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Rapport Vedrine : Mondialisation nous voilà !

ARTICLE PUBLIE DANS NOUVELLE SOLIDARITE

L’ancien ministre socialiste des affaires étrangères Hubert Védrine est un homme libre. Depuis le 13 mai 2004, le Conseil d’administration du groupe de luxe LVMH, société dont Nicolas Sarkozy fut le conseil, l’avait d’ailleurs, dans un geste d’ouverture à gauche, cooptée comme administrateur « indépendant ». Son ami Nicolas Sarkozy, le porte en grande estime et semble le considérer comme un cerveau-orchestre capable d’écrire quelques pages de sa partition musicale.

Ainsi, dans son « Rapport pour le président de la République sur la France et la mondialisation » de début septembre, il prône une plus grande ouverture sur la mondialisation (financière) qu’il confond délibérément avec ouverture sur les échanges économiques internationaux au sens strict.

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Hubert Védrine avec N. Sarkozy lors de la remise des copies

Transcendant les clivages entre mondialistes béats et anti-mondialistes simplistes, Védrine affirme avec quelques belles pirouettes que « ce schématisme binaire (...) ne sert pas nos intérêts. Parce que nous ne reconnaissons pas explicitement l’économie globale de marché comme un fait, nous sommes moins efficaces pour en tirer parti et moins convaincants pour trouver des alliés et des partenaires en Europe et ailleurs pour en corriger les défauts. » .

En bref, sur le plan économique et financier, un Vichy light se dessine ici à l’horizon. Pour le faire accepter aux français, un miroir aux alouettes : tirer un meilleur parti de la globalisation par la création d’emplois nouveaux « en montant en gamme technologique tout en s’inscrivant dans la mutation écologique de l’économie ». On mondialise, mais on préserve « un cœur de compétences, de souverainetés et de responsabilités publiques » permettant de n’abandonner personne et d’amortir les chocs brutaux. La France, dit Vedrine, doit se convaincre « qu’elle sait quoi faire non plus face à la mondialisation mais dans la mondialisation. »

Vedrine propose un « Grenelle de la mondialisation » et même de « faire évaluer par un collège d’enseignants et d’économistes la façon dont est présenté en seconde, première et terminale, la mondialisation... »

Ensuite, pour ne pas rester « &nbsp ;les idiots du village planétaire », des pistes sont explorées visant à valoriser nos atouts dont « notre langue, une des cinq ou six langues de culture et de civilisation ».Védrine note aussi que « parmi les 500 premières entreprises mondiales 39 sont françaises (deuxième place, après les Etats-Unis) devant la Grande Bretagne (38) et l’Allemagne (32). » Ouf, on existe encore bien que « la France aurait intérêt à se spécialiser plus dans les domaines où elle dispose d’avantages comparatifs évidents. Mais quels sont-ils ? Le nucléaire ? L’eau ? Les transports ? L’aéronautique ? L’agriculture ? L’immatériel ? La théorie est séduisante, l’application malaisée. » Administrateur de LVMH, Védrine pense évidemment que la France a intérêt a « entretenir et mieux exploiter l’image de culture, de créativité et de qualité, le capital « immatériel » de la France : ce qui englobe à la fois l’attractivité du territoire, les marques françaises du luxe, (...) le vin, etc... »

Ce mélange de « pragma-vichysme »- il faut faire avec - et de Bona-patriotisme économique - soyons les meilleurs du bac à sable - l’amène à défendre des mesures protectionnistes et de régulation ponctuels. Il note avec grand intérêt « le durcissement d’Hillary Clinton et d’autres leaders démocrates américains contre une mondialisation qui se fait à l’avantage d’une minorité’ ». Mais la régulation de la mondialisation est un concept contradictoire, car comme l’admet Védrine lui-même, « la mondialisation est à la base une dérégulation, une déréglementation... » Il décrit avec une certaine fascination l’hypertrophie de la sphère financière, « l’invention des produits dérivés et de titrisation, permettant des profits risqués mais faramineux, la multiplication pour en profiter de milliers de fonds -hedge, equity, souverains- ont remodifié en profondeur en à peine plus de dix ans, la globalisation économique et commerciale » tout en indiquant que « si les mots de cavalerie et de spéculation ont jamais eu un sens, c’est aujourd’hui. » Sans l’appuyer totalement, Védrine évoque ensuite ce qui est proposé par « le Cercle des économistes » : une reorganisation du systeme international actuel, sous la coupe des institutions financieres internationales aujourd’hui en faillite et avec un fort contenu ecologique. Un G-20 est proposé, sorte de G-13 élargi aux directeurs du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque des Règlements Internationaux et aux représentants du Conseil des gouverneurs des banques centrales...chargé de réformer le FMI, de créer une Organisation Ecologique Mondial et d’imposer une régulation pour la survie de la planète.

Au niveau de la politique extérieure, Védrine appelle, à juste titre, à un retour a une politique française authentique. Exit l’idéal d’une « euro-puissance » qui dilue systématiquement les initiatives françaises dans une impuissance européenne : « pas d’échappatoire possible. Nous allons devoir continuer à penser et à repenser notre politique étrangère. »

Là où la situation se corse cependant, c’est sur la question de l’OTAN. Bien que Védrine dénonce l’atlantisme anti-gaullien militant (qui prospère à l’UMP, dans le monde industriel et de la défense et existe au PS) pour qui la position actuelle de la France dans l’OTAN est un « problème », l’auteur defend la même attitude face à l’OTAN que devant la mondialisation. Pour Védrine, il serait assez vulgaire de rejoindre « l’OTAN », mais « pour la France rejoindre une OTAN réformée grâce à la bonne gestion de sa disponibilité pour un rapprochement, aurait une toute autre allure, et une autre signification, que de ‘rentrer dans l’OTAN’ » (p.39) Au lieu d’exiger la dissolution d’une organisation qui a perdu toute raison d’être, Védrine voit la France y imposer la reconnaissance du pilier européen ainsi qu’un « débat entre alliés (et non vassaux) sur les options stratégiques et tactiques » . Cette réforme peut se faire « si l’administration sortante se montre plus ouverte au printemps 2008 » ou lors d’un sommet spécial de réforme de l’OTAN au printemps 2009 suite à une concertation « lors des rencontres des grands leaders européens avec le nouveau président des Etats-Unis. »

Cette nouvelle politique sera « un des éléments du sursaut français dans la mondialisation ».

Hubert Védrine semble tragiquement mutilé par le faux humanisme de Montaigne, grand plagiaire du stoïcisme romain de Sénèque et mélange bipolaire de soumission et de volontarisme. Le vrai sursaut de la France ne viendra que des nouveaux Rabelais, celui que vous trouvez sur www.cheminade-le-sursaut.org

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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