X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Communiqués

Premier gouvernement Sarkozy Puissances d’argent, jet-setteurs et Judas

La rédaction

Par Jacques Cheminade.
Paris, le 18 mai 2007

Au cours de son séjour maltais, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Il faut beaucoup de Vincent Bolloré, beaucoup de Martin Bouygues, beaucoup de Bernard Arnault, beaucoup de François Pinault à la France ». Salle Gaveau, après le premier tour de l’élection présidentielle

Par Jacques Cheminade

Paris, le 18 mai 2007

Au cours de son séjour maltais, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Il faut beaucoup de Vincent Bolloré, beaucoup de Martin Bouygues, beaucoup de Bernard Arnault, beaucoup de François Pinault à la France ». Salle Gaveau, après le premier tour de l’élection présidentielle, il nous avait dit qu’il protégerait les Français victimes d’injustices sociales avant de gagner après le deuxième tour le Fouquet’s du roi des casinos puis le yacht de son ami milliardaire. Son gouvernement porte l’empreinte de cet état d’esprit : émanation de l’oligarchie financière, il arbore l’étiquette de dame patronnesse pour épater la galerie.

Il ne saurait cependant cacher la vérité, exposée par ses propres amis, comme Thierry Wolton dans Le Figaro du 7 mai : « Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France amorce un tournant néoconservateur de la même nature que celui qu’ont connu en leur temps la Grande Bretagne de Margareth Thatcher, l’Amérique de Ronald Reagan, l’Espagne de José Maria Aznar ou encore l’Italie de Silvio Berlusconi ». Ce dernier se proclame d’ailleurs l’inspirateur de son ami français, tandis que l’ex néo-fasciste Gianfranco Fini lui tresse des lauriers. La réalité est que le gouvernement Sarkozy est en rupture avec l’histoire de l’état-nation France et les politiques suivies depuis la victoire contre le nazisme. Le soutien que lui ont apporté tour à tour le néoconservateur américain Richard Perle - « il nous débarrasse de l’obsession gaulliste de se démarquer des Etats Unis »-, le banquier Félix Rohatyn et Tony Blair en sont la meilleure preuve. Le rôle d’Antoine Bernheim, le vieux lion de Lazard Frères et de la compagnie d’assurances Generali, qui entretient avec le nouveau président de la République un lien quasi paternel, explicite s’il le fallait davantage la sponsorisation et le coaching de la synarchie financière.

Nous utilisons ces deux mots franglais pour illustrer le côté jet setteur mondialiste de l’aventure. Voici un Président nouvellement élu sortant du Fouquet’s encadré par son personnel, en jeans et blazer sport, et plus tard son Premier ministre allant le voir en baskets et en short. Nous avions eu avec M. Giscard d’Estaing devine qui vient dîner, c’est désormais devine avec qui je vais jogger ou yacht clubber. La dignité de la fonction s’évanouit, puisque la France est devenue une filiale du mondialisme financier.

Bercy se trouve redécoupé, avec un ministère du Budget, des Comptes publics et de la fonction publique : la « logique » ultra-libérale est de réduire les dépenses publiques à ce qui est nécessaire à la survie de l’Etat, tout le reste et surtout le plus rentable se trouvant remis au privé. Cette logique de comptable sacrifie l’équipement à long terme à une rentabilité à court terme, celle qui a permis la fortune de MM. Bouygues, Bolloré, Arnault et Pinault, et détruit le pouvoir d’achat de 75 % du reste de la population. « Travailler plus pour gagner plus » revient ainsi à enrichir les spéculateurs, les marchands de services et les bénéficiaires de commandes publiques. A noter que la majorité des fonctionnaires actuels du Ministère de l’Economie et des Finances se trouvera rattaché à ce ministère des restrictions, alors que le nouveau ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi aidera de son côté à organiser le dispositif du privé créé grâce à l’autre.

A cette logique financière correspond une politique internationale servant ses promoteurs. Bernard Kouchner, le nouveau Ministre des Affaires Etrangères, est un pseudo « homme de gauche » qui a soutenu la guerre de l’Administration Bush-Cheney contre l’Irak. Il sera encadré par Jean-David Levitte, l’homme qui rétablit le contact avec l’Administration Bush après le veto opposé par Jacques Chirac et Dominique de Villepin à cette même aventure américaine en Irak. Un secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, se trouvera chargé de faire avaler aux Français le mini-traité européen que Nicolas Sarkozy veut faire voter à un Parlement qu’il espère à sa botte pour annuler le « non » du peuple français de mai 2005.

L’ami de trente ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, a obtenu le ministère pour le moins controversé de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement. Il pourra ainsi s’occuper directement pour le compte de son patron de l’Afrique, et sans doute y déceler de jeunes talents.

Bref, l’on pourrait ainsi continuer au risque de devenir fastidieux. Mentionnons simplement les deux Judas, ou plutôt traîtres de comédie, que sont Hervé Morin, l’ami de François Bayrou devenu ministre de la Défense, et l’illustre Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, poste auquel l’ont sans doute préparé ses anciennes fonctions chez Vivendi.

Au moment où le processus menant à la destitution du vice-président Cheney se met en place aux Etats Unis, inspiré et guidé par mes amis américains, et où s’établit une coopération économique entre la Russie, l’Inde et la Chine, le gouvernement Sarkozy ôte à la France tout pouvoir d’intervention indépendante. Il est, au sens propre du terme, et sans jouer avec les poulets dont il s’entoure, un gouvernement croupion.
Cette farce politique, entre judas, homme d’affaires, vedettes du show biz et jet setteurs est donc une véritable tragédie.

J’ai défini ce que notre mouvement politique entend faire. Non se positionner au sein du système, comme font les autres, mais définir un projet pour en sortir. Un projet et non un programme, c’est à dire une orientation susceptible d’inspirer et de catalyser un ensemble de forces attachées à la justice sociale, à la création humaine et à son expression économique, à l’opposé de la logique prédatrice du profit à court terme qui dégénère dans la guerre de tous contre tous.

Pierre Mendès France demandait à propos des interlocuteurs qu’il connaissait mal : « Est-ce un homme d’honneur ? ». C’est la question que ce gouvernement amène à nous poser, pour inspirer une nouvelle Résistance face à l’occupation financière et contre-culturelle de notre pays.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard