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Sarkozy le cabri

La rédaction

« Europe, Europe, Europe ! » s’écriait le général de Gaulle, comparant à autant de cabris ceux qui émettaient ce cri sans réfléchir. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a rejoint le troupeau

Paris, 23 juin 2007 (Nouvelle Solidarité) - « Europe, Europe, Europe ! » s’écriait le général de Gaulle, comparant à autant de cabris ceux qui émettaient ce cri sans réfléchir. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a rejoint le troupeau.

En effet, jouant les supplétifs d’Angela Merkel, notre Président a réussi à obtenir un compromis à Bruxelles, baptisé « Traité européen simplifié ».

Ce traité ne porte pas le nom de « Constitution », comme le texte qui a été rejeté par le peuple français le 29 mai 2005, mais en reprend toutes les « innovations institutionnelles » : présidence permanente du Conseil européen pendant deux ans et demi, extension - prudente - du pouvoir du Parlement européen, composition restreinte de la Commission, nouveau mode de décision au sein du Conseil des ministres, personnalité juridique de l’Union, caractère obligatoire de la charte des droits fondamentaux ou extension du vote à la majorité qualifiée. Le futur ministre des Affaires étrangères de l’UE ne portera pas ce nom, mais officiera sous l’étiquette de Haut représentant, avec les mêmes attributions.

La troisième partie du Traité constitutionnel, celle qui avait provoqué le plus fort sentiment de rejet, est certes formellement abandonnée. Cependant, elle ne l’est que dans sa forme constitutionnelle. Car dans la réalité, elle ne faisait que reprendre et codifier les textes des traités existants ! Ceux-ci demeurent, et en particulier l’interdiction de recourir au crédit productif public, sans être toutefois « constitutionnalisés ».

Les seuls réels changements sont au nombre de deux. Le premier, dont M. Sarkozy se flatte, est l’abandon - toujours dans la forme - de la référence à une « concurrence libre et non faussée », dans la partie consacrée aux objectifs de l’Union européenne (UE). Cependant, elle continuera à être appliquée dans les faits, puisqu’elle est le pilier idéologique sur lequel repose cette Europe sans âme, à savoir la loi des marchés.

Le second changement est constitué par les dérogations accordées à la Grande-Bretagne, qui bénéficie ainsi d’un régime privilégié. Londres n’a pris que ce qui l’arrange, avec la complaisance de Paris et de Berlin, et laisse ses partenaires aller plus loin dans la voie d’une intégration paralysante déterminée par une priorité monétariste. MM. Blair et Gordon Brown entendent ne pas se lier les mains, que ce soit avec l’euro, les questions de sécurité intérieure ou la charte des droits fondamentaux : ce qui est bon pour le Continent ne l’est pas pour l’île de la City.

Le comble est que Nicolas Sarkozy voudrait voir Tony Blair devenir le premier président de l’Europe, avec un mandat d’au moins deux ans et demi. Ce serait la récompense accordée au plus mauvais élève, révélant de surcroît quelles sont les allégeances de notre Président de la République.

Tout aussi révélatrice que les avantages accordés à la Grande-Bretagne est la manière dont ont été conduites les négociations, c’est-à-dire aussi loin que possible des oreilles et des yeux du peuple. Seul un petit cénacle de dirigeants européens connaissait l’état des négociations en cours, le résultat de leurs travaux ne devant pas être soumis à un référendum mais à une ratification parlementaire.

En conclusion, l’on a donc pratiquement la même chose que ce qui a été rejeté le 29 mai 2005, mais sous une autre étiquette et sans recours populaire. Les dirigeants actuels des Etats membres ne veulent pas prendre le risque que leur accord soit ensuite invalidé par leur peuple - ce qui ne manquerait pas d’arriver en France comme en Allemagne ou aux Pays-Bas. Le texte serait ainsi prêt fin 2007 et ratifié selon la procédure parlementaire des divers Etats membres en 2008.

C’est du moins ce qu’on veut nous asséner. Il nous reste à réagir en prenant trois engagements :

1) demander aux Français, qui ont pourtant voté « non » à la Constitution, pourquoi ils ont porté à la tête de l’Etat un Président qui n’avait pas caché vouloir présenter un traité simplifié reprenant les dispositions rejetées. Où est donc la logique cartésienne ?

2) Nous battre pour que ce « mini-traité » ne soit pas adopté, et qu’en ses lieu et place, soit mis en oeuvre un projet d’équipement de l’Europe et de l’Eurasie, de l’Atlantique à la mer de Chine, reposant sur des crédits massifs à long terme et faible taux d’intérêt, nécessaires pour entreprendre les grands travaux correspondant à ce projet ;

3) mettre à profit le scandale politique de la BAE Systems pour que l’hégémonie de l’oligarchie financière anglo-américaine soit combattue, ébranlée et enfin éliminée, afin de pouvoir mettre en place une stratégie de développement mutuel et de paix.

Ce sont nos lignes d’action. Les autres relèvent de la diversion par rapport à la nature de l’enjeu.

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

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