X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
RIA Novosti

Sarkozy à l’Elysée : plus d’avantages que d’inconvénients

La rédaction

RIA Novosti - Il a fallu attendre deux jours pour que Vladimir Poutine sorte de sa réserve et félicite Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la France. Entre-temps des articles d’Izvestya exprimaient tout haut les craintes des autorités Russes concernant la russo-phobie de proches de Sarkozy comme Pierre Lellouche ou André Glucksmann.

Il a fallu attendre deux jours pour que Vladimir Poutine sorte de sa réserve et félicite Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la France. Entre-temps des articles d’Izvestya exprimaient tout haut les craintes des autorités Russes concernant la russo-phobie de proches de Sarkozy comme Pierre Lellouche ou André Glucksmann. Les analyses de Ria Novosti que nous reprenons ici montrent le difficile dilemme qui s’est posé à la Russie pour déterminer lequel des candidats représentait mieux ses intérêts, dilemme auquel beaucoup de français ont eu eux aussi à faire face. Dans ces articles, les élites russes semblent chercher à se faire une raison. Pour notre part, nous avons considéré que l’administration Bush est belle est bien en train de recréer les conditions d’un retour à la guerre froide et que tout le pragmatisme de ses amis en Europe ne les empêchera pas d’emprunter peu à peu cette même voie.

La rédaction de Solidarité & Progrès

Par Vladimir Simonov, RIA Novosti

La France n’a pas seulement connu une campagne présidentielle, elle a connu un affrontement farouche entre deux clans politiques représentés par deux personnalités antagonistes aux programmes diamétralement opposés. A l’issue de cette mêlée, le 6 mai, les Montaigu du conservatisme classique symbolisés par la droite ont battu les Capulet partisans d’un Etat égalitaire représentés par la gauche.

Nicolas Sarkozy, le premier président français issu de la famille d’un immigré entre enfin à l’Elysée et reçoit la couronne des mains de Jacques Chirac avec un net avantage sur Ségolène Royal, la première femme à avoir accédé au second tour d’une élection présidentielle : 53,06 % contre 46,94 %. En chiffres absolus, l’écart a légèrement dépassé la barre des 2 millions de voix.

Les deux adversaires incarnent la nouvelle génération de la politique française. Tous deux ont avancé de nouvelles idées pour sauver la France de ses maux : le taux de chômage élevé, la dette extérieure exorbitante, le vif mécontentement des banlieues peuplées d’immigrés... Mais les idées de Nicolas Sarkozy se sont révélées plus convaincantes aux yeux de la majorité.

Agé de 52 ans, le leader de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) a efficacement exploité pendant sa campagne la nostalgie des électeurs pour la grandeur de la France d’antan, leur frustration face à la situation économique et leur peur mesquine de la prétendue islamisation du pays.

Les allocutions électorales de Nicolas Sarkozy regorgeaient de références à Jeanne d’Arc et à Napoléon, de dates si chères au coeur de tout patriote français comme la bataille de Verdun de 1916. Le candidat de la droite a séduit par son programme radical de réformes économiques : réduction des impôts, baisse du chômage en dessous de 5 % d’ici 2012, appels à travailler plus. Ces promesses ont établi un pont entre les intérêts de la bourgeoisie et ceux des travailleurs.

Mais, surtout, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à inviter les détracteurs des valeurs françaises à quitter le pays. Il a su ainsi attirer, selon des estimations, environ 90 % des partisans de l’ultranationaliste Jean-Marie Le Pen.

A cette poussée idéologique bien réfléchie, Ségolène Royal n’a opposé que des formules vagues sur l’unité de la nation, la protection sociale généreuse de l’Etat et la promotion, toujours par l’Etat, de la création d’emplois.

L’extrémisme de ses propos en matière de politique étrangère n’a pas manqué d’éveiller les inquiétudes des Français. Lors d’un débat télévisé face à Nicolas Sarkozy, elle a invité à boycotter les Jeux olympiques de Pékin et à interdire à l’Iran d’enrichir de l’uranium même à des fins civiles, ce qui sentait le dilettantisme. L’impression générale produite par sa campagne électorale était d’autant plus ternie que celle-ci se déroulait sur fond de disputes et de querelles idéologiques à l’intérieur même du Parti socialiste.

Résultat : au moins 40 % des électeurs centristes de François Bayrou, de ces 6,8 millions de voix tant convoitées par les deux candidats, ont fini par considérer Nicolas Sarkozy comme étant mieux préparé au rôle de sixième président de la Ve République.

Quoi qu’il en soit, la France peut se féliciter d’avoir vécu une campagne électorale sans précédent. Deux personnalités éminentes se sont livré un duel politique d’une intensité exceptionnelle. En témoigne l’intérêt surprenant pour les élections et, de manière générale, la politique qu’elles ont suscité auprès des 44,5 millions d’électeurs inscrits. Le taux de participation s’est élevé à 85 %, un record depuis un demi-siècle.

D’un autre côté, ce record apparaît comme un avertissement. La mobilisation des électeurs s’explique aussi par le fait que les Français comprenaient bien qu’ils choisissaient entre deux personnalités différentes aux philosophies incompatibles. Nicolas Sarkozy doit savoir donc qu’il a hérité un pays très polarisé où presque la moitié de la population le perçoit sans enthousiasme.

Fils d’un aristocrate hongrois et d’une Française, il est considéré comme un outsider même par une partie de l’élite politique de droite. La gauche le soupçonne de vouloir détruire le communautarisme français pour mettre en place un Etat policier. Les habitants des banlieues n’arrivent pas à oublier ses appels à "débarrasser les banlieues de la racaille". Les nouveaux troubles qui ont éclaté dans Paris et plusieurs autres villes après l’annonce des résultats du scrutin illustrent ces tensions : la police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Plusieurs personnalités publiques, notamment le joueur de tennis reconverti en chanteur Yannick Noah, menacent de quitter la France pour la seule raison qu’un responsable politique qu’ils détestent sera le locataire de l’Elysée.

D’où la mission cruciale qui incombe au nouveau père de la nation, celle de réunifier la France brisée et déséquilibrée. Nicolas Sarkozy s’y est attelé dès son premier discours de vainqueur. Il a déclaré qu’il n’existait pour lui qu’une France et qu’il serait "le président de tous les Français".

En Russie, les bulletins d’information diffusant dimanche des reportages depuis Paris ont été marqués par une audience record. Pour Moscou, la réélection de Jacques Chirac pour un troisième mandat consécutif aurait été une issue idéale pour la campagne présidentielle en France. Mais puisque c’est impossible, les milieux politiques russes ne cachent pas leur jubilation face à la victoire de Nicolas Sarkozy.

En effet, l’expérience historique nous apprend ceci : l’URSS, puis la Russie a traditionnellement moins de mal à trouver un terrain d’entente avec la droite et les conservateurs qu’avec la gauche et les démocrates. Historiquement, les socialistes français se méfient de Moscou. Cela s’expliquait d’abord par la rivalité idéologique entre ces derniers et les communistes soviétiques, puis par la protection prêtée aux oligarques par Boris Eltsine, l’ultralibéralisme que les socialistes français ont toujours rejeté.

Fille fidèle de son parti, Ségolène Royal a plus d’une fois accusé les autorités russes de tous les péchés. D’où cette conclusion faite par beaucoup de responsables politiques russes : si la candidate socialiste remporte l’élection présidentielle, une voix critique de plus s’élèvera dans le monde pour dénoncer la situation des droits de l’homme en Russie.

Nicolas Sarkozy a lui aussi émis quelques critiques. Mais, dans tous les cas de figure, la victoire d’un leader de l’Union pour un mouvement populaire est, aux yeux de Moscou, une réalité plus compréhensible et prévisible, une réalité qui s’inscrit dans la série des changements qui sont intervenus ces derniers temps dans le milieu des amis étrangers de Vladimir Poutine : Angela Merkel a succédé à Gerhard Schröder, et Romano Prodi à Silvio Berlusconi.

Pour Moscou, ces changements n’ont pas tourné en catastrophe : la coopération avec l’Allemagne et l’Italie se poursuit, peut-être même de manière plus dynamique que par le passé. Parfois, le pragmatisme s’avère plus utile que les accolades.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard