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Sarkozy et la RGPP vont mettre le feu à nos forêts !

La rédaction

24 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Avec une superficie de près d’un million d’hectares, la forêt des Landes de Gascogne est le plus grand massif forestier de l’Europe occidentale. Alors que son cœur ancien (20%) fait cohabiter chênes, ormes, tilleuls, châtaigniers, aulnes, lauriers, arbousiers, pruniers, pommiers et cerisiers, les 80% restants sont couverts de pins maritimes, parfois mêlés de vignes.

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Comme de nombreuses autres forêts européennes, celle des Landes fut entièrement créée par et pour l’homme. Après l’échec de nombreuses expérimentations agricoles, on décida, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, d’assainir la lande en creusant des fossés de drainage. Les sols sablonnés et détrempés ne permettaient pas aux cultures de se développer et le paludisme décimait la population. Le pin était, et reste toujours la meilleure essence capable de supporter de telles conditions. Ces longues transformations du sol ont permis, depuis les années 1970, de rendre certaines parcelles disponibles pour l’agriculture intensive, en particulier les cultures céréalières.

Cependant, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la forêt des Landes était dans un état piteux : pas entretenue, avec des coupe-feu embroussaillés et inaccessibles... Après trois étés caniculaires, éclate alors en août 1949 un des plus grand incendies forestiers du siècle, qui ravage 50000 ha et emporte la vie de 82 personnes prises par surprise quand le feu changea de direction.

Les conséquences de ce drame ayant été tirées, des mesures strictes furent prises pour prévenir les incendies de forêt avec des méthodes éprouvées : entretien des massifs boisés, élimination des arbres en surnombre, tours d’observation, bassins de stockage d’eau, plans d’intervention et surtout la création d’un vaste réseau d’allées pare-feu dont la largeur est supérieure à la hauteur de deux pins couchés, de façon à ne pas transmettre les flammes en cas d’incendie. Depuis, bien que les incendies n’aient pas disparu, leur ampleur reste toujours limitée.

Pourtant, cette réalité risque rapidement de devenir de l’histoire ancienne, puisque Sarkozy ne met pas que le Hortefeux à la banlieue ! La Révision générale des politiques publiques (RGPP) décidée par le Président de l’Etat en 2007, risque, en imposant le dégraissage et à terme la privatisation de l’Office nationale des forêts (ONF), de mettre le feu à nos forêts !

En termes de personnel, notez que si l’ONF employait encore 15000 personnes il y a dix ans, il n’en reste que 9700. Cependant, ce qui peut surprendre, c’est que sur le terrain, l’ONF a de plus en plus souvent recours à des entreprises privées pour suppléer le manque de personnel et se voit régulièrement obligé d’imposer des déplacements autoritaires à ses employés.

L’ONF, un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1964, gère toutes les forêts publiques reparties sur 11000 communes. Pour l’entretien des forêts domaniales, l’ONF tire ses recettes de leur exploitation. Pour les forêts communales, les communes reversent environ 10 % de leurs recettes forestières, le reste étant compensé par l’Etat afin d’assurer une même qualité de gestion quelle que soit la commune, sa forêt, ses ressources.

Bien qu’il s’agisse donc bien d’un vrai service public, l’Etat a commencé à se désengager dès les années 80 en rognant sur ce versement compensateur qui s’est trouvé amputé de près de 40 % en vingt cinq ans. L’ONF a également été mis en demeure de supporter financièrement les retraites de ses agents et à terme, c’est sa privatisation qui s’annonce.

En attendant, l’ONF est sommé de trouver de quoi s’autofinancer. Du coup, tous les moyens sont devenus bons pour faire entrer du cash, de l’installation d’antennes de téléphonie mobile à la location de parcelles pour y planter des éoliennes. Or, dans la mesure où l’une de ses sources principales de financement réside dans l’exploitation de la forêt et que le cours du bois ne cesse de diminuer, la logique comptable exige que l’ONF se lance dans l’abattage à la chaîne d’arbres et la récolte des plus rémunérateurs d’entre eux. Où sont les écologistes ?

A l’opposé, les forestiers, jardiniers de la nature et amoureux de la biosphère, entrent eux en résistance et refusent régulièrement de marquer les arbres à abattre : « pas question de tirer sur le bois ou de les couper avant maturité(…) Rendez-vous compte, un chêne qui peut vivre cinq cents ans, jadis on le coupait à 240 ans, maintenant on nous dit : "Coupez-le à 120 ans !" »

Interrogé par l’hebdomadaire La Terre, Pascal Leclerc, secrétaire général de CGT-Forêts, dénonce cette politique suicidaire et à très courte vue : « Si nous poursuivons pendant vingt ans des récoltes au rythme actuel, le stock va s’appauvrir et il faudra bien aller ailleurs pour répondre aux besoins. C’est en outre une politique absurde puisqu’à l’heure actuelle, avec la crise, la demande en bois frais s’effondre - et malgré tout l’ONF continue à mettre du bois sur le marché, alors que les industriels demandent qu’on arrête ! Mais la direction s’obstine dans cette logique commerciale à tout prix, et ce sont les personnels qui s’opposent à cette politique, au nom de l’intérêt général. »

Ce mois-ci, traumatisés par une telle dénaturation de leur travail et la destruction du sens de leur métier, soumis à un type de management centré sur l’individu au détriment du collectif, deux forestiers de l’Office national des forêts (ONF), se sont donnés la mort sur leur lieu de travail, ce qui porte le nombre de leurs suicides à 17 depuis 5 ans.

La sécurité ? Comme le note Pascal Leclerc : « Des missions d’intérêt général, comme la prévention des incendies, la restauration des milieux montagnards ou la fixation des dunes, font l’objet de conventions entre l’Etat donneur d’ordres et l’ONF prestataire. Elles étaient jusqu’à présent entièrement financées par l’Etat. Mais à l’issue des derniers accords, l’Office devra prendre en charge 50 % du coût. Dès lors, il faut craindre pour l’avenir et pour la qualité de missions que l’ONF n’aura jamais les moyens d’assumer seul. »

Sarkozy devrait s’offrir un petit tour en Russie où l’adoption précipitée, par la chambre, d’un nouveau code du droit forestier en 2006, est aujourd’hui pointée du doigt. Cette réforme avait mis fin au système centralisé de la protection des forêts russes qui couvrent 809 millions d’hectares, soit deux fois la taille de l’Union européenne. Entré en vigueur en 2007, ce nouveau code forestier a transféré la responsabilité de la protection des forêts aux autorités régionales qui les ont rapidement livrées à des intérêts privés qui ont cherché à en tirer rapidement des bénéfices. Le nouveau code a entraîné la suppression de 70.000 gardes forestiers qui remplissaient une mission de surveillance et de protection des arbres, ainsi que d’alerte en cas d’incendie…

L’avenir ? « La convergence de toutes les résistances est notre seul espoir », nous disent des forestiers qui aujourd’hui font le lien avec tous les autres « obstinés » qui, en attendant une vraie alternative politique, se livrent à la désobéissance éthique.


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Voir les 2 commentaires

  • Hic&Nunc • 25/08/2010 - 22:47

    Tiens.........
    Je n’ai pas entendu les soit disant "Ecolos" (Joly, Duflot, Cohn-Bendit et consort) en parler lors de leur dernieres joiurnées d’ete. Il est vrai qu’ils avaient mieux à faire, plebiciter une icone mediatique pour les presidentielles.

    Leur nouveau slogan : avaler toutes les couleuvres, pour passer à l’antenne.

    La foret Landaise peut bien mourir, tant que les "Bobos" voient encore quelques arbres de la dune du pilat en mangeant des fruits "Bio" (d’Israel) l’honneur est sauf.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 24/08/2010 - 22:26

    "Alluuumez le feu ! alluuuumez le feu !"

    Je comprends enfin l’amitié entre not’ rockeur national et l’Sarko !

    Bon quand il aura détruit la forêt française par ces temps de crise et de rapines... il n’y aura plus de mauvaises rencontres dans les bois !!!

    Plus sérieusement, sait-il encore penser et raisonner ?

    ... à moins que les commissions qu’il va toucher de la part de ces nouvelles sociétés privées soient réellement importantes...

    Ou bien ... ben là ch’comprends plus rien !

    Le plaisir de détruire le jouet qu’on vient de recevoir !

    En trois ans détruire la France à cette vitesse ! Chapeau bas !

    "Encore deux ans !" ?????????????????????????

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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