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Renforts en Irak : Condi Rice fustigée au Sénat

La rédaction

Lors d’une audition de la commission des Relations extérieures du Sénat, le 11 janvier, les élus n’ont pas été tendres avec la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice. « Ce jour marque la fin d’un Sénat rond-de-cuir pour les deux partis », annonça le sénateur Barbara Boxer. En effet, il n’y avait pas de grosse différence entre les questions posées par les démocrates et celles des républicains, toutes focalisées sur la situation en Irak. Mme Rice elle-même a présenté le plan de guerre régionale dans des termes encore plus crus que le président Bush la veille. Rappelant son concept d’un « nouveau Moyen-Orient » défini par les « extrémistes » violents (Hamas, Hezbollah, Iran et Syrie), face à des gouvernements « responsables » (Conseil de coopération du Golfe, Egypte, Jordanie, Irak, Liban et Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas), elle a clairement indiqué son intention de mobiliser ces derniers contre l’Iran « extrémiste ». Elle a également rejeté l’idée d’entretiens entre Washington, Téhéran et Damas.

Sans toutefois attaquer ouvertement le gouvernement, le sénateur républicain Richard Lugar a présenté sa vision d’une diplomatie régionale plus large et d’un dialogue régional, pour laquelle Bush et Cheney ne cachent pas leur mépris. Lugar a également interrogé Mme Rice sur un article de David Brooks paru dans le New York Times du même jour, selon lequel le Premier ministre irakien al-Maliki entend baser les troupes américaines à la périphérie de Bagdad pour combattre les Sunnites, tandis que les Chiites et les Kurdes se chargeraient de la capitale même.

Chuck Hagel, un autre républicain du Nebraska, estima pour sa part que les renforts annoncés par Bush représentent « une escalade, et je ne suis pas d’accord avec une telle escalade ». Dans son discours, le Président américain avait laissé entendre que les Etats-Unis comptaient mener des incursions transfrontalières en Syrie et en Iran. Interrogé à ce sujet par Hagel, Condi Rice a évité de répondre. « Vous ne pouvez pas nous dire que nous n’allons pas traverser ces frontières, dit Hagel. Certains d’entre nous se rappellent les années 70, lorsque le gouvernement nous a menti à propos du Cambodge. « Le discours du Président, s’il est réalisé, représente la plus dangereuse erreur de politique étrangère depuis Vietnam, déclara-t-il, et je vais y résister. »

Le sénateur George Voinovich (républicain, Ohio) s’est dit sceptique à la fois vis-à-vis de l’escalade et d’al-Maliki, affirmant que le Premier ministre irakien obéit au chef de milice chiite Moktadar al-Sadr.

Chez les démocrates, l’opposition au plan de Bush était unanime, y compris de la part de ceux qui avaient soutenu la guerre au départ. Bill Nelson, par exemple, fut explicite : « Je vous ai soutenu dans cette guerre, mais je ne peux plus continuer. » D’après lui, le gouvernement n’a pas dit la vérité lors des auditions au Congrès, ni au peuple américain.

La sénatrice Barbara Boxer a fustigé la secrétaire d’Etat : « Vous n’écoutez ni le peuple américain, ni les militaires, ni l’ISG [Groupe d’étude sur l’Irak], puis vous vous demandez d’où vient ce sombre nuage de scepticisme et de pessimisme envers la guerre. » Elle a projeté sur un écran une citation de Condi Rice datant de 2005, où celle-ci affirmait n’avoir « aucun doute » que les Irakiens seraient bientôt en mesure d’assurer l’effort et que les Etats-Unis pourraient commencer à se retirer. « Qui en paye le prix ? », demanda Boxer. « Ni vous, ni moi », mais les soldats et leurs familles, illustrant son propos par des témoignages de familles ayant perdu un des leurs. Combien de pertes résulteront de cette nouvelle escalade ? demanda-t-elle à Rice, qui n’a pas pu répondre.

A la fin de l’audition, le sénateur Joe Biden a demandé à la secrétaire d’Etat d’informer le président Bush que la discussion avait été « profonde » et que sur les 21 membres de la Commission, à une ou deux exceptions de près, la politique qu’il avait annoncée la veille suscitait du désaccord, de l’hostilité ou de graves préoccupations.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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