X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Pourquoi le système euro est voué à l’échec

La rédaction

Dans un entretien pour l’hebdomadaire américain EIR, repris dans l’hebdomadaire allemand Neue Solidaritaet, le Dr Wilhelm Hankel, professeur d’économie à l’université de Francfort, explique pourquoi l’euro et le Système monétaire européen (SME) étaient, dès leurs origines, voués à l’échec et comment on peut et on doit opérer un retour aux devises nationales. Hankel est parmi les quatre professeurs allemands qui ont déposé un recours devant le Tribunal constitutionnel allemand, afin de bloquer l’entrée de l’Allemagne dans le SME.

Selon le professeur Hankel, « dans la zone euro, la concurrence est faussée : des pays relativement pauvres et accusant un gros retard de développement sont maintenant en mesure de faire concurrence aux économies avancées [car ils ont] un risque en termes de devises proche de zéro ». Grâce à l’euro, « des économies nationales plus faibles où le niveau de vie et les salaires sont bas, où il existe moins d’infrastructure coûteuse et où les impôts sont donc moins élevés, enlèvent des investissements aux pays plus développés, car ils ont "l’avantage" en termes de leur niveau d’imposition, de charges sociales et de salaires.

« [ceci] reflète une concurrence totalement faussée, qui viole la loi de la productivité ! Les nations plus productives, qui ont travaillé dur pour créer leur infrastructure, une protection sociale de qualité et des salaires élevés, se retrouvent punies pour être devenues prospères ! Elles perdent des emplois, des investissements et leur potentiel de croissance.

« Au cours des quarante premières et splendides années du Marché commun, l’Europe pouvait se protéger, en grande mesure grâce à la concurrence sur les devises. Dans des pays tels que l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et jusqu’à récemment même la France, la devise nationale était dévaluée tous les deux ou trois ans pour des raisons faciles à comprendre. Un investisseur étranger devait prendre en compte l’éventualité qu’une partie de son capital puisse fondre du jour au lendemain. Pour sa part, l’Allemagne avait un avantage avec sa devise forte et stable ; et les investisseurs étrangers pouvaient profiter des réévaluations de la devise. Nous avions les taux d’intérêt nominaux et réels les plus bas de toute l’Europe. Lorsqu’elle perdit le deutschemark, l’Allemagne perdit le pouvoir d’attraction d’une économie hautement productive.

« Des quatre instruments d’une politique économique active, trois - le taux d’échange, le taux d’intérêt et le budget - ont été bloqués par l’euro. Le seul instrument qui nous reste, c’est le nivellement des salaires, qui est fatal. L’Agenda 2010 [promu par le chancelier] Schröder n’est qu’un euphémisme - l’on cherche en réalité à tirer les salaires allemands vers le bas pour atteindre le niveau moyen en Europe. »

Hankel conclut qu’une « économie sociale de marché, sans même parler de l’Etat social allemand, est incompatible avec l’euro ».

Pour lui, un retour aux devises nationales ne poserait aucun problème juridique ou technique insurmontable. « En droit international, dit-il, selon Hugo Grotius, les traités internationaux existent pour servir le bien public, et dans la mesure où cette prémisse cesse d’exister, l’Etat concerné peut se retirer du Traité, que celui-ci contienne ou non une clause de résiliation. »

Le premier pas serait « de garder l’euro, mais d’en faire ce que l’ECU représentait avant le SME, une simple unité comptable (...) Ce serait la base de relations de taux de change entre les devises nationales. L’on pourrait alors transformer la Banque centrale européenne en une institution commune pour la coordination de la politique monétaire partout en Europe, comme cela fut le cas avec le Système monétaire européen (SME) pour les taux d’échange après 1979 ».

Quant à revenir aux devises nationales, « cela ne pose aucun problème que de calculer tous les anciens comptes et obligations libellés en euro et de les reconvertir en deutschemarks. » L’on pourrait prendre en compte les anciens taux de change et les taux d’inflation. « D’un point de vue logistique, la conversion des devises ne pose aucune difficulté », comme on l’a vu avec la conversion du mark est-allemand en deutschemark en 1990, ou la conversion vers l’euro en janvier 2002.

Hankel souligna l’une des conséquences « décisives » d’un retour au mark : « L’Article 109 de la Constitution allemande, selon laquelle la loi de 1967 sur la Stabilité et la Croissance est une mission constitutionnelle, peut revenir sur le devant de la scène. Dans le cas où il existerait des déséquilibres dans l’économie, les ministres au niveau fédéral et au niveau des Länder ont la tâche, ou plutôt l’obligation, de mettre en oeuvre une politique de croissance active, financée par des déficits. Cela nous permettra de combattre le chômage et la crise économique à travers des taux d’intérêts bas, l’investissement public et des programmes en faveur de l’emploi. »

Tourner le dos au traité de Maastricht et revenir à un système de type SME en Europe avec des devises nationales doit aller de pair avec le rétablissement d’un système de type Bretton Woods : « Cela fait trente ans, depuis la fin du système Bretton Woods, que nous revivons les expériences des années 30. Le crédit est incertain lorsque les taux de changes sont flottants, et les marchés financiers non-régulés. Lorsque le crédit est incertain, le danger existe à tout moment que la pyramide de crédit ne s’effondre. C’est là où le système actuel en est arrivé. On peut essayer de « faire avec » jusqu’à ce que tout explose, ou on peut décider de revenir à une architecture financière ordonnée dans le système financier mondial - un Bretton Woods II. »

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard