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Pour le président de l’Association internationale des pompiers, le problème c’est pas les fonctionnaires, c’est Wall Street !

La rédaction

6 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le ferment de grève de masse aux Etats-Unis continue de se propager, et il apparaît de plus en plus aux yeux de tous que ce qui est en jeu, c’est le principe même de « bien commun » inscrit dans la Constitution américaine. L’austérité imposée par Obama et les gouverneurs des Etats, notamment par le biais de la suppression du droit de négociation collective pour les employés du secteur public, a provoqué une levée de bouclier des syndicats, particulièrement chez les pompiers, les enseignants et les policiers. En février, Etats et municipalités ont supprimé 30 000 postes, contre « seulement » 8000 en janvier, pour un totale de 459 000 depuis août 2008. La contestation devra donc inévitablement se tourner vers Wall Street, dont les pratiques et le renflouement sont la cause du problème, et le rétablissement immédiat de la loi Glass-Steagall et de l’émission de crédit productif public, comme l’exigent les militants du LaRouche PAC présents dans les nombreuses manifestations.

Dans le Wall Street Journal du 1er mars, le président de l’Association internationale des sapeurs pompiers, Harold Schaitberger, s’est insurgé contre la campagne qui vise à retirer aux syndicats leur droit aux négociations salariales collectives, en réponse au professeur de Harvard Robert Barro. Se faisant le porte-voix de toute une élite monétariste tant républicaine que démocrate, ce dernier avait écrit la veille qu’il était nécessaire de briser la puissance des syndicats afin de pouvoir instaurer la nécessaire «  discipline fiscale  » dans les budgets publics. La réponse de Schaitberger a été des plus explicites : «  Tout d’abord, ce ne sont pas les employés du secteur public qui ont provoqué la crise budgétaire des Etats, mais le comportement irresponsable de Wall Street et de l’industrie financière de l’immobilier.  »

«  En tant que président de l’Association internationale des sapeurs-pompiers, je peux assurer vos lecteurs que la première préoccupation des sapeurs-pompiers et des sauveteurs est de veiller à ce que la sécurité publique soit la meilleure possible. Les sapeurs-pompiers et les sauveteurs ont de très longues journées de travail, ne sont très souvent pas payés pour leurs heures supplémentaires et la plupart n’ont pas d’assurance santé. Notre retraite ? Ce sont les économies que nous réalisons sur nos revenus. Nous avons toujours pris ce paramètre en compte lors des négociations salariales, ce qui est légitime et sérieux vis-à-vis des communes au service desquelles nous sommes.  »

«  Les syndicats des employés publics ont été fondés pour protéger les travailleurs des responsables publics – également connus sous le nom d’ "hommes politiques" -, dont nous sommes à la merci des décisions d’une période électorale à l’autre. Ils ne sont pas toujours de bons employeurs. Les négociations salariales nous ont souvent sauvé la vie, alors que l’esprit qui régnait lors des débats partisans déraillait. Dans de tels cas, les opportunistes politiques de tous bords s’assoient régulièrement sur le ’fair play’, passant leur temps à chercher des boucs-émissaires.

«  Tout comme la démocratie elle-même, les négociations salariales collectives sont un processus et non un champ de bataille, comme dans la situation actuelle. La contrepartie du droit aux négociations salariales collectives est la possibilité d’améliorer la sécurité de nos communes et de nos conditions de travail, revenus et services d’entretiens. Tout le monde y gagne. En éliminant les droits du travail, tout le monde y perdra.  »

Même Richard Trumka, président de la Confédération des syndicats AFL-CIO est passé à l’offensive contre Wall Street : «  Ce ne sont pas les sapeurs-pompiers qui ont fait s’effondrer la bourse et provoqué la récession qui a jeté à la rue des millions de personnes à cause de licenciements et d’expropriations. Le véritable coupable, c’est le soi-disant « moteur » de l’économie – Wall Street – qui, soit dit en passant, n’a eu à supporter quasiment aucune conséquence suite à la destruction du système financier mondial en 2008 . »

Et dans une interview avec PBS le 4 mars, Trumka a déclaré : «  Les cinq Etats des Etats-Unis dans lesquels les négociations salariales collectives des syndicats du public sont interdites ont, au total, une dette de 222 milliards de dollars. Ce n’est pas à cause des négociations salariales (…)15 millions de personnes n’ont pas de travail. S’ils trouvent à nouveau un emploi, ils paieront des impôts, l’économie repartira à nouveau et nous iront alors tous mieux. Savez-vous pour qui se battent les enseignants dans le cadre des négociations salariales ? Pour les classes les plus pauvres. Savez-vous pour qui se battent les policiers ? Pour des équipements qui sauvent leur vie lorsqu’ils sont dans la rue. Il est là, l’enjeu. Un policier sait ce dont il a besoin. Un sapeur-pompier sait ce dont il a besoin et un enseignant qui s’investit pour les classes défavorisées s’efforce de nous rendre service à tous.  »


Rendez-vous : Conférence internet de LaRouche jeudi 10 mars à 19h


Voir les 5 commentaires

  • ? • 07/03/2011 - 11:19

    Schaitberger : « Tout d’abord, ce ne sont pas les employés du secteur public qui ont provoqué la crise budgétaire des Etats, mais le comportement irresponsable de Wall Street et de l’industrie financière de l’immobilier.

    OUI ! Il faut le dire, le répéter, l’expliquer, le faire savoir au plus grand nombre, dans les blogs les forum sur le net, dans les journaux, dans la rue, au travail enfin partout où l’on peut ....
    La révolte populaire est en train de gronder.
    J’ai hâte de connaitre l’ampleur de la grande manif du 12 mars au Portugal, les syndicats, les anciens de la révolution des oeillets d’avril 74 les jeunes tous sont prêts.

    Le véritable coupable, c’est le soi-disant « moteur » de l’économie – Wall Street – qui, soit dit en passant, n’a eu à supporter quasiment aucune conséquence suite à la destruction du système financier mondial en 2008 .

    OUI ! c’est vrai !
    Cependant, force est de me répéter : les mots ont un sens et parler d’une place boursière comme d’un moteur de l’économie ! je dis NON !
    Un moteur peut être considéré comme une aide soit !
    Mais la finance n’est pas le moteur de l’économie physique, la seule qui est digne de ce nom.
    Le véritable moteur de l’économie c’est l’HOMME !
    Remettons l’homme au coeur de la vie !!!!

    • matière invisible • 07/03/2011 - 18:58

      Le 12 mars à midi, sur la place de la Mairie de colombes 92700, rassemblement pour protester contre la suppression de professeurs à Colombes.

    Répondre à ce message

  • edith • 07/03/2011 - 10:47

    En france la plupart des gens pensent que se sont les fonctionnaires et les grévistes la cause des problèmes économiques du pays,il suffit d’écouter rmc le matin.PINOCHETTE grimpe dans les sondages confirmant la médiocrité du peuple français ,adoubé par la PRAVDA (le figaro ).Les gens ne font pas le lien entre, la captation de leurs pensions et salaires etla finance et surtout ils ne comprennent pas que le problème est mondiale,leur pétainisme est le reflet de la propagande médiatique depuis plus de quinze ans. je connais plusieurs personnes agéés et maghrébins qui votent PINOCHETTE.la lâcheté de la meritocratie en est la seconde cause associée à la fainéantise intellectuelle de l’autre frange du peuple français qui aime se vautrer dans la facilité.LE PEARL HARBOR PUIS LE GLASS STEAGALL sont plus que necessaire où alors resterons nous les derniers humanistes sur cette planéte ! les français ont du mal a prendre leurs responsabilités et pourtant devenir adulte c’est tellement plus divin dans ce bas monde !

    Répondre à ce message

  • edith • 07/03/2011 - 10:12

    TREMONTI est bien gentil ,mais il fait partie de la caste des esclavagistes,il n’a pas compris que maintenant il fallait qu’il s’adresse à la population si il veut que le monde change. Ce n’est plus les ZELITES qui feront le travail puisque pour garder leurs privilèges ils se comportent comme des ZELOTES .Comme le courage lui manque, comme à beaucoups d’italiens il faut appeler de tous nos voeux le PEARL HARBOR,afin de stopper le retour à l’antiquité ! DES ETATS NATIONS REPUBLICAINS OUI UN EMPIRE ANGLOROMAIN NON !

    Répondre à ce message

  • matière invisible • 06/03/2011 - 21:29

    Actuellement, la propagande est de dénoncer les abus de Wall Street pour que les néo-mondialistes mettent en place leur monstre politique mondial orwellien et social (social pour eux = nivellement vers la bas de toute la base de la pyramide) et non démocratique.
    http://www.bertelsmann-stiftung.de/cps/rde/xchg/SID-8488ED49-C1FA386E/bst_engl/hs.xsl/nachrichten_93708.htm
    A la fondation Bertelsmann, que de gens qui nous veulent du bien ! :->

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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