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Printemps russe ? Comment Gorbatchev veut couler la Russie une deuxième fois

La rédaction

A lire :


10 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le mouvement de contestation contre les résultats des dernières élections législatives russes se poursuit aujourd’hui dans une dizaine de villes du pays, même si le parti au pouvoir a fait un score tout sauf « soviétique » !

Parmi les principales figures de cette opposition l’on trouve les ultralibéraux dominés par les cercles financiers occidentaux, britanniques et leurs acolytes américains en particulier, qui ont été à l’origine du marasme de la période post-soviétique. L’écrivain et blogueur de gauche Maxim Kalashnikov met en garde contre la participation à ce mouvement, en disant qu’il serait fou de renverser le tandem Poutine-Medvedev pour installer à sa place les gens qui ont ruiné le pays il y a deux décennies à peine.

Le quotidien d’actualité international chinois Global Times, qui suit l’affaire de très près, note le même phénomène dans un éditorial intitulé « L’ours [russe] ne danse pas aux mélodies occidentales ». Bien que Russie Unie ait essuyé des pertes dans ces élections, elles n’ont pas profité aux partis pro-occidentaux, écrit la rédaction du journal. « Les bulletins de vote perdus par Russie Unie sont désormais dans les poches des communistes et des libéraux démocrates, ce qui ne reflète pas un renforcement de l’idéologie occidentale », dans le sens d’être favorable à une perte de souveraineté au profit de la mondialisation financière.

Outre l’agent britannique George Soros qui est à la manœuvre en Russie après avoir manipulé des révolutions de couleur à travers le bloc anciennement communiste, il y a aussi celui qui a vendu l’Union soviétique pour une poignée de kopecks aux milieux financiers ultralibéraux anglais et américains : Mikhaïl Gorbatchev.

Le 4 décembre, Mikhaïl Gorbatchev fut l’une des premières voix à demander à Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev d’annuler les élections et d’en organiser de nouvelles.

Son offensive ne date pas d’aujourd’hui cependant. En septembre 2010, il avait lancé un Dialogue Civil, qu’il présenta comme une initiative « démocratique, non partisane ». Parmi ses collaborateurs dans cette aventure, une brochette d’amis de l’Empire financier britannique tels que Lyudmila Alekseyeva ou Sergei Kovalyov. On trouve également l’ancien Premier ministre adjoint, Boris Nemtsov, le politicien Vladimir Ryzhkov, ou encore son propre partenaire en affaires, Alexander Lebedev, un ami de Nathaniel Rotschild, fils de l’affairiste anglais Sir James de Rothschild, très impliqué en Russie dans le négoce des matières premières.

En février de cette année, reprochant à Russie Unie d’être une mauvaise copie de l’ancien Parti communiste de l’ère soviétique, il avait annoncé : « Si les choses continuent comme elles vont, la probabilité d’un scénario égyptien s’accroîtra. Sauf que le dénouement pourrait être bien pire ».

En même temps, Gorbatchev a promu des schémas qui aboutiraient à la saisie de pans entiers de l’économie russe par des intérêts britanniques. Dans un programme en 19 points publié en mars 2009 pour agir sur la crise financière, il se prononçait pour « un transfert vers les créanciers, y compris étrangers, des droits de propriété dans des compagnies débitrices russes, afin d’assurer le maintien des flux de capitaux vers l’économie russe ». En d’autres termes, Gorbatchev proposait que les droits de propriété sur des compagnies clés de métaux et d’énergie russes aillent, en cas de crise, à des intérêts étrangers, comme la Royal Bank of Scotland, par-dessus même les appétits des oligarques locaux !

C’est Dmitri Rogozin, ambassadeur russe auprès de l’OTAN, qui a le plus clairement identifié la tache que représente Gorbatchev dans l’histoire russe, lors d’une entrevue avec l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Mikhaïl Gorbatchev adhère à la volonté de puissance occidentale, a-t-il dit, dénonçant le rôle de l’ancien chef du Kremlin dans le mouvement contestataire en Russie. Gorbatchev, a-t-il dit « avait bien compris la situation de ses partenaires occidentaux, mais tellement mal celle de son propre pays, que l’Union soviétique a disparu de la carte. En Occident il est clairement applaudi pour ces raisons, mais en Russie, Gorbatchev ne peut pas sortir dans la rue sans garde du corps, car il se ferait taper dessus par des ingénieurs ou des ménagères. Ni le Président Medvedev, ni Vladimir Poutine ne répéteront les soi-disant actions héroïques de Gorbatchev. Nous les Russes, sommes allergiques à des hommes politiques comme lui. » En effet, lorsque Gorbatchev se présenta aux élections présidentielles russes de 1996, il n’obtint que 0,5% des suffrages.

Rappelons surtout, pour bien comprendre la nature servile du personnage, qu’il fut avec Youri Andropov le principal artisan du rejet soviétique de la proposition américaine de bouclier antimissile conjoint – l’Initiative de défense stratégique (IDS) conçue par LaRouche et voulue par Reagan. Cette décision dictée par Londres scella non seulement le sort de l’URSS, mais a permis de faire perdurer la menace des arsenaux nucléaires jusqu’à aujourd’hui. [*]

Depuis son départ en retraite, Gorbatchev a donc servie de prête nom à la politique anti-russe de l’oligarchie financière britannique, affiliation qui s’exprime aussi à travers son engagement dans la politique d’écologie malthusienne promue par cette même oligarchie afin de stopper le développement technologique des pays.


[*Une nouvelle version de l’IDS vient d’être proposée par la Russie pour résoudre le conflit sur le déploiement du Bouclier antimissile américain en Europe de l’Est en rendant l’arme nucléaire obsolète ; voir Contre la guerre, l’Initiative de défense de la Terre.

Voir les 7 commentaires

  • ? • 11/12/2011 - 10:59

    Vous n’avez pas honte de votre article de propagande ?
    Vous ne connaissez visiblement rien à la Russie. Je suis russo-helvète et je soutiens de toute mon âme mes frères qui se battent pour la démocratie, piétinée en Russie sous Poutine, il n’y a rien de plus précieux pour un peuple.

    • Bertrand Buisson • 11/12/2011 - 12:04

      Mon opinion personnelle est aussi que Poutine n’est pas un grand démocrate, mais ça passe bien après la réalité de la situation internationale : celle d’un conflit orchestré par Londres entre les forces de l’OTAN et les puissances d’Eurasie.

      Si une guerre mondiale avec recours à l’arme nucléaire éclate, nous n’aurons jamais la démocratie...
       :-/

      Il faut absolument empêcher la déstabilisation de la Russie.

    • tony • 17/12/2011 - 20:34

      et vaut mieux poutine qu une soit disant democratie comme ici...avec les media pour t endormir..

    Répondre à ce message

  • Soubise • 11/12/2011 - 15:26

    Il est clair que de révolutions colorées( ukraine, Gorgie),en massacres programmés,Libye,Irak,Afghanistan, ceux qui veulent régir le monde avancent leurs pions un à un, prochains projets, la Syrie,l’Iran et surtout la Russie...
    Et jusqu’a présent le couple Medvedev/Poutine à bien contrecarré leurs plans de domination du monde et j’espère qu’ils le feront encore longtemps.
    Qu’en à Gorbatchev il mérite le glaive de la justice pour haute trahison.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 10/12/2011 - 23:07

    Maxim Kalashnikov met en garde contre la participation à ce mouvement, en disant qu’il serait fou de renverser le tandem Poutine-Medvedev pour installer à sa place les gens qui ont ruiné le pays il y a deux décennies à peine

    Évidemment ! Poutine soutenu par Kalashnikov : avec un nom pareil l’occident ne peut être que contre la volonté de la Russie d’être un pays libre ....

    Si les choses continuent comme elles vont, la probabilité d’un scénario égyptien s’accroîtra. Sauf que le dénouement pourrait être bien pire ose dire Gorbatchev !!!
    On ne peut pas être plus clair dans la trahison de son propre pays, de son peuple ...

    ... et ce qui "prouverait" que ce qu’il s’est passé en Égypte n’était pas si spontané et qu’en tout cas les conséquences étaient programmées ....

    Gonflé le mec ! il doit se savoir hyper protégé !!!
    J’aimerai juste savoir pour combien il a vendu son âme cela donnera une idée qu’il se fait de sa propre personne ....

    Répondre à ce message

  • COSO • 10/12/2011 - 20:49

    Moi en tant que partisant des idees de Larouche,je soutiens la manifestation pas pour des raisons de l’oligarchie occidentale mais pour la simple raison que les autorites en place prendrons bien leur responsabilite pour bien moderniser en profondeur l’economie de la russie vue la menace qui pense sur eux. En politique la popularite sur une longue periode comme celle de Poutine tue les reformes quisqu’on ce dit que tout va bien. le Global times chinois a parfaitement raison.

    • georges • 11/12/2011 - 02:32

      bof bof et bof quand c’est des larbins qui plaise a l’occident c’est toujours des bonnes élèctions dans le cas contraire la machine infernal se met en marche les russe on le droit de choisir qui ils veulent tant que ce derniers garanti les interets des russe.apres la chutte de l’urss des gens ont tous perdu d’autres travaillaient pour rien ou se faisait payé en casseroles alors les manifestants téléguidé par soros ça doit pas avoir grande valeurs aux yeux des russes

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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