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Si l’euro est dans le ruisseau, c’est la faute à Sarko !

La rédaction

20 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – Si le CAC40 a encore dévissé hier de 2,92%, c’est la faute à Merkel ! Voilà ce qu’on entend un peu partout dans la presse financière où l’on dénonce le « cavalier seul » de la chancelière allemande après la décision du Bafin [le gendarme boursier allemand] d’interdire, jusqu’au 31 mars 2011, les ventes à découvert « à nu », où, grâce à des produits financiers complexes, l’on spécule sur la baisse d’actions ou d’obligations.

L’interdiction, qui vise à pénaliser la spéculation, concerne pour la première fois les emprunts d’État de la zone euro, qui servent aux pays à financer le coût de leur dette ainsi que les titres de dix grandes banques et sociétés d’assurances allemandes, comme Allianz, Deutsche Bank, Deutsche Postbank, Munich Re ou encore Generali Deutschland. Les Britanniques, toujours sur la brèche, ont immédiatement saisi l’occasion pour rappeler que l’interdiction ne concerne pas les succursales des banques allemandes installées à Londres où leurs ventes à découvert « à nu » sont toujours les bienvenues…

Le Bafin a justifié cette mesure par « l’extraordinaire volatilité des titres de dette d’Etats de la zone euro ». Dans un contexte d’instabilité absolue, ces opérations hautement spéculatives pourraient « mettre en péril la stabilité de l’ensemble du secteur financier ». Le risque était « concret et immédiat », a précisé le président du Bafin Jochen Sanio mercredi, au cours d’une audition au Bundestag, la chambre basse du Parlement.

Dans un communiqué, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Büso, notre parti frère en Allemagne, estime que, bien que les appels à la rigueur de la part de l’Allemagne ne soient pas une solution, la décision de la Bafin va dans la bonne direction. L’hystérie et l’énervement que cette décision provoque dans le monde « devrait convaincre Mme Merkel que le gouvernement allemand a pris la bonne décision ».

« Etant donné que depuis trente-quatre mois, aucune nouvelle régulation n’a donné de résultat concret, la crise systémique s’est aggravée et des pans entiers de l’économie réelle ont été détruits. De plus, des milliards d’euros sont passés de la poche du citoyen dans celle des spéculateurs. » Avec cette décision, affirme Helga Zepp-LaRouche, « l’Allemagne a démontré qu’elle a encore un gouvernement ».

En France, sur le site de Marianne2, Jean-François Kahn note que contrairement à Sarkozy, la chancelière conservatrice allemande « vient de prendre une vraie mesure de régulation des marchés financiers ».

Kahn rappelle que, dans ses propres propositions en faveur d’une réforme du système financier, il avait précisément proposé une « interdiction de la pratique des ventes à découvert qui consiste à organiser une ruine des épargnants pour s’enrichir sur leur dos ».

Pas dupe, JFK remet les pendules à l’heure quand il affirme que, si la spéculation s’emballe, c’est « justement parce que Paris et Londres se sont désolidarisés de la position allemande (…) Il se passe, en réalité, quelque chose d’extravagant : l’Allemagne, comme la Grande Bretagne mais pour d’autres raisons, était contre l’ahurissant plan de sauvegarde concocté à Bruxelles. Et d’un point de vue purement rationnel, elle avait parfaitement raison. D’autant que si les pays les plus endettés ou les plus fragilisés connaissaient une défaillance, s’il fallait en conséquence déclencher le mécanisme de garantie prévu, l’Allemagne en serait de sa poche pour 169 milliards d’euros et la France pour 127. Quant à l’Italie, paradoxalement, si elle devait payer sa part, sa dette s’envolerait à 125% du PIB et elle se retrouverait à son tour dans l’œil du cyclone.L’Allemagne s’est finalement ralliée au plan sous les pressions que l’on s’imagine. Mais elle a exigé, en échange, qu’on en tire toutes les conséquences. Et ses partenaires refusent. C’est comme cela qu’on crée le chaos. »

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, ce ne sont plus les Etats et les peuples qui se retrouvent sur le banc des accusés. Reste à convaincre JFK et Merkel que sans le type de « Glass-Steagall global » que défendent Jacques Cheminade et Lyndon LaRouche, aucune régulation ne sera à la hauteur de la tâche. Vaste programme.



Voir les 4 commentaires

  • arcane • 22/05/2010 - 17:10

    L’allemagne il y a de cela quelques semaines a fait commander
    15 presses à fabriquer des billets de bank. Amon avis elle se prépart à sortir de l’euro.
    Ce qui d’ailleurs va etre une obligation de tous les pays si nous voulons survivre à l’attaque de l’empire britanique.
    Nos pays de l’Europe n’ont pas les memes type d’économie et ce sont les Anglos américains qui ont pousser à faire l’euro come ils nous ont poussé à nous grouper avec des maillons faibles quitte à les aider à truquer les comptes.
    C’est la GUERRE. l’Amérique, SI ELLE VEUT SURVIVRE doit avoir la peau de l’Europe ce qu’elle est en train de faire.
    Ce qui est ahurissant c’est la complicité des politiques, des médias et des économistes médiatiques.
    Heuresement que des hommes sensés ne lache pas l’affaire.
    Merci Mr Cheminade

    Répondre à ce message

  • petite souris • 20/05/2010 - 22:20

    Si l’euro est dans le ruisseau, c’est la faute à Sarko !

    Certes !

    Mais il fait très bien le boulot pour lequel il a été "formaté" par ceux qui l’ont fait élire...

    Il n’a jamais dit que son projet qu’il exécute point par point serait bon pour la France et son peuple.

    Là est the problème................

    • Guillet Ph • 21/05/2010 - 18:49

      bonsoir ,pourquoi Sarko s’est il fourvoyé en s’acoquinant avec la perfide Albion plutôt qu’avec Angella , un parti beaucoup plus sur . Pour sauver la Grèce ? certainement pas .DE GAULLE avait raison quand il disait ne pas vouloir des rosbifs dans le marché commun . ils les connaissait trop bien pour les avoir fréquenté .

    Répondre à ce message

  • grenouy • 21/05/2010 - 11:04

    Bonjour,

    L’Allemagne prend des mesures dans le bon sens ou L’Allemagne veut faire croire qu’elle prend des mesures dans le bon sens ?

    Parceque, si j’ai bien compris l’article, l’interdiction mentionnée concerne les banques allemandes mais pas leurs succursales qui se trouvent à Londres.
    Donc en gros, les banques allemandes peuvent continuer de faire de la ventes "à nu".

    Corrigez moi si je me trompe.

    Autre remarque : Pourquoi interdire "jusqu’au 31 mars 2011" ? Ca veut dire qu’au 1 avril ils pourront reprendre sur le territoire allemand ?

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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