire, a été mis sur pied avec China National Nuclear Corporation (CNNC).

La Belgique à une longue expérience dans ce domaine et produit depuis 1986 à l’usine de Dessel son propre MOX et l’utilise dans ses centrales nucléaires depuis 1995.

La Chine prévoit que 200 réacteurs de grande puissance seront en opération d’ici une vingtaine d’années sur son territoire et désire diminuer les importations d’uranium pour les faire fonctionner. Elle cherche par conséquent à compléter le cycle du combustible nucléaire en retraitant les combustibles usés pour en tirer l’uranium restant et surtout le plutonium nécessaire à la fabrication du MOX.

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  • Chantal • 19/01/2012 - 17:46

    Laissez donc la science du nucléaire aux professionnels Petite souris.....

    Quant à moi, sans faire partie de "nozélites vertes" ni de ceux qui font de la propagande, je dirai non au nucléaire ! Je ne suis pas formatée non plus, je vois, j’écoute et je me fais ma propre opinion !

    Le nucléaire a provoqué suffisamment de morts, il y a d’autres solutions beaucoup plus propres, et la France est très en retard dans ce domaine.
    D’ailleurs, sur le chapitre du nucléaire, Solidarité et Progrès approuve totalement Nicolas Sarkozy !!

    Répondre à ce message

  • petite souris • 16/01/2012 - 13:29

    Génial !
    Je n’ai pas tout compris à propos de la transmutation.
    Mais les chercheurs ont trouvé une solution intelligente à propos du "nucléaire".

    Donc nozélites vertes devraient s’y intéresser ainsi que tous ceux des "grands" candidats qui sont à la recherche ... des votes verts !!!!

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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