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SarkoWoerth : à quoi sert l’Inspection des finances ?

Le Figaro et toute la presse à la botte fanfaronnent déjà : le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le dossier fiscal de Liliane Bettencourt blanchit Eric Woerth. Sauf que tout le monde sait que le fond du Woerthgate c’est le Sarkogate. Si ce rapport de l’IGF sert d’instrument idéal de propagande à 24 heures de l’intervention télévisée du chef de l’Etat, il ne blanchit pas Sarkozy et son ministre de trésorier des soupçons de financement politique illégal et d’interférences de l’exécutif dans le processus judiciaire. Mais c’est néanmoins le bon moment pour donner un coup de projecteur sur l’Inspection générale des finances, ce corps d’élite au cœur du compromis historique entre l’Etat et les intérêts financiers.

De la bienséance médiatique

Extrait de la tribune du jour de Daniel Schneidermann dans Libération :

« Pour blanchir son prédécesseur, le ministre du Budget demande un rapport à son administration. Un rapport rapide : il devra être rendu avant la fin de semaine. S’agirait-il de n’importe quel pays étranger, le mot populiste "république bananière" viendrait sous la plume de tous les commentateurs. Leurs réserves de lourde ironies seraient inépuisables. On écrirait : "Le pouvoir a commandé un rapport bidon à un apparatchik du ministère." Mais nous sommes chez nous. Sagement les présentateurs attendent donc, au garde-à-vous, "le rapport de l’Inspection générale des finances". »

D’abord, rappelons que l’IGF est sous la tutelle du ministre du Budget. L’on peut donc s’interroger sur sur son esprit d’indépendance lorsqu’il s’agit d’enquêter sur celui qui les a dirigé pendant 3 ans. D’autre part, c’est une enquête tout à fait réglementaire qui, sans outrecuidance, ne porte que sur l’examen de documents administratifs écrits, et l’on imagine que M. Woerth, malgré sa suffisance, n’est pas assez bête pour transmettre des ordres écrits lorsqu’il s’agit de couvrir l’évasion fiscale d’une de ses relations.

Inspection des « finances » ?

L’IGF, c’est le fief que rejoignent les meilleurs élèves de l’ENA : c’est là qu’on se fait le meilleur carnet d’adresses pour se faire débaucher à bon prix par le privé. Pour cela, la sélection est très stricte : il faut être brillant mais connaître aussi les mœurs de la Cour pour éviter de froisser l’ordre établi. Pour juger du dévouement de ce corps, il suffit de regarder le CV de ses membres (liste non-exhaustive) :

  • Michel Pébereau, président du Conseil d’administration de BNP-Paribas
  • Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE)
  • Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
  • Frédéric Oudéa, pdg de la Société Générale
  • Baudoin Prot, directeur général de BNP-Paribas
  • François Pérol, président de Banque Populaire-Caisse d’Epargne
  • Philippe Lagayette, pdg de JP Morgan France
  • Gilles Denoyel, directeur général délégué d’HSBC France
  • Pierre Fleuriot, pdg d’ABN-AMRO France
  • François Villeroy de Galhau, pdg de Cetelem
  • Jacques Mailloux, conseiller chez Goldman Sachs
  • Christian Aubin, conseiller du président de BNP-Paribas
  • Bertrand Badré, associé-gérant de Lazard Frères
  • Jean-Louis Girodolle, associé-gérant de Lazard Frères
  • Robert Daussun, président de LBO France
  • Frédéric Lavenir, responsable des Ressources humaines chez BNP-Paribas
  • Guillaume Hannezo, associé-gérant de Rotschild & Cie
  • Gilles Grapinet, directeur de la stratégie du Crédit Agricole
  • Pierre Marini, responsable du pôle Service Financiers chez BNP-Paribas
  • Patrick Thourot, directeur général délégué du réassureur Scor

Si cela ne suffit pas, appelons à la barre Jean Zay, ministre de l’Education du Front Populaire, emprisonné et assassiné sous le régime de Vichy. Il écrit depuis sa prison le 17 janvier 1941 :

Militaires et inspecteurs des Finances jouent les premiers rôles en France depuis six mois. Ce sont eux qui ont préparé et organisé ce qu’on appelle sans grande conviction « la révolution nationale ».

(...)

Quant à l’inspection des Finances, sa responsabilité dans nos malheurs, pour être tout autre, moins apparente, n’en est pas moins certaine.

Quand on étudiera les causes de notre impréparation militaire et de la décrépitude du gouvernement parlementaire, il faudra inscrire en bonne place l’orthodoxie financière. De 1932 à 1940 - je parle de ce que j’ai vu -, au milieu de tant de débats désordonnés, il y eut un sujet « tabou » : le libéralisme monétaire et financier ; une discussion interdite : celle du contrôle des changes.

Vous pouviez librement couvrir de boue le chef de l’Etat et ses ministres, nier effrontément nos engagements internationaux les plus évidents, désavouer le gouvernement de votre pays en pleine négociation diplomatique, donner tort à la France devant l’étranger. Bravo ! C’était de bonne guerre... Mais il vous était défendu de critiquer la mystique de l’équilibre budgétaire, sous peine d’être considéré comme un traître et accusé de provoquer des catastrophes. Une puissante cohorte veillait jalousement sur le respect de la sainte orthodoxie : au premier rang, se distinguaient la presse et ses chroniqueurs spécialisés, les économistes, les banquiers, les partis conservateurs. Mais, derrière ces troupes de choc, se dessinait toujours la toute-puissante inspection des Finances. Le premier résultat de cet état de choses a été la paralysie gouvernementale.

A noter que la création de l’ENA visait à éliminer la filière des grands corps. Ils se sont vites reconstitués, et c’est sur eux que s’appuie aujourd’hui encore l’oligarchie financière pour savoir à partir d’où il faut s’arrêter d’inspecter, en pratiquant cet art avec le doigté d’honnêtes courtisans.


Du boulot pour vous, citoyens !

Le Glass-Steagall global et le précédent français :


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  • Jules • 12/07/2010 - 19:53

    Sarko n’a rien compris aux leçons de l’histoire. Il y a 2065 ans :
    "Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique." Cicéron - 55 AVANT JÉSUS CHRIST

    • michel49 • 13/07/2010 - 10:05

      La façon dont Ciceron a fini n’est pas encourageante pour ceux qui seraient tentés de suivre son exemple !

    • Jules • 13/07/2010 - 14:09

      C’est sûr ! Ils ont le même goût de la réthorique. L’intervention de notre cicéronien de président sur l’affaire Woerth en témoigne et certainement, la même âpreté au mensonge. Il faut donc que Nicolas démissionne au plus vite pour éviter les "mêmes" désagréments.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 12/07/2010 - 22:08

    L’inspection des Finances sert à la communication de Sarko.

    Ce sont des gens honnêtes puisqu’ils le disent eux-mêmes.

    M’ENFIN !!!

    Répondre à ce message

  • Louise • 12/07/2010 - 16:42

    Vieille chanson française :

    "Nicolas nous voilà !

    Devant toi, le sauveur d’la Finance

    Nous jurons, nous, tes gars

    De servir et de suivre tes pas

    Nicolas nous voilà !

    Tu nous as redonné l’espérance

    La fratrie renaîtra !

    Nicolas, Nicolas, nous voilà !"

    Je pense "Malgré-nous" que les français sauront aujourd’hui ne plus accepter l’inadmissible.

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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