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Résumé du webcast du 12 décembre avec Lyndon LaRouche

La rédaction

Le 12 décembre, Lyndon LaRouche a prononcé un discours retransmis en direct par Internet aux participants d’un séminaire à Washington, dans lequel il a analysé les données fondamentales de la crise politique, économique et financière aux Etats-Unis et proposé un programme politique pour s’en sortir.

LaRouche a sévèrement critiqué le juge de la Cour suprême, Antonin Scalia, pour avoir « transformé ce qui n’était qu’une crise électorale en crise constitutionnelle ». Scalia avait en effet déclaré, le 9 décembre, que permettre le recompte des voix en Floride risquait d’infliger à Bush un « tort irréparable, en jetant le trouble sur ce qu’il estime être la légitimité de son élection ». Autrement dit, la Cour suprême devait assurer la victoire de Bush, et c’est bien ce qu’elle a fait. Pour LaRouche, cette déclaration est typique de l’état d’esprit de Scalia, qui rejette la notion de loi naturelle et le principe du « bien-être général » sur lesquels se fondent la Constitution et la Déclaration d’indépendance américaines. La philosophie de Scalia est comparable à celle du juriste allemand Carl Schmitt, dont la théorie juridique justifiait le totalitarisme nazi comme étant nécessaire à la « défense de l’Etat ».

LaRouche recommandait au contraire de suivre la procédure constitutionnelle, à savoir le vote du Collège électoral, suivi de la réunion du Congrès fédéral, début janvier. L’élection en Floride ayant abouti à une impasse et étant entachée de fraudes- tout comme l’ensemble de l’élection au niveau national, d’ailleurs - la seule démarche juste consistait à laisser le Collège électoral, puis le Congrès, remplir leurs mandats constitutionnels de sélection du candidat le mieux qualifié pour défendre le principe d’intérêt général inscrit dans la Constitution américaine. Il est prévu qu’au cours de ce processus de délibérations, les grands électeurs décident selon leur conscience et non pas en suivant aveuglément le suffrage universel, et qu’ils prennent donc en compte toutes les circonstances de l’élection pour parvenir à une décision raisonnable. Mais il est clair que de telles délibérations ne pouvaient déboucher sur l’élection de Gore ou de Bush.

LaRouche commença ainsi son discours : « Pour de nombreux cercles dans le monde aujourd’hui, la question n’est plus de savoir « qui sera le prochain président des Etats-Unis ? », mais « que deviendra le prochain président, quel qu’il soit ? ».

« Le problème, c’est que la plus grande crise de l’histoire moderne, au moins de ces deux derniers siècles, frappe déjà les Etats-Unis et le monde. Cette crise se tient sur les marches de la Maison Blanche, tel un monstre horrible, attendant d’accueillir le prochain Président quand il se présentera devant cette porte. Et la classe politique des Etats-Unis est incapable de faire face à cette réalité. »

Tout au long de la campagne, aucun des deux candidats principaux n’a abordé les problèmes réels que pose la crise financière mondiale. A aucun moment, ils n’ont parlé des 80 % de la population qui sont les laissés-pour-compte de la « nouvelle économie ». « Et maintenant, ils se retrouvent tout à coup dans un environnement politique où personne ne sait quoi faire -pire, personne ne veut le savoir parce que cela dérangerait leur plan préétabli. (...) Aujourd’hui, la seule question que les hommes politiques se posent, c’est « comment les marchés vont-ils réagir ? » Ils ne pensent plus. Ils se disent que « si demain les marchés montent, cela veut dire que l’on a fait du bon travail. Il ne faut rien faire pour les contrarier ». »

Il y a, bien entendu, des personnes intelligentes au Congrès, mais il reste à savoir, selon LaRouche, si elles auront la possibilité de faire adopter les lois nécessaires ou si, le cas échéant, le Président pourra faire passer des projets de lois raisonnables face à un Congrès hostile ou indécis. « Dans ce cas, on aura tendance à employer des méthodes dictatoriales, parfois dénommées par euphémisme gestion de crise, a poursuivi LaRouche. Une superpuissance présumée, l’Ozymandias de notre époque, une Amérique qui pense pouvoir gouverner le monde alors qu’elle ne peut même pas se gouverner elle-même - c’est une perspective qui a de quoi effrayer le monde entier. »

« La crise qui s’abat sur nous est la plus grave de l’histoire. » Pour l’économie américaine, « il n’y aura pas d’atterrissage en douceur. A moins qu’Alan Greenspan ne tombe la tête la première d’un gratte-ciel. Sinon, l’atterrissage sera dur. Il nous faut donc un président qui reprenne le legs de Franklin Roosevelt. »

« Franklin Roosevelt avait hérité d’une dépression résultant des politiques de certains de ses prédécesseurs : Teddy Roosevelt, Woodrow Wilson, Calvin Coolidge, avec le concours également d’Andrew Mellon. (...) A son arrivée au pouvoir, Roosevelt s’est appuyé sur le principe du bien-être général, sur la connaissance de l’histoire des Etats-Unis. Il n’a peut-être pas été parfait. On peut le critiquer sur de nombreux points, mais il savait ce qu’il faisait. Il est arrivé au pouvoir en même temps qu’Hitler en Allemagne et il a sauvé les Etats-Unis d’un sort semblable au nazisme. Il a sorti l’Amérique de la dépression économique. Il nous guidé pendant la Deuxième Guerre mondiale, posant les bases d’une reprise de l’économie européenne et américaine pour la période de l’après-guerre. Bien sûr, il a commis des erreurs, mais tout compte fait, les Américains et les Européens ont vu leurs conditions de vie s’améliorer. Le monde avait de meilleures chances. »

LaRouche estime que, depuis trente-cinq ans, l’Amérique a pris une autre orientation. « Notre politique depuis 1965 n’a pas marché. Nous nous trouvons dans la pire situation financière et économique des temps modernes. D’où la nécessité de retourner à Franklin Roosevelt, non comme un modèle parfait de ce que nous devrions faire, mais comme une leçon objective de l’histoire, de ce que l’Amérique peut faire avec sa Constitution, avec sa tradition, afin de remettre la nation debout, d’apporter de nouveau la justice à des peuples auxquels on la refuse, et d’engager, avec le reste du monde, des formes de coopération qui soient à l’avantage mutuel de la plupart des nations et de la nôtre. »

Pour conclure, LaRouche lança un appel pressant aux Américains : « Tous ceux qui répondent de l’Amérique, que ce soit au gouvernement ou dans des positions d’influence à l’extérieur du gouvernement, doivent dire : « Il nous faut un Président qui remplisse cette tâche en temps de crise, qui nous unisse et remette la nation sur pied dans ce but. » Car si nous ne le faisons pas, nous sommes tous condamnés ! (...) Le monde entier veut que les Etats-Unis aient un Président de cette sorte. »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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