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Rupture des négociations franco-syriennes, à qui la faute ?

La rédaction

Par Christine Bierre

Le 10 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) — La médiation française dans le conflit libanais avait soulevé un certain espoir au sein de l’opposition dans ce pays et de ses partisans à travers le monde. En effet, contre toute attente, un Sarkozy nouvellement élu sur un programme caricaturalement favorable à George W. Bush, avait lancé une initiative forte en faveur du dialogue au Liban, une politique plus équilibrée et allant plus loin que celle d’un Jacques Chirac qui se limitait à la défense des intérêts d’une seule famille, passablement corrompue.

Au départ de cette initiative, la conférence de La Celle-Saint-Cloud, à laquelle Bernard Kouchner invitait toutes les factions libanaises, y compris le Hezbollah de Hassan Nasrallah et le CPL du général Aoun. Cette conférence fut suivie par non moins de sept visites du ministre des Affaires étrangères au Proche-Orient, ainsi que par un certain nombre de voyages de Jean-Claude Cousseran, ancien responsable de la DGSE et grand connaisseur du Moyen-Orient, agissant en qualité d’envoyé spécial nommé par Nicolas Sarkozy. Ce fut aussi l’ouverture des négociations avec la Syrie, mise à l’index par Jacques Chirac car soupçonnée d’avoir commandité l’assassinat de son ami et ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri.

Deux des principales figures du gouvernement, Claude Guéant et Jean-David Levitte, ont été déployées en Syrie par Nicolas Sarkozy pour ouvrir ces pourparlers, alors que lui-même prenait contact à trois reprises par téléphone avec le président syrien Bachar el Assad. Tout ceci a volé en éclat en décembre, suite à l’impossibilité pour le parlement libanais d’élire un nouveau Président de la République en remplacement d’Emile Lahoud, dont le mandat expirait le 23 novembre, échec que l’administration Bush/Cheney, la France, l’Union européenne, l’ONU et quelques autres pays veulent aujourd’hui imputer à la Syrie.

Plusieurs facteurs pourraient être à l’origine de ce durcissement : 1) la tentative de « réintégrer » la Syrie dans la « communauté internationale », débutée avec sa participation à la conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient qui a rassemblé les principaux acteurs du Moyen-Orient. Les parrains de ce processus semblent exiger aujourd’hui qu’en échange de ces bonnes dispositions, Damas lâche ses amis libanais ; et 2) le refus absolu des alliés libanais de l’administration Bush/Cheney, Saad Hariri et le gouvernement Siniora, d’accepter que l’opposition libanaise, majoritaire dans le pays, puisse exercer pleinement ses droits.

Les pressions pourraient aussi avoir pour objet de torpiller toute possibilité d’accord entre la Syrie et Israël, que certaines factions tentaient péniblement de mettre sur pied pour éviter toute nouvelle guerre dans la région et que Lyndon LaRouche a fortement soutenu aux Etats-Unis.

Cette situation nous contraint à réévaluer entièrement le rôle de la médiation française au Liban. La France ayant rompu ses négociations avec la Syrie en soutien aux positions de l’administration Bush/Cheney et d’autres acteurs de la communauté internationale, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Moallem, s’est plu à révéler, au cours d’une conférence de presse, que l’accord franco-syrien négocié par Claude Guéant allait en effet très loin.

Il comprenait « l’élection d’un Président de la République consensuel, la formation d’un gouvernement d’union nationale et la mise en place d’une loi électorale », tout ce que refuse l’actuelle majorité au Liban. Il comprenait aussi « la neutralisation du rôle américain qui empêche l’entente nationale au Liban ».

La France a été incapable de convaincre la majorité libanaise d’accepter ce programme, a dit le ministre syrien, notant qu’il n’était pas besoin d’insister sur le rôle que les « deux visites de David Welch au
Liban » ont pu jouer sur cette question. Si la France a pu être dans des dispositions si positives, il n’y a aucun doute que c’est avec le plein accord de l’administration Bush/Cheney que la France a démarré sa médiation au mois de mai 2007. C’est Condoleeza Rice, qui au cours de la réunion préparatoire du sommet du G8 à Potsdam, annonçait à Bernard Kouchner que les Etats-Unis seraient contraints d’ouvrir des négociations avec Téhéran, pour la forme, et qu’il serait bon que la France fasse de même avec la Syrie.

A voir la politique de Nicolas Sarkozy aujourd’hui, on peut émettre en effet plusieurs hypothèses : soit des pressions massives ont été exercées sur le gouvernement français pour qu’il abandonne l’orientation adoptée ; soit il était prévu dès le départ que la médiation française ne menace en rien le statu quo régional, mais aboutisse uniquement à une réintégration de la Syrie dans la communauté internationale qui serait bien cher payée par ses anciens « alliés » libanais.

Dans le premier cas, la présidence Sarkozy aura manqué de courage dans une situation pourtant idéale pour les intérêts réels de la France dans la région, ce qui confirmerait le poids exercé par ceux qui ont contribué à assurer son élection. Dans le deuxième cas, le gouvernement serait particulièrement mal placé pour accuser la Syrie de s’être livrée à une partie de poker menteur...

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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