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Quand humanisme rime avec impérialisme...

La rédaction
par Cédric Gougeon

Critique du livre Le néo-conservatisme est un humanisme, Yves Roucaute, Editions PUF, 2005, (150 pages, 15 €).

Dans son nouveau livre Le néo-conservatisme est un humanisme, paru en mai dernier, Yves Roucaute le dit et le répète : la pensée néo-conservatrice est née en proclamant « plus jamais Auschwitz » (Theodor Adorno). Qu’entend-il par là exactement ? Essaie-t-il tant bien que mal de cacher les liens plus que problématiques existant entre Léo Strauss, inspirateur du néo-conservatisme, et Carl Schmitt, juriste nazi ? Il est vrai que se savoir le disciple d’un philosophe dont la pensée fut limée par le célèbre avocat du diable, Carl Schmitt, n’est pas très confortable.

Véritable outil de propagande, Le néo-conservatisme est un humanisme est, avant tout, l’oeuvre d’un personnage dont le parcours ressemble à celui d’un caméléon traversant un damier. Adepte du marxisme de Gramsci dans sa jeunesse, il fut ensuite secrétaire à l’UNEF. Après avoir été le dirigeant des programmes culturels sur France 3 pendant quatre ans, il est maintenant professeur à l’université de Paris X-Nanterre. Membre de l’Atlantis Institute, un think-tank bruxellois, il côtoie bon nombre de néo-conservateurs francophones tous engagés à promouvoir l’idée que le libéralisme économique est source de paix et de progrès... tout en ayant fait campagne pour l’intervention armée contre l’Irak.

Quelle est donc cette pensée dont Roucaute prétend qu’elle a le pouvoir de « ranimer le principe d’espérance par une conception du monde qui lie moralité, liberté et prospérité, et pose pour finalité la cité de la compassion et la paix universelle » ?

S’opposant fermement au relativisme de la gauche, la pensée néo-conservatrice serait une redécouverte des « valeurs morales universelles », où libéralisme économique côtoie la préservation de certaines traditions. Derrière cette mauvaise poésie, on retrouve une réelle intention de destruction de l’Etat et de ce qu’il appelle la « réaction des archaïques adorateurs de l’Etat souverain », en faveur d’un Etat « minimal et variable », véritable passoire pour des intérêts financiers qui dépouillent les Etats et les populations de toutes leurs richesses. Et lorsque des figures anti-synarchistes telles Roosevelt ou de Gaulle sont assimilées à des conservateurs, c’est sans doute pour ratisser plus large dans la droite, mais surtout pour enterrer tout ce que ces personnages ont pu faire contre le courant néo-libéral avec la planification et le New Deal.

Partisan d’un Etat minimal à intervention variable, Yves Roucaute veut peut-être sousentendre que les cyclones ne font pas partie du répertoire d’intervention de l’Etat, comme l’ont estimé dernièrement les néo-conservateurs de la Maison Blanche. « Le froid gardien du bien public et de l’intérêt général » semble en effet lui donner des frissons dans le dos : il précise avec insistance que les processus de nationalisation des entreprises et des banques ont été poussés à bout par les Etats totalitaires ; le financement du parti nazi par les banques privées de l’establishment anglo-américain a dû lui échapper, excusons-le.

Tout cela vise à détruire ce qu’il y a de meilleur dans le concept de l’Etat, qui se trouve explicitement dans la Constitution américaine : l’idée que l’Etat doit protéger l’intérêt général du pays (General Welfare) et que la vie, la liberté et la recherche du bonheur sont des droits inaliénables dont ce même Etat se fait le garant. C’est aussi une attaque contre le préambule de la Constitution de 1946 et de la Cinquième République, qui affirment fortement ces mêmes valeurs. Cette idée de l’Etat providence s’oppose littéralement à la politique de John Locke qui, présenté à tort comme l’inspirateur des idées républicaines, défendait de son côté les droits de « la vie, la liberté et la propriété » sous l’oeil attentif de l’empire britannique. Une « propriété » bien chère à Yves Roucaute qui défend fermement le libéralisme classique de John Locke.

D’après Roucaute, comble de l’absurde, les néo-conservateurs seraient les nouveaux héritiers de Socrate. C’est sans doute la raison pour laquelle il est lui-même un redoutable sophiste...

Souvenez-vous de la raison officielle invoquée pour envahir l’Irak : Saddam Hussein détient des armes de destruction massive et ceci représente un danger pour le peuple américain. Et comme le disait si bien Richard Perle - néo-conservateur très influent sur Bush - déclarer la guerre à un pays qui pourrait représenter une menace dans un futur proche est tout à fait légitime. Seulement voilà, Colin Powell reconnaît aujourd’hui qu’il a été désinformé par les services de renseignement américains qui affirmaient l’existence de ces mêmes armes. Yves Roucaute ne fait bien sûr pas une seule allusion à cela, et détourne même le lecteur de cette pensée en répondant : « L’erreur est-elle d’être intervenu en Irak ou de n’être pas intervenu plus tôt [avant la guerre Iran-Irak], ce qui aurait évité deux millions de morts irakiens, un million de morts iraniens, sans même évoquer ces centaines d’assassinats organisés depuis Bagdad par les groupes terroristes qui y demeuraient ? »

La vérité est que l’Irak est aujourd’hui dans une situation bien pire qu’il y a deux ans et que le véritable plan des néo-conservateurs américains a fonctionné : plonger toute la région du Moyen-Orient dans le chaos à l’aide d’une guerre permanente, tout en gardant le contrôle des ressources de cette région à la façon dont un empire veille sur son patrimoine.

Alors, le néo-conservatisme : humanisme ou impérialisme ?

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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