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Réforme de la santé : Obama déclare la guerre à la Cour suprême des Etats-Unis

La rédaction

Dans le cadre du tollé qu’ont provoqué les critiques de Jacques Cheminade à l’égard de la réforme de la santé mise en œuvre par Barack Obama aux Etats-Unis, les développements récents que nous rapportons ici intéresseront au plus haut point les électeurs français.


5 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) — Après avoir entendu toutes les parties le 28 mars dernier dans la procédure judiciaire concernant la réforme de la santé, la Cour suprême des États-Unis s’apprête à rendre son verdict dans les semaines qui viennent.

A quelques mois des élections, la Maison Blanche s’énerve rien qu’à l’idée que sa politique puisse être remise en cause. Une nouvelle polémique vient d’éclater après qu’Obama, lors d’une conférence de presse le 30 mars dernier, en violation totale de son mandat, s’en est pris vertement aux juges de la Cour suprême. Alors que c’est précisément leur raison d’être, Obama s’est plaint qu’un « groupe de gens non élus puisse rejeter une loi dûment constituée et adoptée [par le Congrès] ». D’après le président, leur action n’est rien d’autre qu’ « un bon exemple d’activisme judiciaire », et qu’il est par conséquent « pratiquement certain que la cour va reconnaître ceci et ne pas franchir ce pas ».

Par cette attaque Obama remet implicitement en question la sacro-sainte séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, l’un des principes fondamentaux de la Constitution américaine et de toute démocratie moderne. Une Cour fédérale d’appel a d’ailleurs demandé, le 2 avril dernier, au département de la Justice de reconnaître, et ce en se référant explicitement aux déclarations d’Obama, qu’il est dans les attributions de la Cour suprême, lorsqu’elle est saisie pour le faire, d’examiner les lois votées pour déterminer si elles violent la Constitution ou non.

L’économiste américain Lyndon LaRouche a pour sa part réitéré sa demande pour qu’Obama soit destitué, non seulement pour sa volonté d’infléchir les décisions de la Cour suprême mais également, entre autres méfaits, pour avoir lancé la guerre en Libye sans approbation du Congrès, ce qui est là aussi une violation flagrante de la Constitution.

La Cour suprême a été saisie pour examiner la constitutionnalité de la loi sur la santé qu’Obama a fait adopter le 23 mars 2010, en particulier en ce qui a trait au « mandat individuel ».

Rappelons, que, contrairement à tout ce que demanda l’aile progressiste du Parti démocrate (Lyndon LaRouche, Dennis J. Kucinich, John Conyers, etc.) et tout ceux qui militaient pour une couverture de santé universelle, la loi d’Obama crée l’obligation légale pour chaque citoyen américain de prendre, à titre individuel, une assurance santé auprès de sociétés privées, déjà détestées par ailleurs pour leurs abus répétés, car en raison de l’absence d’un système de santé publique ou du refus de nombreuses entreprises à offrir une mutuelle à leurs employés, des dizaines de millions d’entre eux préféraient se passer d’assurance et se retrouvaient sans aucune couverture.

Obama a utilisé cette situation déplorable comme prétexte pour non seulement obliger les Américains à se munir d’une assurance privée, sous peine d’une amende annuelle, mais également pour réduire massivement les dépenses pour les soins accordés aux malades chroniques, aux handicapés et aux personnes âgées (dans le cadre des systèmes publics Medicaid et Medicare institués dans les années soixante et qui leur sont réservés). L’argent ainsi économisé est alloué pour subventionner une partie des coûts prohibitifs de cette assurance.

La réforme Obama a également institué, au-dessus de l’autorité du Congrès, un conseil présidentiel (Independent Patient Advisory Board - IPAB) doté de pouvoirs spéciaux et chargé de couper dans les dépenses de santé. C’est ce conseil, directement redevable au Président et chargé d’une mission de triage en terme de soin, qui a conduit Lyndon LaRouche à le comparer au conseil T4 mis en place par Hitler en septembre 1939 en Allemagne. Pour secouer le pays et faire en sorte qu’une opposition se lève contre le retour de la bête immonde, LaRouche et son mouvement ont décidé d’affubler une photo d’Obama avec la moustache d’Hitler tout en précisant qu’ils étaient près à la retirer dès l’instant qu’Obama ferait marche arrière sur sa politique calamiteuse.

Un article publié le 4 avril dans le New York Times montre bien que la réforme d’Obama vise avant tout par tous les moyens à rationner les soins, en incitant par exemple les corps médicaux spécialisés (parmi lesquels les collèges des cardiologues, des radiologues ou des oncologues...) à exiger de leurs membres une diminution des examens qu’ils prescrivent à leur patients.

Dans un autre article du 1er avril, David Ignatius du Washington Post se réjouit cyniquement que peu importe la décision de la Cour suprême, le mouvement initié par Obama aura, en raison d’une diminution des remboursements aux personnes âgées par Medicare, lancé un vaste mouvement de « consolidation » budgétaire conduisant à la fermeture d’un millier d’hôpitaux, et qu’un grand nombre de médecins et d’infirmières sont déjà remplacés par des techniciens moins chers dans les salles d’opération.

On est donc très loin de la mythologie qui persiste surtout en Europe et qui consiste à s’accrocher à l’illusion qu’Obama est un homme de progrès et de paix.

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  • libertad • 13/04/2012 - 22:21

    merci pour le lien ;-)

    afin de bien finir de comprendre , la liste des procedures authorisées et non authorisée a t-elle deja été rendue par ce conseil ? sinon quand devrait elle etre rendue publique ou prendre effet ?

    • Karel Vereycken • 14/04/2012 - 11:08

      Il faudra les interroger directement. J’ai bien peur, et on comprend pourquoi, qu’ils préfèrent rester dans le flou. Ce qui laisse craindre les pires abus...

    Répondre à ce message

  • libertad • 07/04/2012 - 05:30

    depuis que je vois les medias vous reserver un traitement insultant et mensonger , je me dis que les medias nous racontent bien des conneries ... ca me consterne

    concernant la reforme de santé , je croyais qu’obama avait permis a 40 millions d’americains pauvres de pouvoir avoir une couverture santé gratuite ... est ce des conneries ?

    • Benoit Chalifoux • 09/04/2012 - 15:49

      C’est bien ce que nous essayons de vous expliquer : les médias mentent, ne serait-ce que par omission, en vous laissant croire ce que vous voulez. Ainsi, jamais il n’a été dit que l’assurance imposée par Obama était publique et gratuite. Je vous laisse vérifier par vous-même dans tous les articles publiés à cette époque dans la presse française. On ne vous a par contre jamais dévoilé qu’elle était privée, obligatoire et très chère, et encore moins qu’il allait couper dans Medicaid et Medicare, les deux programmes publiques pour personnes chroniquement malades et pour les personnes âgées.
      Bon, ce n’est pas la première fois que la presse française ment.

    • libertad • 10/04/2012 - 11:12

      c’est a dire que les 40 millions de pauvres aux states ne vont pas avoir , comme on nous le fait croire , une assurance maladie publique gratuite , mais belle et bien privée , obligatoire et tres chere ?

    • libertad • 12/04/2012 - 18:17

      j’aurais bien voulu avoir confirmation s il vous plait ... les 40 millions de pauvres aux usa ont il maintenant grace a cette reforme de santé acces a une assurance maladie publique et gratuite ou bien privée , obligatoire et chere ?

      merci de votre precision ;-)

    • Karel Vereycken • 13/04/2012 - 19:30

      Voici une dépêche qui vous donne l’information sur l’état actuel de cette réforme : http://www.romandie.com/news/n/_Le_systeme_de_sante_aux_Etats_Unis_prive_complexe_et_couteux98240320120623.asp

    Répondre à ce message

  • petite souris • 06/04/2012 - 23:46

    Cette guerre arrive à point nommé pour que les journalistes qui ont lu les fiches qu’"on" leur a faites sans qu’ils vérifient et croisent les infos et les faits et qui ont ainsi voulu discréditer Jacques se rendent compte de leur ignorance.

    La mauvaise foi de certains autres est aujourd’hui publique.

    Répondre à ce message

  • parousnik • 06/04/2012 - 12:20

    La cours suprême étasunienne indépendante ? Nous l’avons vérifié en 2000 avec la désignation de G.W.Bush malgré les fraudes observées, donnant ainsi le pouvoir aux oligarterroristes de ce pays de réaliser leurs projets de guerres en commençant par commanditer les événements du 11 septembre 2001.

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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