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Plongeon dans la dépression

La rédaction

Dix baisses successives des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) n’ayant pas réussi à insuffler une nouvelle vie à l’économie américaine, la Réserve fédérale en a décrété une onzième le 11 décembre, baissant à 1,75 % les taux à 24 heures. Le taux d’escompte (taux auquel la Fed accorde aux banques américaines des crédits d’urgence) est tombé à 1,25 %, niveau sans précédent depuis 1955.

Les ventes américaines de détail ont plongé en novembre de 3,7 % par rapport au mois précédent. Alors que l’année 2001 tire à sa fin, 231 sociétés cotées en Bourse aux Etats-Unis, représentant 250 milliards de dollars d’actifs, ont déposé leur bilan, ce qui représente plus de deux fois et demi les 95 milliards de dollars de l’an 2000. En outre, sur les dix plus importants dépôts de bilan de sociétés cotées en Bourse depuis 1980, la moitié ont eu lieu cette année, dont la plus grande faillite de tous les temps, celle d’Enron (63 milliards de dollars).

A la mi-octobre, la Fed a fait savoir que la production industrielle américaine avait chuté en septembre pour le douzième mois consécutif, ce qui représente la plus longue période de déclin depuis 1945. Un mois plus tard, elle devait annoncer que la production industrielle avait à nouveau baissé en octobre, avant de faire en décembre la même constatation pour le mois précédent. En tout, la production industrielle a baissé de 5,9 % par rapport à l’année dernière, l’équipement de bureau de 13,5 %, les machines et l’équipement industriel de 11,9 % et les machines électriques de 15,2 %. L’utilisation des capacités productives est tombée à 74,7 %, le plus bas niveau depuis 1983. Les commandes de machines-outils placées par des sociétés américaines au cours des dix premiers mois de l’année, étaient de 31,2 % inférieures à l’année dernière. Le commerce extérieur américain est en peau de chagrin : pendant le troisième trimestre, les exportations étaient de 13,1 % inférieures à l’année précédente, les importations de 14,5 %.

Par ailleurs, de grandes sociétés dans les secteurs de la « haute technologie » et de la finance accélèrent les licenciements. La société d’équipement de télécoms Ciena a annoncé des pertes nettes pour le quatrième semestre de 1,8 milliard de dollars, estimant que ses ventes auront chuté de 40 % au cours de ce semestre. Chez Lucent Technologies, les ventes ont chuté de 35 %. Qwest Communications va supprimer 7 000 emplois et American Express 6 500 emplois, en plus des 7 700 annoncés précédemment.

Entre-temps, au Japon, les prix des actions des principales banques s’effondrent. En novembre, le nombre de faillites d’entreprises japonaises a atteint 1 851, soit le nombre mensuel de faillites le plus élevé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La dette des sociétés ayant fait faillite en novembre s’élève à 14,9 milliards de dollars, 53,9 % de plus que l’année dernière. Selon l’Institut de recherche économique et sociale du gouvernement japonais, les commandes de machines par les sociétés japonaises ont encore baissé de 10,1 % en octobre par rapport à septembre. Par rapport à la même période de l’année dernière, les commandes intérieures de machines au Japon ont diminué de 26,6 %, le plus fort déclin depuis 1975, et de nouvelles réductions dans les investissements dans les machines et les équipements sont déjà programmées.

De grosses faillites se préparent également en Europe de l’Ouest. Le grand groupe médiatique allemand Kirch a d’énormes difficultés à couvrir les crédits bancaires échus en décembre. Le montant de la dette totale du groupe n’est pas connu avec précision, mais se situerait entre 7 et 16 milliards de marks. Kirch dirige plusieurs chaînes de télévision privées allemandes, notamment « ProSieben et « Sat1 », dont les revenus dus à la publicité ont brutalement chuté, ainsi que la chaîne payante, « Premiere World », qui enregistre aussi des pertes. Kirch a déboursé presque 4 milliards de marks afin d’acquérir les droits télévisés européens pour le championnat du monde de football de 2002 et 3 milliards de marks pour la Ligue nationale de football allemande. Le plus gros producteur industriel d’Italie, Fiat, a annoncé le 11 décembre un vaste programme de « restructuration », qui comprend la fermeture de 18 usines dans le monde et la suppression d’au moins 6 000 emplois. La poste britannique, maintenant dénommée Consignia, a déclaré le 12 décembre qu’elle allait licencier non pas 10 000 personnes, mais 30 000.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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