X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Rapport Camdessus : non à la thérapie de choc en France

La rédaction
Cet article est exceptionnellement tiré du journal Nouvelle Solidarité

Comme nous le craignions depuis de nombreuses années, faute d’avoir changé de politique économique, la « thérapie » de choc du Fonds monétaire international s’est enfin invitée chez nous via le rapport remis par Michel Camdessus, le 19 octobre dernier, à Nicolas Sarkozy. Voici donc la France réduite au statut de pays en voie de développement et sommée, comme eux, d’accepter la destruction de son économie et de sa force de travail au profit des marchés financiers et des banques qui déterminent aujourd’hui la politique économique des nations.

Rappelons que ce rapport avait été commandé à l’ancien directeur général du FMI par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il prit ses fonctions de ministre de l’Economie et des Finances. Elaboré par une vingtaine de personnalités parmi lesquelles de puissants intérêts financiers tels que la maison Lazard ou J. P. Morgan, des assureurs tel AXA, des économistes du MIT et des directeurs de l’Institut des études politiques, rien d’étonnant à ce que la mesure la plus marquante de ce rapport soit le blocage du SMIC ! Nous voici revenus au temps où le rapport Alain Minc, commandé par l’ancien patron de Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur, rejetait la responsabilité des problèmes de l’économie française sur un SMIC trop élevé. Les recommandations de M. Camdessus répondent aussi à toutes les préoccupations exprimées en juillet dernier par le rapport annuel du FMI sur la France, qui plaçait en tête des problèmes de l’économie française, le « trop peu « de travail et le niveau trop élevé du salaire minimum.

Intitulé « Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France », le ton du rapport est alarmiste. L’économie française est « en train de décrocher », vaticine Camdessus, et si on continue sur cette pente, les taux de croissance en 2011 ne seront plus que de 1,75. Au cœur des problèmes que l’ex-directeur du FMI identifie correctement, sans toutefois dénoncer leur cause dans la dérive libérale de l’économie de ces dernières années, le manque de travail en France comparé à d’autres pays. Le rapport constate que la part de la population active devant « porter » l’ensemble de l’économie française est très basse, à cause du chômage des jeunes (16 à 25 ans), qui atteint 24%, et des personnes au-delà de 50 ans, qui atteint près de 34%. Les 35 heures ont réduit encore le taux de travail.

Que faire ? Remettre tout le monde au travail, même au-delà de la retraite, mais à moindres frais. Pour faire face, le projet Camdessus reprend à son compte les propositions des rapports Virville, Marimbert et Blanchard, ayant pour but d’harmoniser le code du travail et le traitement du chômage en France avec les normes d’autres pays européens tels que la Grande-Bretagne, les Pays Bas et l’Allemagne. Elaboré par l’ancien directeur des relations sociales du tristement célèbre Renault Vilvorde, le rapport Virville préconise une déconstruction libérale du code de travail. Le rapport Marimbert, inspiré de la loi Hartz IV qui a provoqué le ras-le-bol des manifestations des lundis qui secouent depuis plus de deux mois la partie orientale de l’Allemagne, propose toute une réorganisation du fonctionnement de différents agences intervenant dans le traitement du chômage, ANPE, UNEDIC, dans le sens d’une coordination beaucoup plus grande entre organismes publics (ANPE) et patronat, pour contraindre les chômeurs au travail, dans n’importe quelles conditions.

Accroître le travail

Pour accroître le travail, le rapport préconise, pour ce qui est des seniors, de mettre fin à tous les programmes de mise en préretraite, et même la possibilité de cumuler, « sans restriction », la retraite avec un travail. Cette politique répond tout à fait aux préoccupations d’Alan Greenspan, directeur de la Réserve fédérale américaine qui, dans un récent discours, s’inquiétait du fait qu’on avait « trop promis » aux personnes âgées... Pour les jeunes, il préconise une sorte de « mise à l’étrier » professionnel en fin d’études. Pourquoi pas, par exemple, un emploi le dimanche, dans un secteur commercial libéralisé ?

Pour ce qui est de l’emploi, le rapport préconise un contrat de travail unique qui remplacerait les CDD et les CDI (contrats à durée déterminée et indéterminée). Sans sourciller, il prône une facilitation de la suppression d’emplois, assurant qu’un « service public de l’emploi », plus « généreux » mais aussi plus « incitatif », permettrait de mieux recaser les chômeurs. Toutes ces mesures amélioreraient la mobilité de l’emploi, dans une situation où, comme le reconnaît le rapport Marimbert, le chômage persistera suite aux délocalisations et aux transformations démographiques de la fin du baby boom. Signe des temps où la finance exige que les Etats abandonnent toutes leurs responsabilités, les droits sociaux ne seraient plus attachés à l’emploi, défendu comme un droit fondamental par le préambule de notre Constitution, mais comme des droits des personnes privées.

Mais là où les auteurs de ce rapport, souvent enrobé dans un double langage suintant d’hypocrisie, affichent la couleur, c’est au niveau du salaire. Le SMIC est « trop élevé ». Pour cela, disent-il, il conviendrait que l’évolution du SMIC ne soit plus accentuée par des « coups de pouce « . Rappelons que plus de 50% de nos compatriotes survivent avec l’équivalent d’un d’1,2 SMIC, que 33% d’entre eux n’ont pas pu partir en vacances en 2002, qu’un salaire minimum couvre à peine des coûts du logement en pleine expansion, et nous avons là tous les éléments d’un divorce total entre les élites au gouvernement et le peuple.

Finances publiques et Etat

A un moment où la France viole d’année en année les critères d’endettement et de déficit public des traités de Maastricht et d’Amsterdam et où le gouvernement défend, auprès de ses partenaires européens, une interprétation souple des règles du pacte de stabilité, le rapport Camdessus propose, au contraire, à l’instar de Sarkozy, la création d’un « pacte de stabilité intérieur » qui associerait « collectivités locales et les organismes sociaux au programme de stabilité des finances publiques présenté à Bruxelles » !

Il faut aussi « dégraisser » la fonction publique, qui devrait descendre de 56,3% du PIB actuel en dessous de la barre de 50%, notamment en appliquant la décision de ne remplacer qu’un départ sur deux des fonctionnaires à la retraite. Parmi les autres économies possibles, ce rapport d’inspiration supranationale ne voit aucune objection à une réduction du « nombre d’échelons entre l’UE et la commune, en commençant par les services de l’Etat ».

Vers une économie de la connaissance

Enfin, étant donné le faible coût des mots, le rapport se paye le luxe d’appeler en faveur d’une véritable économie de la connaissance avec de grands pôles de recherche regroupant universités, grandes écoles et départements de recherche et développement des entreprises, avec, à la clé, la privatisation des universités, devenues « financièrement autonomes ».

Bien que cette approche à la connaissance nous soit présentée comme l’Eldorado qui permettra de créer des emplois, la seule direction concrète indiquée semble être le secteur des services, en particulier, les services aux personnes âgées, véritable gisement d’emplois inexploité ! Au moment où nous devons penser à la nécessaire industrialisation de la planète et à la conquête de l’espace, le rapport Camdessus soutient qu’aucune société « ne doit craindre la tertiarisation de son économie ». Le plan Borloo prévoit la création de 250 000 emplois dans les services de proximité aux familles, et le droit du travail devra s’adapter et trouver des catégories adéquates pour ces formes de travail où un employé se déplacerait pour changer une ampoule chez d’une personne âgée. Pourquoi pas une bougie, au rythme où vont les retraites, menacées par les folies spéculatives des assureurs et des fonds de pension et par les politiques d’austérité des gouvernements ?

Le moment est arrivé pour que la France d’en bas, celle qui n’arrive plus à survivre que grâce au « hard discount », qui galère pour payer son loyer, qui roule dans des voitures âgées de plus de dix ans, se batte, avec les Argentins et toutes les autres victimes des politiques du FMI dans les pays en voie de développement, pour mettre fin à un système économique et financier qui porte aujourd’hui en lui les graines du fascisme, comme les nuées l’orage.

Par Christine Bierre

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard