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Sarko rétablit l’alliance privilégiée avec la Russie

La rédaction

Paris, le 21 Nov. (Nouvelle Solidarité) –C’est sous le titre Sarko le Russe que le très anglophile Nouvel Observateur a publié dans son numéro du 13 au 19 novembre, sous la plume de Vincent Jauvert, un article sur « L’histoire secrète du revirement » de la politique de Sarkozy à l’égard de ce grand pays. L’hebdomadaire se plait à souligner avec quelle vigueur le Sarkozy de la campagne présidentielle avait dénoncé les « 200 000 morts en Tchétchénie » et assuré qu’il « valait mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine », et combien, depuis l’élection, la France est redevenue l’alliée privilégiée de la Russie sur le continent.

Les relations avec la Géorgie illustrent ce changement mieux que toute autre chose. Avant son élection Sarkozy parlait avec chaleur de son ami Saakachvili ; mieux même : celui-ci fut le premier à être reçu à l’Elysée après son élection. Depuis le coup de force de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, le même Sarkozy, bien que vraisemblablement ayant contribué à sauver la tête du président géorgien face à l’ours russe blessé, ne cesserait de répéter que son ancien ami à fait « une grosse connerie » et aurait été jusqu’à reconnaitre le droit des Russes à défendre « les russophones à l’extérieur de la Russie ».

L’hebdomadaire tient pour principal responsable de ce revirement, Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. C’est lui qui aurait rapporté ces propos particulièrement révélateurs de ce qui s’est passé le 12 août dernier à Moscou, au plus fort de la crise géorgienne, entre le président français et les présidents et vice-président russes, Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine. Informé par les renseignements militaires français sur le fait que des interceptions opérées par leur services ont permis d’établir que « certains responsables de l’état major à Moscou conseillent à leurs chefs » d’aller « jusqu’au bout et renverser Saakachvili », Sarkozy est déterminé à dissuader ses interlocuteurs russes.

« Vous ne pouvez pas faire cela, le monde ne l’acceptera pas », aurait-t-il dit.
Poutine réplique « Saakachvili, je vais le faire pendre par les couilles ».
« Le pendre ? »
demande le président français effaré.
« Pourquoi pas ? » répond le Premier ministre russe. « Les Américains ont bien pendu Saddam Hussein. »
« Oui, mais tu veux terminer comme Bush ? », rétorque Sarkozy.

Poutine est interloqué. Comme Bush ?
Il réfléchit puis lâche : « Ah, là, tu marques un point. »
C’est gagné : Saakachvili sauve sa tête et ses …

Voici, en gros, l’échange tel qu’il est rapporté par Jauvert citant comme source Jean-David Levitte.

Le revirement de la politique de Sarkozy remonterait au lendemain de l’élection présidentielle : « la campagne finie », aurait dit Levitte, « il fallait passer à autre chose : place à la France et à ses intérêts ».

Et Jauvert de citer un officiel russe selon qui « tout de suite, l’équipe de Sarkozy nous fait comprendre qu’elle veut maintenir la même coopération que sous Chirac ».

Une fois la décision prise, Jean-David Levitte, de père Russe, aurait renoué avec Serguei Prikhodko, ancien Sherpa de Poutine passé depuis au service de Medvedev, avec qui il avait collaboré étant conseiller diplomatique de Jacques Chirac.

Levitte connaîtrait bien aussi Sergueï Lavrov, avec qui il a travaillé lors qu’il état le représentant russe à l’ONU, pendant la guerre d’Irak. Jauvert note également que François Fillon s’est entouré de deux conseillers diplomatiques, russophiles et russophones, Jean de Boishue dont la carrière remonte à George Pompidou et Igor Mitrofanoff. Une équipe donc permettant de mettre en place une relation franco-russe « intense », comme le souligneraient les diplomates au quai d’Orsay.

Depuis, tout baigne entre les deux pays. Les accords commerciaux se multiplient. D’abord, les Russes ont choisi la société Total pour exploiter avec Gazprom l’énorme gisement gazier de Chtokman, en mer de Barents. De plus, une proposition d’entente commerciale pour vendre ensemble du nucléaire civil à l’étranger, serait à l’étude.

Plus récemment, Jauvert cite de sources sûres selon lesquelles Sarkozy aurait renoncé à vendre à la Géorgie du matériel de guerre que ce pays avait prévu d’acheter avant le conflit. Mais, par ailleurs, il a donné son accord pour que le croiseur le plus moderne de la flotte russe, le Pierre Le Grand, mouille à Toulon, en route pour le Venezuela pour des manœuvres conjointes…

Enfin, toujours selon Vincent Jauvert, la Russie pourrait acheter à la France des bateaux de guerre et le président d’Alstom, Patrick Kron, aurait signé un « accord faramineux » avec le patron de chemins de fer russe, un intime de Poutine, pour un marché potentiel de 85 milliards d’euros.

Une fois de plus nous constatons que tout ce qui semble hérisser le Nouvel Obs, réjouit, au contraire, Solidarité et Progrès. On se rappelle encore, comment cet hebdomadaire avait réussi l’exploit de ne pas couvrir une seule fois la campagne de Jacques Cheminade en tant que candidat officiel à la Présidence de la République en 1995.

Pour autant que les partenaires aient la détermination de pousser cela jusqu’au bout, cette nouvelle entente franco-russe pourrait contribuer de façon décisive à la stabilité et au maintien de la paix, dans un monde menacé par la plus grande crise financière des temps modernes et par les pulsions de guerre qui se manifestent toujours dans ces crises.

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  • Nenad • 30/11/2008 - 14:49

    Le vent tourne et les gyrouettes avec. Ceci est parfaitement naturel et dans le monde politique expliqué par une expression cynique : "realpolitik".

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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