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Pour un sursaut rooseveltien vis-à-vis d’Haïti

La rédaction

par Cynthia Rush, Washington

Le 14 octobre 1943, le président américain Franklin Roosevelt recevait son homologue haïtien Elie Lescot pour un dîner officiel à la Maison Blanche. Dans son allocution de bienvenue, Roosevelt évoqua la politique qu’il souhaitait adopter vis-à-vis d’Haïti, qui était totalement différente de celle poursuivie par les Etats-Unis ces dernières décennies.

Près de dix ans auparavant, le 5 juillet 1934, Franklin Roosevelt avait été le premier Président américain à fouler le sol haïtien, annonçant à cette occasion son intention de retirer les Marines américains qui occupaient l’île depuis 1915, ce qui fut fait en août. Il jugeait alors que la république d’Haïti devait être pleinement indépendante et souveraine. Dix ans plus tard, Haïti lui avait donné raison, constatait Roosevelt.

En 1941, son gouvernement avait encouragé la création de la Société haïtiano-américaine de développement agricole (SHADA), qui devait servir de modèle à d’autres pays ibéro-américains. Par la suite, la petite nation haïtienne allait devenir non seulement autosuffisante en production alimentaire, mais exportatrice de produits comme le café, le cacao, la viande et le sucre.
Hélas, la politique de Roosevelt ne survécut pas à son décès. Au cours des décennies suivantes, surtout depuis le milieu des années 1980, la conjugaison d’un libéralisme sauvage, d’un déboisement incontrôlé et de catastrophes naturelles plongea le pays dans une pauvreté déchirante.
En 1994, dans le cadre des « ajustements structurels » du Fonds monétaire international, Haïti dut réduire ses tarifs douaniers sur l’importation du riz, de 35 % à seulement 3 %. Alors qu’en 1985, les paysans haïtiens produisaient plus de 150 000 tonnes de riz, aliment de base de la population, soit une quantité suffisante pour subvenir aux besoins nationaux, en 2008, le pays dut importer 340 000 des 420 000 tonnes de sa consommation annuelle.

Et sur les 31 millions d’œufs consommés chaque mois par les Haïtiens, 30 millions étaient importés de République dominicaine. Cette politique créa des milliers de chômeurs parmi les paysans, les commerçants et les meuniers, dont beaucoup émigrèrent vers Port-au-Prince ou d’autres villes, pour habiter des bidonvilles indignes.

Franklin Roosevelt serait révolté de voir cette situation, car son approche se situait dans la tradition des jeunes Etats-Unis, lorsque le premier secrétaire au Trésor Alexander Hamilton coopérait avec les dirigeants haïtiens qui fondèrent la république en 1804, et les aida à rédiger la Constitution haïtienne. Près de 60 ans plus tard, en décembre 1861, le président Abraham Lincoln reconnut l’indépendance du pays et nomma Frederick Douglass, un ancien esclave, ambassadeur des Etats-Unis en Haïti.

Aujourd’hui, le combat de l’Américain Lyndon LaRouche relève de la même tradition. Il reste aux autres dirigeants américains à s’inspirer de la vision de Franklin Roosevelt dans son message en l’honneur du président Elie Lescot, le 14 octobre 1943 à la Maison Blanche, que nous citons ici.

« L’avenir d’Haïti est prometteur »

« Je suis vraiment fier de ce qui s’est accompli ces dix dernières années [depuis le retrait des Marines américains]. Il y avait quelques "saint Thomas", comme le sait le président Lescot. Il y en a qui disait "non", qu’il était trop tôt. Mais j’avais promis à son prédécesseur, en juillet 1934, que les Marines seraient partis avant la fin août, et ce fut fait. Depuis cette époque, l’une des expériences de ma vie a réussi de manière durable, parce que durant ces dix dernières années de la République d’Haïti, aucun Américain sur place ne portait de fusil. Haïti a réussi sur tous les fronts. Je considère que les progrès de cette nation en termes de prospérité et d’amitié pendant ces dix ans sont dignes de figurer dans les livres d’histoire.

« Je parle sans cesse, et pas seulement lorsque le Président vient me rendre visite, mais en de nombreuses autres occasions, du développement d’Haïti. Ceux d’entre vous qui sont allés là-bas savent que c’est l’un des plus beaux pays au monde. Il jouit de tout. Il a tout ce qu’il faut au-dessus du sol, et en dessous aussi. Je parlais au Président d’une partie d’Haïti que je n’ai jamais visitée personnellement, mais que j’ai vue du haut des montagnes, une partie située à peu près au centre de la République qui est si haute que l’on y trouve les plus beaux bosquets et forêts de pins, un pays où l’on trouve, en janvier ou février, de la glace dans les ruisseaux, puis, à peu de distance de là, on descend sur un endroit où l’on peut cultiver tout ce qui est cultivable. C’est un endroit étonnant. Je vous recommande vivement, dès que vous en aurez l’occasion, si ce n’est pas encore fait, d’aller en Haïti.

« Je crois que c’est une certaine reine d’Angleterre qui dit qu’après sa mort, on trouvera le mot "Calais" gravé dans son coeur. Lorsque je mourrai, je pense que "Haïti" sera gravé dans mon coeur, car depuis toutes ces années, je porte un intérêt des plus intenses à la République d’Haïti et au développement de son peuple, de façon à l’épargner pour toujours de l’exploitation par une quelconque autre nation. Ils [les Haïtiens] doivent se développer eux-mêmes, et ils ont tous les moyens au monde pour le faire. Sous le gouvernement du président Lescot et de son prédécesseur, de grands progrès ont été faits. Haïti devient un pays autosuffisant, avec des ressources de toutes sortes.

« Nous avons déjà parlé de l’économie et du fait que les industries en Haïti sont insuffisantes. Toutefois, il y a des dizaines d’articles qu’ils peuvent produire, pour lesquels ils peuvent fournir les matières premières et les fabriquer eux-mêmes. Cela ne va pas à l’encontre de nos intérêts, parce que nous pouvons produire bien des choses qu’ils ne peuvent pas produire eux-mêmes, et réciproquement. Cela constitue la base du commerce. (...)

« Ainsi, avec la diversification de leurs récoltes et la diversification de leurs industries, l’avenir d’Haïti est très, très prometteur.

« Nous devons nous rappeler, car nous l’oublions parfois, dans notre pays, qu’Haïti est beaucoup plus qu’une petite île des Antilles. La plupart de ces îles ont une population relativement modeste. La partie haïtienne de l’île d’Hispaniola compte près de trois millions de personnes – plus de 200 par mile carré. A cause de cette densité démographique, ils n’arrivent pas à produire assez de nourriture pour toute la population.

« L’un des aspects sur lesquels nous voulons les aider, pour qu’ils deviennent autosuffisants, est la production d’une plus grande part de leur approvisionnement alimentaire. (...)

« Ainsi, dans la nouvelle civilisation dans laquelle nous entrons, celle d’aide mutuelle et de gestion coopérative entre toutes les nations du monde, je pense que non seulement Haïti peut beaucoup apprendre de nous, mais que nous avons aussi beaucoup à apprendre d’Haïti. »

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  • )Jean M Leroy • 21/03/2010 - 20:32

    pourquoi ne pas essayer d’autre politique en haiti 1) le pouvoir au plus capable 2) le plus grand bien au plus grand nombre3) respecter les lois et la costitution du pays 3)retourner le ou les paysans dans leur sol natal 4) revenir avec les agents foresties 5 mouvement communautaire 5)tracer,faire des troncons de routes,revenir avec des poulaillers 6)creer des ecoles a haut niveau7)des branches universitaires dans les departements....... en un mot interresser le paysan a aime sa communaute pour embellir ,vivre mieux comme autrefois avec sa propre richesse /deux mois apres le tremblement de terre Haiti a-il besoin encore des tentes je ne crois pas .Pourquoi ne pas developper une zone en dehors de Port au Prince tout een creant du travail pour deloger cette population qui dort a la belle etoile ?/pour combien de temps ? /Cela permettrait la distribution d’aide plus facile et le peuple pourrait reprendre leur vie normale a petits pas/Excusez moi si j’ai deborde de la question.Peut-etre retournons avec la SHADA HASCO CIMENT D’HAITI FONDERIE NATIONALE COTON CAFE CACAO FIGUE BANANE.........

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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