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Quel serait le coût d’une guerre contre l’Irak ?

La rédaction

Dans une étude intitulée, « Irak : les conséquences économiques de la guerre », l’économiste William Nordhaus, l’auteur d’Economics, un ouvrage qui en est à sa 17ème édition, calcule les coûts d’une guerre potentielle en Irak. Il note d’abord que la guerre du Golfe de 1990-91 n’avait pas été trop onéreuse pour les Etats-Unis, parce que les autres membres de l’« alliance » avaient assumé la plus grande part des 80 milliards de dollars déboursés. Par contre, ce ne serait pas le cas cette fois-ci. S’il est impossible de faire des estimations exactes, écrit Nordhaus, « mieux vaut avoir vaguement raison que précisément tort ». Il estime que dans le cas (improbable) d’une victoire rapide, une guerre coûterait 121 milliards de dollars, mais que la facture pourrait monter jusqu’à 1600 milliards si le conflit se prolongeait.

Se basant sur les expériences du Liban, des Balkans et de l’Afghanistan, ainsi que sur deux études du Congrès, Nordhaus prend en compte non seulement les dépenses devant être assurées par les finances publiques, mais aussi les coûts globaux pour l’économie nationale. Ses estimations ne tiennent pas compte des sommes habituelles à débourser pour le militaire en temps de paix.

Il est clair que le coût total dépend beaucoup de la durée du conflit et de l’après-guerre. L’expérience des Balkans, et plus encore celle de l’Afghanistan, montrent qu’après qu’une « victoire glorieuse », il reste bien des missions à long terme à remplir. Par conséquent, Nordhaus présente deux scénarios, celui d’une « victoire rapide » et celui d’un « conflit prolongé ». Le premier se base sur une période de 30 à 40 jours de guerre, suivie d’une présence militaire sur le terrain de 8 à 10 semaines. Il suppose aussi que les capacités de production pétrolière n’auront pas été endommagées et que, par conséquent, les prix du pétrole baisseront après la guerre, générant par là un profit de quelque 30 milliards de dollars pour l’économie américaine.

Le scénario de « conflit prolongé » prend en compte de graves difficultés au niveau de la conquête de villes irakiennes comme Bagdad, ainsi que des complications chez les pays voisins, ce qui prolonge la guerre et nécessite une présence militaire, non pas pour des mois mais pour des années, comme dans les Balkans.

Voici le détail des estimations de Nordhaus pour les deux scénarios (en milliards de dollars) :

Nature des coûts Victoire rapide Conflit prolongé
Dépenses militaires directes 50 140
Coûts subséquents :
Présence militaire 75 500
Reconstruction 25 100
Aide humanitaire 1 10
Effets sur marchés pétroliers -30 500
Coûts macroéconomiques 0 345
Total 121 1595

Nordhaus laisse à ses lecteurs le soin de choisir lequel des deux scénarios leur semble le plus réaliste. Mais qui serait assez naïf pour croire que la guerre ne coûterait que 121 milliards de dollars ?

En présentant ses calculs, Nordhaus inclut un commentaire intéressant : « Dans le passé, les grandes guerres, en raison de la forte augmentation des dépenses militaires, ont entraîné un boom économique », grâce à l’accroissement indirect de la production et de la productivité. Mais la première guerre du Golfe a eu un résultat différent, « unique en son genre », à savoir une forte récession dès le premier mois suivant l’invasion irakienne du Koweït. » Bien que Nordhaus n’explique pas ce phénomène « unique », il est clair que l’économie américaine s’est tellement dégradée ces deux dernières décennies qu’un tel accroissement de la production et de la productivité n’a aucun effet visible sur le PIB, comme le gouvernement Bush a déjà pu le constater avec ses programmes de réarmement.

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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