X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

« Pétrole papier »
et pétrole réel

La rédaction

Le 1er juin, le prix du pétrole brut léger américain au New York Mercantile Exchange (NYMEX) a atteint 24,38 dollars le baril, soit le prix de clôture le plus élevé depuis le début des échanges sur cette Bourse de New York. Le même jour, le Brent de Londres a atteint 39,12 dollars, le prix de clôture le plus élevé en 13 ans. Comme nous l’avons déjà dit, la récente hausse vertigineuse des prix du pétrole, accompagnée de fluctuations extrêmes dans les deux sens, n’est pas la conséquence de la loi de l’offre et de la demande, elle est due à des paris sur les grands marchés pétroliers à terme que sont le NYMEX et l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres.

Ces marchés à terme ne commercialisent cependant pas le pétrole réel, mais seulement d’énormes quantités de « pétrole papier ». Pour plus de 99,9% des contrats à terme au NYMEX, aucun baril de pétrole n’est réellement livré ou réceptionné. Néanmoins, ces transactions purement financières ont un fort impact sur les revenus des producteurs de pétrole et les dépenses des consommateurs.

L’IPE vient de rapporter que ses opérations avec les contrats en produits dérivés sur le Brent ont battu tous les records. Le 14 mai, le montant des contrats à terme sur le Brent a atteint 375 millions de barils, le plus haut niveau jamais atteint. Cela représente près de cinq fois la production journalière de brut dans le monde. Auparavant, le 12 février, le résultat journalier des contrats sur le Brent à l’IPE avait aussi atteint un record : 179 millions de barils, plus de deux fois la production journalière mondiale.

Au moment même où les titres atteignent des volumes astronomiques, les livraisons physiques de Brent sont en pleine contraction. Le Brent est un mélange de pétrole produit dans 19 champs pétroliers de la mer du Nord. Au début des années 90, la production quotidienne se situait autour de 700 000 barils par jour, en 2003, elle n’était plus que de 327 000 barils par jour. Si l’on prend la statistique actuelle d’environ 300 000 barils par jour de production physique de Brent, les contrats à terme du 14 mai dépassaient la production physique journalière par un facteur de 1,25.

Bien que le Brent représente moins de 0,4% de la production mondiale de pétrole, son prix détermine le prix de 60% du pétrole dans le monde. Cela permet à l’oligarchie financière de manipuler et de contrôler plus aisément les prix.

LaRouche propose un prix plafond pour le pétrole

Comme nous l’avons rapporté la semaine dernière, Lyndon LaRouche a appelé à fixer le prix du pétrole aux alentours de 22 à 28 dollars le baril, ce qui est actuellement l’objectif de l’OPEP, afin de protéger l’économie réelle des effets dévastateurs des marchés à terme sur le pétrole. Déjà dans sa campagne électorale de 2000, alors que le prix avait fortement grimpé en quelques mois, LaRouche avait fait une proposition similaire. Dans son mémorandum du 19 septembre 2000, « Des mesures d’urgence pour faire baisser les prix du pétrole », LaRouche appelait à prendre les mesures suivantes :

« Ce problème ne pourra pas être réglé à court terme par des moyens ordinaires. Seules des mesures énergiques, prises de manière concertée par des gouvernements souverains, pourraient ramener sous contrôle le prix du pétrole. Toute autre proposition serait une illusion puérile. (...). L’action à prendre, sous la direction du gouvernement des Etats-Unis, doit avoir pour objectif une coopération immédiate entre principales nations exportatrices de pétrole et principales nations consommatrices.

« Ces gouvernements doivent : a) déclarer un état d’urgence stratégique pour garantir la stabilité de la fourniture et du prix de l’approvisionnement énergétique vital au niveau national ; b) conclure des contrats directs, entre gouvernements, prévoyant la livraison de pétrole des nations exportatrices aux nations consommatrices sur au moins douze mois ; c) définir des prix raisonnables pour ces contrats ; d) (...) assurer en priorité l’approvisionnement de catégories de consommateurs privilégiés dans chaque pays, réduisant si nécessaire les réserves d’autres secteurs pour garantir ces livraisons prioritaires.

« Une telle action atténuera considérablement les tendances hyperinflationnistes qui affectent actuellement le secteur pétrolier. L’effet politique sera significatif, entraînant une réaction de la part des spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des pays subissant la hausse spéculative du prix du pétrole. Nous ne pouvons pas permettre à quelques spéculateurs cupides de bafouer l’intérêt national de différents pays et les relations entre économies nationales. C’est au nom d’intérêts stratégiques nationaux supérieurs que nous devons contrecarrer toute opposition à ces mesures nécessaires.

« L’action que nous proposons n’est pas un remède à la tendance hyperinflationniste plus générale actuelle, elle ne permettra de contrôler qu’une partie cruciale de cette inflation spéculative. Mais on établira ainsi les normes de coopération nécessaires pour traiter les crises bancaires et autres qui sont sur le point de frapper l’ensemble du monde au cours des semaines et des mois à venir. »

Prix du pétrole et fusions de compagnies pétrolières

On constate par ailleurs un rapport frappant entre le prix du pétrole et les fusions de géants, qui ont particulièrement marqué ce secteur. En août 1988, alors que l’or noir coûtait environ douze dollars le baril, British Petroleum fit l’acquisition d’Amoco, l’une des plus grandes compagnies américaines dotées d’importantes ressources en pétrole et gaz naturel domestiques. En novembre de cette même année, deux autres fusions géantes furent annoncées : Exxon acquit Mobil et Total acheta Petrofina. Ces trois fusions, ainsi que l’achat de Texaco par Chevron en octobre 2000, se sont traduites par une consolidation considérable du cartel pétrolier. Les Sept sœurs ne sont plus que cinq : Royal Dutch/Shell, BP, ExxonMobil, ChevronTexaco et Total (qui absorba aussi Elf Aquitaine). Déjà en 1984, Chevron avait acquis Gulf Oil.

Devant débourser des sommes astronomiques pour réaliser ces fusions, les géants pétroliers sabrèrent leurs investissements physiques (exploration, production, raffineries). Le Wall Street Journal (1er juin) observait qu’en périodes de pénurie et de prix élevés, la réaction normale de l’industrie pétrolière avait toujours été d’investir plus dans l’exploration et d’augmenter la production - ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. ExxonMobil et ChevronTexaco, entre autres, ont « dit et répété qu’ils ne modifieraient pas leurs dépenses pour cette année ».

Pour ce qui est des capacités de raffinage, la situation est encore pire. Au cours des 20 dernières années, les investissements dans ce domaine aux Etats-Unis ont été presque nuls, en grande partie à cause des activités de fusions. Au cours de cette même période, le nombre de raffineries a chuté de 60% et la capacité totale est passé de 20 millions de barils par jour au début des années 90 à moins de 18 millions aujourd’hui. Par conséquent, les Américains ont commencé à acheter de l’essence à Rotterdam en quantités énormes, faisant monter les prix en Europe. Aux Etats-Unis aussi, le prix à la pompe explose. Le ministre américain de l’Energie, Spencer ABRAM, a convoqué le 4 juin une réunion d’urgence avec les directeurs de l’Institut pétrolier américain et de l’Association nationale des pétrochimistes et raffineurs, les exhortant à faire tourner au maximum absolu les raffineries afin d’empêcher des pénuries d’essence pendant la période forte des vacances d’été. Pourtant, faire tourner à fond ces installations est toujours très risqué, en raison du danger d’incendies et autres accidents qui finissent par paralyser la raffinerie. Alors que les consommateurs doivent payer un prix exorbitant, les raffineurs américains empochent leurs plus forts gains depuis 15 ans.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard