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Pervenche Berès évoque le Glass-Steagall et appelle à une résistance contre les marchés

La rédaction

15 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) — Le 11 avril, le démocrate Phil Angelides, président de la Commission américaine d’enquête sur la crise financière (FCIC), a présenté à Bruxelles devant le CRIS (Comité sur la crise financière, économique et sociale) du Parlement européen les conclusions de son rapport.

Après la série de réponses apportées par Angelides aux différentes questions, notamment celle d’un parlementaire italien sur le retour à la Loi Glass Steagall, la socialiste Pervenche Berès, rapporteure du CRIS a conclu la session avec les remarques suivantes (extraits tirés de l’audition d’Angelides que vous pouvez visionner ICI :

« Merci beaucoup.

« Monsieur le président [Angelides], je crois qu’il y a beaucoup d’enseignements à tirer de ce que vous nous dites, et en même temps, j’en reviens a votre introduction [révélant une complicité coupable des autorités avec les banques], il y a pour ceux qui nous écoutent et pour ceux qui attendent des messages sur le fait que les choses vont changer, beaucoup d’inquiétude à avoir. (…)

« L’enseignement qu’on peut tirer de ce que vous nous dites c’est que les politiques doivent résister aux marchés, ou en tout cas être suffisamment forts pour imposer aux acteurs des marchés les outils dont on a besoin pour que ces marchés fonctionnent bien.

« Or, cette proximité [entre politiques et lobbies financiers] qu’on observe chez vous ou ici, nous disent combien il est difficile d’avancer.

« Ce que vous nous avez dit sur le paquet Dodd-Franck [loi américaine fixant un premier cadre aux activités les plus spéculatives] qui serait aujourd’hui fragilisé par la volonté de certains au Congrès de ne pas donner aux autorités les moyens de mettre en œuvre cette législation, je vous rassure, nous avons le même phénomène ici. Aux Etats-Unis avec le paquet Dodd Franck vous avez beaucoup avancé sur le plan de la régulation ; nous, nous avons plutôt fait des efforts dans le domaine de la supervision. (…)

« Mais sur le paquet supervision nous avons affronté la même difficulté que vous, c’est-à-dire que les Etats-membres, une fois qu’ils avaient accepté le principe des mécanismes européens de supervision pour les rendre plus efficaces, se sont avérés très frileux pour dire les choses poliment. Lorsqu’il s’est agit de désigner des personnalités, [il est apparu que] personne n’avait suffisamment d’autorité pour être patron de ces autorités de législation, ou pour les doter financièrement.

« Vous avez répondu à notre collègue s’agissant du Glass-Steagall Act et de la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement, c’est une des propositions que je fais dans le rapport final et qui mérite que l’on regarde les choses d’assez près.

« Parce que — et je reviens à ce que je vous disais tout à l’heure lors de la conférence de presse— lorsqu’au sein de cette commission CRIS dans une première étape, dans notre rapport intérimaire, j’avais eu une approche assez holistique des causes de cette crise, en écho avec notre mandant : une crise financière, économique et sociale (…)

« La première version que j’avais proposé comme analyse de cette crise, au fond, s’est heurtée à ceux qui ne voulaient pas voir les origines sociales de cette crise. Comme quoi les marchés financiers avaient exploité la pression sur les salaires pour autoriser l’octroi de crédits à des gens dans des conditions insoutenables, mais en même temps lorsqu’on proposait des choses trop radicales vis-à-vis des marchés financiers, alors là il n’y avait pas non plus de consensus.

« Fondamentalement, cette idée que ceux qui sont à l’origine de cette crise sont ceux qui pourront trouver les solutions à cette crise n’est pas soutenable. Parce que vous l’avez dit vous-même tout au cours de l’après-midi, il y a un arbitrage réglementaire, il y a une puissance de lobbies organisés par les marchés financiers qui fait que pour le fonctionnement de nos démocraties et de nos marchés on a besoin d’organiser la résistance ou en tout cas de revenir à l’essence de la démocratie qui permet à des contrepoids d’exister. Et je crois que votre rapport est une pierre importante à cet édifice. »

Ceci ne peut qu’encourager tous nos militants à augmenter la pression afin de garantir que le terme Glass-Steagall puisse devenir mieux qu’un mot, une réalité. Car, comme le souligne Jacques Cheminade, revenir à un vrai « Glass-Steagall », ce n’est pas simplement caresser un bon critère « de régulation », mais revenir à un vrai projet de société d’ensemble, c’est-à-dire un projet économique, industriel, culturel et scientifique garantissant les investissements essentiels au service des générations futures.

SIGNEZ ICI : la pétition pour un Glass-Steagall global


Pour creuser :


Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 18/04/2011 - 23:50

    Allez ! allez Pervenche ! c’est le printemps !!
    Allez jusqu’au bout de vos idées !
    Allez ! allez Pervenche ! encore un petit pas !!
    Allez ! juste un peu de courage !
    Rejoignez Jacques Cheminade

    Répondre à ce message

  • edith • 15/04/2011 - 17:45

    Elle dit "la premiere version que j’avais proposé comme analyse de cette crise s’est heurtée à ceux qui ne voulait pas voir les origines sociales de cette crise et en même temps lorsqu’on proposait des choses trop radicales vis à vis des marchés financiers,alors là il n’y avait pas non plus de consensus" elle ne pense pas que les marchés vont revenir à de meilleurs dispositions,mais à part caqueter que fait elle compte tenu qu’elle est membre du siècle qu’elle est rapporteur ou presidente de plein de commissions sur les affaires economiques depuis des années à bruxelles elle est socialiste et a voté le traité de lisbonne et a aidé giscard a pondre la constitution européenne elle est donc de méche avec tous les salauds qui nous ont conduit là ou nous sommes et comme dit jacques genereux se sont tous des crétins, des idéologueset des salauds donc des incapables dangereux et pour moi elle en fait partie .je n’ai aucune confiance dans la capacité de reactivité du parlement européen des mots toujours des mots rien que des mots puisqu’elle a voté pour tous les carcans qui nous ecrasent comme des mouches , les peuples doivent tous les virer à coup de pieds dans le cul !!!

    Répondre à ce message

  • ARCANE • 15/04/2011 - 13:30

    Separation des banques d’affaires des banques de dépots
    oui effectivement c’est plus raisonnable, cela a deja été fait
    et cependant on a recommencé la preuve aujourd’hui.
    Je pense que un des problèmes de notre humanité, c’est d’oublier que ce que l’on croit etre une cause n’est que l’effet d’une autre cause plus profonde.

    La crise économique, provoque de nombreux effets, au centre l’argent qui normalement aurait du resté un moyen d’échange entre les hommes à la condition que sur ce moyen aucun intéret ne puisse etre ajouté, car si vous mettez le moindre pourcentage d’intéret sur l’argent il devient une marchandise et se trouve aspiré entre les mains de quelques uns.

    La crise économique est l’effet d’une autre cause qui est une crise évolutive de l’humanité et qui se traduit dans l’economie.
    L’humanité doit faire un saut de conscience avec l’univers
    sur le sens de l’existance de ce pourquoi il est là et cesser de prendre les moyens pour les buts.
    La véritable croissance est une montée de plus de conscience de la participation à la grande vie et cette conscience aménera les moyens en conséquence elle les créra NON pas pour les posseder comme fin en soi mais les utiliser harmonieusement.Il ne sagira pas de modifier ou d’ameliorer un moyen mais de changer totalement sa vision interieur et exterieur du rapport à l’univers.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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