X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
RIA Novosti

Russie - Amérique latine : coopération dans les sciences, les techniques et l’inovation

La rédaction

Youri Zaïtsev, conseiller académique de l’Académie des sciences de l’ingénierie, RIA Novosti

Parmi les priorités majeures de la politique extérieure de la Russie figure l’intensification du dialogue politique et de la coopération économique avec les Etats d’Amérique latine. Cela s’explique par le volume important du marché latino-américain, les possibilités élevées de livraison aux pays de cette région de produits russes de haute technologie et de services, ainsi que par les positions de leader occupées par les pays latino-américains sur des marchés mondiaux des matières premières agricoles et de l’agroalimentaire.

Globalement, les perspectives de la coopération économique entre la Russie et les pays d’Amérique latine sont bonnes. Le commerce avec l’Amérique latine représente aujourd’hui environ 4 % de l’ensemble des échanges extérieurs de la Russie, et ce chiffre pourrait parfaitement doubler, voire tripler. Avec le Brésil, par exemple, les échanges bilatéraux atteignent dès à présent les 3 milliards de dollars. A l’époque soviétique, le record avait atteint 835 millions de dollars, mais il n’avait tenu à ce niveau qu’en 1983. Toutefois, à l’époque, 60 % des exportations étaient constituées par des machines et biens d’équipement. Aujourd’hui, les 3/4 des livraisons russes à destination du Brésil, de l’Argentine et du Mexique sont constituées par des engrais minéraux. Il n’y a qu’avec Cuba que le volume des équipements dans la balance commerciale soit assez élevé. Mais il s’agit, pour l’essentiel, de pièces pour des matériels achetés à l’époque de l’URSS.

La coopération dans le secteur de l’innovation n’est à l’évidence pas assez développée. Elle est même tout simplement absente depuis des années avec certains pays. Le Chili et le Pérou, par exemple, donnent une liste des 25 pays qui sont les plus gros investisseurs dans leur économie. La Russie n’y figure pas. Il en va de même pour le Mexique : il y a bien des investissements russes, mais ils sont très faibles. Les axes de coopération les plus prometteurs de la Russie avec les pays latino-américains sont les matières premières énergétiques, les combustibles, l’énergie, la métallurgie, l’industrie chimique et pétrochimique, les constructions mécaniques, le transport et l’agro-industriel.

Dans le secteur des hautes technologies, il convient de noter la coopération dans le secteur spatial. Des satellites mexicains, chiliens et argentins sont lancés à l’aide de fusées russes. Un cosmonaute brésilien a effectué un vol dans l’espace à bord d’un vaisseau russe Soyouz, et l’on est en train de réaliser un programme de création, d’après un projet russe, d’un polygone de tir moderne sur le cosmodrome d’Alcantara, dans l’Etat de Maranhao. Les spécialistes russes apportent une aide au Brésil pour élaborer des moyens efficaces de mise orbite de charges utiles.

Dans le secteur énergie-combustibles, la coopération et la transmission de technologies pourraient s’orienter vers l’introduction de méthodes modernes de recherche, de prospection et de monitoring des réserves de matières premières minérales et organiques (notamment à partir de l’espace), d’élévation du niveau d’extraction et d’exploitation, ainsi que vers la création de systèmes très fiables et écologiquement sûrs de transport. C’est ainsi que le russe Rusal a acquis au Guyana une des plus grosses compagnies d’extraction de bauxite et y a déjà réalisé pour plusieurs milliards de dollars d’investissements. Ces investissements permettront à la Russie de recevoir annuellement deux millions de tonnes de bauxite. Un chiffre assez élevé à l’échelle de la Russie, et a fortiori du Guyana.

Le géant pétrolier russe Lukoil s’emploie activement à consolider ses positions sur le marché latino-américain des matières premières énergétiques.

Dans la production d’énergie, la politique d’innovation peut se concentrer sur la création et l’utilisation d’installations vapeur/gaz pour les centrales électriques brûlant du combustible gazeux et d’unités force/vapeur à très haut rendement, utilisant de toutes nouvelles technologies de combustion des combustibles solides. La compagnie électronénergétique russe Silovye Mashiny (anciennement Energomashexport) a remporté les enchères pour la livraison d’équipements pour des centrales électriques au Mexique, au Brésil et au Chili.

La réalisation de cycles technologiques de production directs, garantissant une économie maximale de ressources et d’énergie à tous les stades du processus, est particulièrement d’actualité pour les pays latino-américains ayant une industrie métallurgique assez développée. Le même objectif - introduction de technologies économisant les matériaux et l’énergie - est fixé dans l’industrie chimique et pétrochimique.

Dans les constructions mécaniques, l’expérience russe d’automatisation des processus de développement et de production peut faire l’objet d’une demande, de même que l’utilisation de méthodes novatrices de traitement haute précision des matériaux, de contrôle et de diagnostic des pièces et agrégats au cours du processus de leur fabrication et de leur exploitation.

La coopération technologique dans les transports peut se développer dans les domaines du renouvellement et du perfectionnement des moyens de transport, des véhicules et des équipements. Des camions russes Oural sont achetés par l’armée uruguayenne. Une usine de montage d’Avtovaz fonctionne en Equateur. Du matériel aéronautique, essentiellement des hélicoptères, est vendu au Mexique, au Venezuela, à la Colombie et au Pérou.

Pour de nombreux experts russes, la principale forme de coopération garantissant l’élaboration et la commercialisation des projets d’innovation russes devrait être la création avec des compagnies latino-américaines de coentreprises dans des secteurs des hautes technologies aussi bien pour élaborer des modèles pilotes de coopération de productions conjointes de haute technicité que pour porter des réalisations russes novatrices au stade de l’utilisation commerciale. Il convient d’avoir présent à l’esprit, ce faisant, que les projets d’innovation ne seront efficaces que s’ils reposent sur des recherches fondamentales et appliquées de pointe et s’ils sont destinés dès le début à être commercialisés.

Une condition importante, même si elle n’est pas décisive, du succès dans la coopération scientifique, technique et dans le secteur de l’innovation entre la Russie et les pays latino-américains est sa stimulation active par l’Etat russe. Ce dernier doit notamment soutenir les projets nationaux présentés lors des salons internationaux, élargir la délivrance de licences de technologies nationales à l’étranger, garantir la transparence des exportations et importations de technologies.

L’Amérique latine constitue pour la Russie un partenaire économique et commercial extraordinairement intéressant et prometteur. Il en est ainsi du Brésil, qui est le quatrième producteur mondial d’avions et un leader sur le marché des appareils régionaux et moyen courrier, dont il détient 45 %. Avec pourtant un paradoxe : la Russie achète ces avions aux Etats-Unis, alors que les Etats-Unis eux-mêmes les achètent au Brésil...

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard