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Sarkozy 1er, Empereur des néo-cons

La rédaction
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Le Canard enchaîné du 20 octobre 2004 nous explique que Nicolas Sarkozy - ce que le tout-Paris politique susurrait depuis plusieurs mois - envisage son accession à la présidence de l’UMP comme « un sacre ». Certes, aurait-il concédé en rigolant, les rois allaient se faire couronner à Reims « mais le sacre de Napoléon a eu lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, soit deux cents ans presque jour pour jour avant le congrès de l’UMP... Je veux que ça y ressemble ! Que, dans leur inconscient, les Français m’associent à l’Empereur ».

Ce mélange de faconde, de dérision, de mégalomanie et d’ignorance historique dont il fait constamment preuve l’a donc poussé à reconnaître l’image qu’il se fait du pouvoir : une dictature, une Cour, les patrons de la finance, une administration et un Parlement à la botte, avec des mesures liberticides à l’appui. En attendant, l’autre face du même - le Petit Chose ambitieux - se met à parler anglais, la version moderne de la langue impériale.

En visite à New York avec ses pompes, ses œuvres et sa sécurité exhibitionniste, il s’est déclaré « étranger à son propre pays ». Dans un anglais laborieux mais flagorneur, il s’est adressé aux étudiants de l’université de Columbia, le 4 octobre, et s’est livré à une déclaration d’amour à l’Amérique de George Bush : « Les Français aiment les Américains. Le rêve des familles françaises, c’est que les jeunes aillent travailler dans les universités américaines. Quand nous allons au cinéma, c’est pour voir des films américains. Quand nous ouvrons nos radios, c’est pour écouter la musique américaine. » Et de conclure : « Le monde vous admire, le monde vous respecte, call me Sarkozy ! » Jacques Chirac, au lieu d’accuser les Etats-Unis tout entiers de vouloir « généraliser une sous-culture dans le monde », aurait dû s’en prendre à celle de son ministre de l’Economie et des Américains qu’il admire.

« le sacre de Napoléon a eu lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, soit deux cents ans presque jour pour jour avant le congrès de l’UMP... Je veux que ça y ressemble ! »
Nicolas « call me Sarkozy »
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Car on est l’empereur de qui on peut, mais Sarkozy 1er semble bien être celui des néo-conservateurs américains. Dis-moi qui tu vois et je te dirai qui tu es : venu pour la réunion d’automne du G7, il a été invité à déjeuner, le samedi 2 octobre à Washington, par le Hudson Institute, berceau des néo-conservateurs les plus ultras. Le dimanche 3 octobre, il a dîné à New York chez l’ancien ambassadeur américain en France et ex-banquier de Lazard Frères recyclé chez Rothschild, Felix Rohatyn, en compagnie du maire, Michael Bloomberg - le marais qui, au sein du Parti démocrate ou dans son pourtour, cherche à s’assurer qu’une éventuelle présidence de John Kerry reste arrimée - en plus rose - aux mêmes intérêts que George Bush.

A une époque où même le très modéré Paul Krugman, un économique admiré par Dominique Strauss-Kahn, dénonce la dérive de l’équipe Bush vers « une changement de régime » - une forme de système impérial basé sur la guerre préventive et l’humiliation de l’autre - les fréquentations de Nicolas 1er semblent bien étranges. D’autant plus que dans de récentes interviews, il a proclamé urbi et orbi son admiration pour Tony Blair - ce que, cette fois, il partage avec Dominique Strauss-Kahn.

Il est vrai que devant le Medef, « Sarko a enfoncé Chirac » en refaisant le coup du sumo : « Je ne suis pas fasciné par la société américaine, j’ai même beaucoup de respect pour un tas de civilisations [qu’en termes galants ces choses-là sont dites !], mais il se trouve que mes enfants sont plus à l’aise pour écouter de la musique américaine, regarder un film américain, vouloir aller aux Etats-Unis que dans d’autres pays. »

Devant une telle avalanche sentimentale, il n’est pas étonnant qu’Edmund Stoiber, l’homme de l’ultra-droite CSU au sein de la démocratie chrétienne allemande, voit en Sarkozy « un partenaire idéal ». Stoiber rappelle que Sarkozy prône « un axe franco-allemand (sic) élargi à la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie et la Pologne », tout en combattant l’adhésion de la Turquie à l’UE. « Le Zidane de la politique économique française (il reprend une image du baron Seillère) (...) marque un nouveau style dans la vie politique de son pays. » Il ne manque plus à l’appel que le courant du Monde représenté par Jean-Marie Colombani...

La politique du futur empereur est tout aussi claire. Son budget 2005 repose sur deux arrangements pour les recettes : gel de quelque sept milliards d’euros de crédit, recette de sept milliards d’euros qu’EDF et GDF vont devoir verser à la Sécurité sociale, ce qui permet d’afficher une vertu orthodoxe. Et pour les dépenses, plusieurs cadeaux aux revenus supérieurs : réduction d’impôts pour les employés à domicile, transformation du prêt à taux zéro pour acheter un logement en crédit d’impôt sur sept ans, système pas du tout au point, entortillé et conçu au détriment, sans le dire, des familles les plus modestes ! Le rapport Camdessus, commandé par Sarkozy et dont il entend faire son « livre de chevet » à l’UMP a cette même qualité d’hypocrisie onctueuse. Partant d’un diagnostic approximativement exact, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international, avec la collaboration de patrons de grands groupes et de banques d’affaires, et deux faire-valoir syndicalistes, propose un ensemble de mesures néo-libérales qui ne répugneraient pas à l’administration Bush, dont le blocage du SMIC, ce que proposait déjà le rapport du FMI pour la France le 6 juillet 2004 !

Bref, Sarkozy a non seulement un arrière-goût balladurien, mais un avant-goût néo-conservateur, avec une dérive impériale avouée à l’appui.

C’est pourquoi arrêter cette dérive sera la priorité de notre combat. Avec un double espoir : celui que Kerry remporte les élections présidentielles américaines et que les amis de Nicolas 1er soient « zappés » (pour utiliser un mot de son vocabulaire) là-bas, et le fait que Sarkozy ait toujours été battu électoralement, que ce soit avec Balladur en 1995, avec sa liste aux élections européennes en 1999 ou en vedette américaine de son gouvernement aux régionales de cette année.
La vraie Amérique - celle d’Hamilton, Lincoln et Roosevelt, avec Kerry et LaRouche, pouvant alors rencontrer la vraie France - celle de de Gaulle, Jaurès et Carnot.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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