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Porter Goss, « les pattes de chat de Cheney », à la tête de la CIA

La rédaction

Le 10 août, le président Bush a nommé le député Porter Goss (républicain de Floride) à la tête de la CIA. Lyndon LaRouche l’a identifié comme l’un arlementaires sur les crimes commis par le vice-président Dick Cheney et l’administration Bush, notamment concernant les renseignements frauduleux utilisés pour lancer la guerre d’Irak.

En juin, c’est Goss qui avait orchestré le vote républicain au sein de la commission de la Chambre sur le Renseignement, rejetant un appel à enquêter sur les tortures pratiquées dans la prison d’Abou Ghraïb. L’année dernière, face aux demandes adressées à cette commission pour qu’elle ouvre une enquête sur la révélation illégale de l’identité de l’agent de la CIA, Valerie Plame (femme de l’ancien ambassadeur Joe Wilson, qui avait révélé la manipulation sur l’uranium nigérien soi-disant vendu à l’Irak), Goss déclara qu’il ne lancerait une telle enquête que s’il avait des preuves d’une révélation « volontaire », ajoutant : « Si quelqu’un m’envoie une robe bleue avec de l’ADN dessus, je lancerai une enquête » (allusion grossière à l’affaire Monica Lewinski, NDLR).

Après que l’on ait murmuré le nom de Goss comme candidat possible à la direction de la CIA, les ténors démocrates du Sénat et même certains Républicains, comme le sénateur Pat Roberts, qui préside la commission sénatoriale du Renseignement, ont souligné que Bush ne devrait pas nommer quelqu’un d’aussi marqué politiquement. Aujourd’hui, pourtant, dans une provocation politique délibérée, destinée à relancer sa campagne électorale vacillante, Bush l’a fait. Goss a agi comme le porte-parole du Parti républicain en attaquant le vainqueur des primaires démocrates John Kerry : c’est lui qui, le 1er juin, a prononcé le discours républicain officiel répondant au discours de Kerry et c’est encore lui qui, tout récemment, attaquait Kerry dans son discours parlementaire du 23 juin.

Goss siège au Congrès depuis douze ans et il préside la commission permanente de la Chambre sur le Renseignement depuis huit ans. C’est grâce à cette position qu’il a protégé les Bush, père et fils, ainsi que Cheney. Lors de la relance du scandale Oliver North/Contra/drogues en 1996/97, Goss a concentré ses attaques sur Kerry, affirmant à tort que ce dernier n’avait trouvé « absolument aucune preuve » de l’implication des réseaux Contras dans le trafic de drogue, alors qu’en réalité, la sous-commission d’enquête dirigée par Kerry en 1988 avait mis à jour des preuves solidement étayées de trafic de drogue et d’armes par les Contras et l’appareil de North et Secord, opérant à partir du Conseil national de la Sécurité de Reagan-Bush.

Avant d’être élu au Congrès, Goss avait travaillé pendant onze ans à la direction des opérations de la CIA après avoir été officier de renseignement militaire. En dépit de ce passé, il s’était joint aux attaques contre la CIA, particulièrement celles qui avaient fleuri après le 11 septembre, tout en refusant d’enquêter sur les pressions politiques exercées sur la CIA par Dick Cheney et la Maison-Blanche.

Plusieurs anciens responsables de la CIA ont attaqué Goss. En juillet, l’ancien analyste de la CIA Ray McGovern écrivit que la nomination de Goss serait « le dernier stade de la politisation » de cette institution, expliquant : « Il s’est depuis longtemps révélé être un porte-flingues du vice-président Dick Cheney et il se placerait probablement sous sa direction et celle du conseiller politique de la Maison-Blanche Karl Rove, plutôt que sous celle de la conseillère nationale à la Sécurité, Condoleezza Rice. (...) Nommer Goss serait donner le coup de grâce [en français dans le texte] aux analystes de renseignement qui tentent de survivre tout en continuant à dire la vérité sans crainte » a-t-il ajouté. « Le seul point positif pour eux est qu’ils seraient probablement épargnés par les "multiples visites" de Cheney au sanctuaire central où l’on avait autrefois la possibilité de produire des analyses véridiques, sans avoir les vice-présidents ou d’autres responsables politiques regardant au-dessus de son épaule pour vérifier si l’on a "bien pensé à tout". Goss, qui a une longue histoire de soumission à Cheney, sera sans doute estimé capable de jouer ce rôle lui-même. »

Goss deviendrait presque certainement partie intégrante de l’« équipe de la Maison-Blanche », poursuit McGovern, ce qui « particulièrement inquiétant », car l’expérience des années récentes a montré qu’« être membre fidèle d’une équipe représente le baiser de la mort pour le rôle principal du directeur de la CIA, qui est de "dire les choses comme elles sont" au Président et à ses principaux conseillers ». Pour évaluer les dangers de cette dérive, il suffit de se rappeler le National Intelligence Estimate d’octobre 2002, qui, selon McGovern, « est désormais considéré comme une Putain de Babylone des temps modernes ».

McGovern a aussi raconté la façon dont Goss a travaillé pour Cheney en s’opposant à toute commission parlementaire d’enquête sur le 11 septembre et en donnant son accord pour la création d’un comité d’enquête conjoint Chambre-Sénat - sur lequel on pouvait s’attendre à ce que Goss garde la maîtrise.

Quant à l’ancien responsable du contre-terrorisme à la CIA, Vincent Cannistraro, il a déclaré : « Goss n’a jamais été très brillant, mais il est protégé. C’est un fidèle de Bush et il a été à l’avant-garde de ceux qui ont tenté de faire porter sur l’Agence l’essentiel des reproches pour l’attaque du 11 septembre. » Judith Yaphe, ancienne analyste de la CIA (et l’un des plus grands experts américains sur l’Irak), s’est élevée contre les critiques portées par Goss contre le directeur de la CIA par intérim, John McLaughlin : « John est un homme très correct, plein de bonne volonté, et Goss l’a vraiment roulé. (...) Toute cette nomination est un coup politique de petit calibre » explique encore Yaphe. « L’une des recommandations de la Commission [sur le 11 septembre] était de ne pas nommer de politiques comme directeur. On est exactement dans ce cas de figure : si Goss n’est pas un politique, alors je ne sais pas qui le sera. Ceci ne fera que provoquer encore plus de désarroi à Langley [le siège de la CIA] ».

L’amiral en retraite Stansfield Turner, qui fut directeur de la CIA à la fin des années 70, a qualifié la nomination de Porter Goss de « triste jour pour la CIA », l’accusant d’avoir été choisi uniquement « pour aider George Bush à gagner des voix en Floride. (...) C’est la pire nomination qui ait jamais été faite pour le poste de directeur de la CIA, parce que c’est un poste qui doit être tenu au-dessus de la politique partisane » a conclu Turner.

Le sénateur démocrate du Wisconsin, Jay Rockefeller, principal membre démocrate de la commission sénatoriale du Renseignement, a déclaré : « La sélection d’un politicien - n’importe quel politicien d’un parti ou de l’autre - est une erreur. » Le sénateur démocrate de l’Illinois Richard Durbin, également membre de la Commission, a dit aussi que le choix de Bush était trop politique : « C’est un moment de l’histoire où nous devons séparer le renseignement de la politique. Nous devons nous assurer que la personne qui dirige cette agence soit capable de faire face à n’importe quel Président et à lui dire honnêtement la vérité, même si elle est politiquement blessante. » La députée Nancy Pelosi, responsable des démocrates à la Chambre, a affirmé : « Nous devons garder la politique en dehors du renseignement et nous ne devons pas avoir un directeur de la CIA ayant fait de la politique. » L’ancien sénateur Al Gore a dit que le choix de Goss revenait à « faire un pied de nez » à la commission bipartisane sur le 11 septembre ; Gore a qualifié Goss d’« allié partisan » de Bush, « habitué à critiquer amèrement le candidat démocrate au sujet de la guerre et du renseignement ».

LaRouche a déclaré : « Au-delà des questions partisanes, on ne veut pas d’un idiot pareil en charge du renseignement. N’ajoutons pas cela aux problèmes de sécurité de notre pays, c’est impensable ! » Il a promis de bloquer la confirmation de Goss.

Il est d’ailleurs significatif que Goss lui-même reconnaisse son incompétence. Au cours d’une interview avec le réalisateur Michael Moore, réalisée il y a cinq mois, Goss a admis qu’il n’avait pas les qualités pour diriger la CIA : « Il est vrai que j’ai fait partie de la CIA de la fin des années 50 jusqu’au début des années 70. Et c’est vrai que j’ai été officier dans les services clandestins. Bref, je comprends l’essentiel du boulot.

« Je ne pourrais pas travailler aujourd’hui à la CIA. Je ne suis pas qualifié, je n’ai pas les compétences linguistiques. Vous savez, je connaissais surtout des langues romanes. Aujourd’hui, on cherche des arabisants. Je n’ai pas les connaissances culturelles, probablement. Et je n’ai certainement pas les capacités techniques : comme mes enfants me le rappellent tous les jours : "Papa, il faut que tu t’améliores sur ton ordinateur". Donc, les choses qu’il faudrait avoir, eh bien, je ne les ai pas. »

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