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Brèves

Questions autour de l’agression d’un Premier ministre italien

La rédaction

15 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Bien que nous n’ayons jamais caché nos désaccords profonds avec bien des aspects de la politique de Berlusconi, notamment sa politique anti-immigration, nous tenons à resituer ici ce qui vient d’arriver au Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.

Dimanche, le 13 décembre, Berlusconi fut violemment pris à parti lors d’un meeting politique à Milan. A la fin de la réunion, un homme, ayant des antécédents psychiatriques graves, d’une distance d’à peine quelques mètres, lui lança une réplique miniature métallique de la cathédrale de Milan en pleine figure. Une fracture du nez, deux dents cassées et une blessure à la lèvre supérieure ont été diagnostiquées. D’après les médecins, une quinzaine de jours de repos s’imposent avant toute reprise du travail.

Les circonstances de cette agression sont les suivantes :

1) Il y a quelques semaines, lors d’une réunion précédente, la police avait mis en garde contre des attaques potentielles provenant de « malades mentaux », capables de ce type de « gestes isolés ».

2) Tout porte à croire qu’un grave dysfonctionnement exista dans la protection rapprochée. Le premier cordon formé par les gardes du corps n’a pas vu venir l’agresseur et fut incapable de l’arrêter quand, à la fin de la réunion, l’agresseur s’est précipité vers le Premier ministre qui prenait son bain de foule traditionnel.

3) Massimo Tartaglia, le « fou isolé » qui a agressé Berlusconi, est un volontaire du Fonds mondial pour la nature (WWF) et sous suivi psychiatrique depuis une dizaine d’années. Selon les dires de son père, il avait assisté, la veille de l’agression, à une réunion locale du WWF. Tartaglia reconnaît par ailleurs que son acte découle d’un engagement politique.

4) Le meeting politique fut perturbé par un groupuscule de manifestants radicaux. Certains croient qu’il s’agit du même groupe radical qui, la veille, avait tenté de perturber une commémoration en souvenir des victimes de l’attentat de Piazza Fontana de 1969 qui avait fait 16 morts et une centaine de blessés. A l’époque, un attentat à la bombe attribué à l’extrême gauche, bien que perpétré par des éléments néofascistes, marqua le début de la « Stratégie de la tension » qui a fait basculer l’Italie dans le terrorisme et les « années de plomb ».

5) Immédiatement après l’agression contre Berlusconi, une page sur Facebook fut créée en honneur de l’agresseur Tartaglia. Rapidement, 20000 personnes ont soutenu « virtuellement » l’agresseur. Le groupe à l’initiative de cette page se fait appeler « Les Brigades Tartaglia ».

Berlusconi est Berlusconi. Cependant, on doit s’interroger sur la campagne virulente menée par deux organes des milieux financiers de la City de Londres, le Financial Times et l’Economist. La semaine dernière, ces deux média ont appelé Berlusconi à démissionner, utilisant notamment les déclarations d’un repenti de la mafia, qui lors de son procès à Milan, a accusé Berlusconi d’être à la botte de cette même mafia.

Jouant la même partition, le cartel médiatique italien du financier Carlo De Benedetti n’a pas hésité à présenter Berlusconi comme un nouveau Hitler et appeler à une révolution « de couleur » à l’instar des mouvements promus par le spéculateur Georges Soros en Europe de l’Est.

L’ensemble de cet environnement n’est sans doute pas sans rapport avec l’apparition d’un « candidat mandchourien ».

Le mouvement de LaRouche en Italie, Movisol, dans une déclaration officielle, affirme qu’à l’heure actuelle, les britanniques disposent de deux bonnes raisons pour tenter de renverser le gouvernement italien :

1) Le ministre des finances et de l’économie, Giulio Tremonti, fait campagne pour une réorganisation bancaire qui ruinerait les intérêts financiers de l’oligarchie.

2) L’Italie s’est engagée dans une coopération avec la Russie dans le domaine du nucléaire et de l’énergie, notamment le projet du gazoduc South Stream.


Article : la "stratégie de la tension", manipulation par la terreur


Voir les 3 commentaires

  • arcane • 16/12/2009 - 13:48

    Bon c’est pas bien d’agresser physiquement une personne,
    cela ne changera rien, mais symboliquement, quelque part si on pouvait transposer en statues ou en cathédrales les exactions de tels hommes, il y aurait de sacrés averses.

    Il s’est pris un choc en retour qui est un avertissement pour la suite des évènements.

    Je pense que le rôle positif de tous ces dirigeants politiques et finaciers, c’est de nous pousser à bout pour que nous ayons le courage de se remettre en question sur le veritable sens de la vie.
    A suivre

    Répondre à ce message

  • Jean-Marie • 16/12/2009 - 01:54

    Evidemment, une agression demeure une agression...avec toutes ses conséquences...

    Evidemment, les chefs d’état européens n’ont plus la cote...

    Pour moi, M. Berlusconi évoque M. Mussolini : regardez cette figure irascible, boudeuse, hargneuse : que de ressemblances...

    M.Mussolini a cette meme figure ensanglantée...à Milan ...sulla la Piazza...

    M.Berlusconi, frappé par une statuette de la cathédrale de Milan...

    • clemence66 • 16/12/2009 - 13:43

      Berlusconi=Mussolini

      En voila un argument qui reflete un esprit fin !

      C’est marrant mais j’ai l’impression que le peuple ne le deteste pas autant que ses détracteurs !

      "Prodi, combien de bulletins de vote ?"

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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