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Sharon et Cheney déclarent la guerre au monde musulman

La rédaction

Avec l’assassinat du chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, par l’armée israélienne, le 22 mars à Gaza, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a déclaré la guerre à l’ensemble du monde musulman. Il est clair qu’il avait reçu le feu vert du vice-président américain Dick Cheney.

Le lancement de cette croisade contre l’Islam a été soigneusement coordonné avec Dick Cheney, par l’intermédiaire du chef de cabinet de Sharon, Dov Weisglass, qui s’est rendu aux Etats-Unis à trois reprises le mois dernier, officiellement pour discuter du prétendu plan de « désengagement » de Gaza avec la conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice. Il a rencontré en privé Cheney à chacune de ses visites. Le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, considéré comme le numéro deux en Israël, a aussi rencontré Cheney. Si la décision de tuer Yassine a été officiellement prise le 14 mars par le « cabinet de sécurité » de Sharon, elle ne fut appliquée qu’au retour de Weisglass de Washington, qui, aussitôt l’acte commis, repartit pour la capitale américaine.

« Je ne peux pas croire un instant que Sharon ait fait cela sans obtenir l’accord de la Maison-Blanche », disait une source haut placée dans le renseignement israélien. Ceci est clairement démontré par la réaction mitigée de Washington après l’assassinat de Yassine. Concernant le plan de « désengagement » de Gaza, cette même source disait qu’il s’agissait d’un « théâtre d’ombres » ; derrière lequel Sharon poussait à la guerre, avec le soutien de Cheney.

En effet, le Premier ministre israélien est l’outil choisi par Cheney et sa junte néo-conservatrice pour renverser tous les gouvernements de la région, à commencer par le Liban, la Syrie, l’Iran et l’Arabie saoudite. Dans la semaine précédant l’assassinat de Yassine, l’administration Bush avait signalé qu’elle se préparait à imposer de lourdes sanctions contre la Syrie. L’escalade de la violence, à laquelle on peut s’attendre suite à l’assassinat de Yassine, devrait être utilisée pour « justifier » des frappes militaires dans toutes les directions, notamment contre la Syrie, le Liban et l’Iran.

Sharon a franchi toutes les « lignes rouges » menant à la guerre : l’assassinat de Yassine, une personnalité religieuse vénérée par des millions de musulmans dans le monde, fait de lui un martyr. « Yassine deviendra plus fort dans la mort que lorsqu’il était en vie », déclarait une source militaire israélienne. « Il deviendra un symbole et Israël en paiera le prix. » La soif de vengeance du Hamas s’étendra à d’autres groupes islamistes de par le monde.

Dans les heures qui ont suivi l’assassinat de Yassine, le chef d’état-major Moshe Ya’alon a déclaré que le président palestinien Yasser Arafat et le dirigeant du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, seraient les prochaines cibles.

Cet assassinat délivrait aussi un message adressé à la Jordanie, car Israël s’était engagé auprès de feu le Roi Hussein, en 1997, à ne pas tuer Yassine, lorsqu’il fut libéré de prison. C’était également un message pour l’Egypte : l’assassinat a été perpétré le jour même du 25ème anniversaire de la signature du traité de paix israélo-égyptien.

La troisième guerre mondiale a-t-elle commencé au Proche-Orient ?

Le 26 mars, le Prince Hassan de Jordanie a déclaré à la BBC : « Je crains que la préparation d’une troisième guerre mondiale se déroule devant nos yeux. » Un diplomate européen ayant une longue expérience du Moyen-Orient, qui était aux côtés du prince Hassan à Amman au moment où ils ont appris la nouvelle de l’assassinat de Yassine, nous confiait : « Nous nous sommes regardés et nous avons tous deux pensé que c’était de cette façon qu’avait débuté la Première Guerre mondiale. Nous entrons dans la troisième guerre mondiale au Proche-Orient, dit le prince Hassan. Cependant, ce sera une guerre d’un genre différent, une guerre asymétrique où les mouvements de résistance et le terrorisme frapperont à nouveau contre le pouvoir de l’Amérique et de la Grande-Bretagne dans la région . »

Le commentateur militaire israélien Zeev Shiff, qui est proche des plus hauts échelons de l’élite militaire israélienne, a averti dans le quotidien Ha’aretz qu’Israël était devenu un « Etat cinglé ». Cette tactique avait été utilisée par Henry Kissinger pour terroriser les dirigeants soviétiques, en laissant entendre que les Etats-Unis envisageaient d’utiliser les premiers l’arme nucléaire. Comme l’armée israélienne estime qu’elle n’a pas atteint d’objectif militaire dans la guerre contre les Palestiniens, écrit Shiff, « on a de plus en plus le sentiment qu’il ne suffit pas d’être fort, et que le temps est venu d’exprimer ce sentiment [que nous sommes un Etat cinglé]. On aurait tort de croire que la décision de radicaliser les réponses militaires ne soit que le résultat de la colère ressentie aux plus hauts niveaux militaires et politiques du pays. Israël semble avoir été attaqué par un virus cinglé . »

L’idée d’un Etat devenu fou est profondément redoutée en Israël même : « Prions pour que l’assassinat de Yassine ne conduise pas l’ensemble du monde arabe à se lever contre nous, ne nous noie pas dans une mer de sang et ne transforme pas notre propre maelström en une guerre de religion au niveau mondial », écrivait Ben Kaspit, commentateur du quotidien Ma’ariv, le 23 mars. « Quel pourrait être le solde "profits contre dommages" d’une action qui risque de pousser l’ensemble de la région au bord du chaos ? (...) Le meurtre de Yassine accroîtra par milliers le vivier des kamikazes cherchant à se venger . »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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