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Poutine : cap sur l’investissement dans les secteurs à forte densité scientifique

La rédaction

4 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Les dirigeants russes poursuivent avec résolution leur offensive en faveur du développement infrastructurel et industriel du pays. Le président Medvedev et le Premier ministre Poutine saisissent toutes les occasions pour rappeler que la Russie doit enfin sortir d’une économie arriérée basée sur l’exportation de matières premières et le crédit étranger bon marché, pour « se moderniser » réellement.

Ils ont compris que face à la crise actuelle, y compris la crise démographique, la seule voie de sortie passe par la production réelle à l’aide de technologies de pointe et d’une forte dose de recherche scientifique. On voit là un reflet de l’approche de Lyndon LaRouche, dont les analyses et les propositions trouvent un large écho en Russie depuis des années, avec une intensité accrue ces derniers mois.

Lors du Congrès national de « Russie unie », le parti au pouvoir, le 21 novembre, Vladimir Poutine a présenté les perspectives économiques du pays. La crise, dit-il, nous rappelle « le prix à payer pour avoir rejeté l’innovation et accepté une faible productivité ». Ainsi, en 2010, d’importants investissements seront lancés dans les « secteurs à forte densité scientifique » tels que l’exploration spatiale, le nucléaire civil, l’aviation, le médical et la défense.

Outre la modernisation des « secteurs intensifs en science », la Russie donne une priorité à l’éducation.
Dans ce contexte, un ambitieux programme de création de quatorze universités de recherche est prévu. 90 milliards de roubles seront consacrés, au cours des trois années à venir, à « la rénovation des centres de recherche et des laboratoires, et au programme d’échanges scientifiques, de manière à attirer les meilleurs scientifiques à l’étranger, y compris nos compatriotes qui travaillent actuellement ailleurs ».

Vladimir Poutine nota que « le meilleur indicateur de l’humeur nationale est sans doute la démographie. C’est le test décisif de l’état de la société. » Et fort heureusement, la chute démographique catastrophique enregistrée depuis les années 1990 commence à se renverser. De janvier à septembre 2009, « le taux de naissances était de 3,7 % supérieur à celui de l’année dernière, tandis que le taux de mortalité a reculé de 4,2 % ». A titre de comparaison, pendant la crise de 1998-1999, « le taux de naissances a chuté de 5,5 % et le taux de mortalité a augmenté de 8 % » ! Globalement, l’espérance de vie en Russie se situe désormais à 69 ans, soit un accroissement de quatre ans sur six années ». C’est un résultat effectivement spectaculaire.

Coopération régionale

Des projets d’infrastructure ont aussi été discutés en marge du sommet de l’APEC (Association de coopération économique pour l’Asie-Pacifique), qui s’est déroulé à Singapour du 12 au 15 novembre. Le président russe Medvedev et son homologue chinois Hu Jintao ont profité de l’occasion pour souligner l’importance des récents accords bilatéraux pour le développement des régions orientales de russes et chinoises.

Comme l’a fait remarquer Lyndon LaRouche, ces accords, prévoyant des investissements chinois directs en Russie, y compris dans le réseau ferroviaire, pourraient représenter une première étape d’un nouveau système de crédit international, dans lequel le crédit serait directement lié au développement de l’économie réelle, à la différence des investissements dans des transactions spéculatives.

Relever le défi immense que représente le développement en profondeur de l’extrême-orient russe, qui est terriblement sous-peuplé et arriéré, et aussi de la Sibérie, riche en ressources mais largement inhabitable, implique la mise au point et l’utilisation de technologies à la frontière de la science. A long terme, ce projet pour rendre attractives des régions actuellement inhabitables, pourrait contribuer énormément au programme d’exploration et de colonisation de Mars.

Le président Medvedev a donné un aperçu du défi le 16 novembre, lors d’une visite à bord d’une croisière russe au large de Singapore. Lorsqu’on l’interrogeait sur l’intérêt qu’il porte au développement de la partie orientale du pays, notamment le Territoire de Primorye, où se trouve Vladivostok, il répondit clairement : « Le développement de l’Extrême-Orient et de l’est de la Sibérie doit être une priorité du gouvernement, car notre pays ne se termine pas à l’Oural. »

Tout d’abord, il y a « un manque de main-d’œuvre. Dans les années 1990, nous avons vu un exode des travailleurs et des habitants de l’est. Nous essayons actuellement de renverser cette tendance. Dans certains cas, nous réussissons, mais dans d’autres, honnêtement, c’est plus difficile. ».

Deuxièmement, nous devons « développer une infrastructure solide. Ces deux défis sont liés, bien sûr. Nous avons besoin de bonnes autoroutes et de bonnes voies ferrées. Sans cela, la Russie n’a pas d’avenir, car notre pays est immense et, comme vous le savez, la densité de notre réseau ferroviaire, notamment en Sibérie et dans l’est, est l’une des plus basses au monde. Mais sans cette infrastructure, on ne peut pas s’attendre à ce que les gens s’y installent. ».

Le troisième défi pour Dmitri Medvedev, est « le développement de l’industrie, à la fois dans les villes existantes et dans des zones nouvelles ». Il expliqua que le gouvernement avait décidé de tenir le sommet de l’APEC en 2012 à Vladivostok, de manière à en profiter pour développer toute la région, investissant sept milliards de dollars dans la mise en place d’infrastructures d’ici là.

Nous avons « des programmes à grande échelle destinés à l’Extrême-Orient et à l’est de la Sibérie. Nous devons financer nos programmes, les mettre en place et coopérer avec nos voisins. (…) Ils sont prêts à investir leur argent, et nous sommes prêts à l’accepter pour le développement de nos industries. Mais ces investissements doivent être sous la tutelle du gouvernement russe, parce qu’il s’agit de notre territoire (…), et c’est à nous de déterminer les zones où nous voulons voir la croissance, là où nous voulons inviter nos partenaires à participer, et là où nous pouvons agir tous seuls. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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